Lundi 19 mai 2008
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Quand on travaille dans un endroit
reculé (c'est-à-dire de l’autre coté du périphérique) il n’est pas rare que le nombre limité de moyens de transport disponibles pour se rendre au travail ne concentre aux heures de pointes
quelques connaissances de seconde zone. Une connaissance de seconde zone est une personne qui travaille dans le même immeuble que vous mais que vous ne connaissez que de vue.
La croiser dans l’immeuble provoquerait au mieux un sourire poli voire un hochement de tête, mais se retrouver ensemble dans le train de 8h14 déclenchera à coup sûr une conversation pendant
laquelle on ne manquera pas de se réjouir d’avoir, la veille au soir, réussi à attraper le train de 19h18 alors qu’on était parti du bureau à 13 (ce qui en soi est une prouesse même si hier soir
le train de 19h18 était en retard comme souvent sur cette ligne qui-vraiment-ne-marche-pas-bien-c’est-une-honte).
Il peut arriver que le matin alors qu’on est pas encore tout à fait réveillé, on aperçoive une connaissance de seconde zone dans la rame dans laquelle on vient de s’engouffrer et que l’on ait pas
du tout envie de converser des vertus comparées du 8h14 et du 08h24.
Deux techniques d’évitement assez efficaces sont alors possibles : la technique dite du caméléon qui consiste à faire le moins de mouvement possible, à ne poser son regard sur rien, bref, se
faire de la couleur du siège. La seconde technique, dite de la loutre, consiste à opérer un mouvement rapide en surfant sur le flot de la foule afin de se diriger vers l’étage du wagon où ne se
trouve pas cette personne.
Ces techniques, qui ont fait leurs preuves, permettent de profiter tranquillement de son ipod pendant son trajet sans passer pour un muffle. Il convient cependant de s’entraîner à prendre un air
surpris pour le moment où, une fois arrivé dans l’ascenseur, on vous lancera un "Je vous ai vu ce matin dans le 8h14".
Vanessa Paradis - Le tourbillon de la vie
Par Nanaimo
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Publié dans : Boulot
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Dimanche 11 mai 2008
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12:55
Je me suis souvent demandé pourquoi les cabinets d’imagerie médicale dépensaient de l’argent pour faire imprimer des sacs plastiques avec leurs coordonnées dessus.
Je doute en effet que ce procédé ne leur permette de gagner le moindre client.
Quand on a une radio à faire, on demande en général une adresse à son médecin ou à son pharmacien, au pire on prend les pages jaunes, mais jamais on ne se dit, tiens je vais aller chez ce
radiologue qui donne ce joli sac plastique que j’ai aperçu dans le métro hier entre les mains de ce type assis sur un strapontin (pourquoi les gens avec des radios dans le métro sont toujours
assis sur des strapontins ?).
En plus un type sur un strapontin dans le métro qui tente de caler l'énorme sac plastique d’un cabinet d’imagerie médicale semble dire à tout le wagon :
"j’ai sous le bras des clichés de mon
gros intestin sous toutes les coutures et je vous emmerde"
Hervé Christiani - Radio bonheur
Par Nanaimo
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Publié dans : Nothing
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Vendredi 2 mai 2008
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/2008
20:32
J’ai toujours eu un faible pour un certain nombre d’aliments qui normalement ne se mangent pas. Ainsi depuis tout petit, j’adore la pâte à gâteau qui n’est pas encore gâteau, la pâte à tarte
avant qu’elle ne devienne tarte et j’ai un faible pour le fromage à raclette quand il n’est pas encore raclette.
De la même façon j’aime bien commencer un repas par le fromage ou bien goûter à un peu tout en rentrant de faire les courses.
Quand on est enfant ce genre de comportement ne manque pas d’attirer la foudre parentale, mais à l’age adulte de telles lubies peuvent s’exercer dans la plus totale impunité.
Au supermarché, on peut ainsi acheter un énorme paquet de dragibus sur un coup de tête pour en faire son dîner avant de passer la soirée à faire des sauts sur le lit, sans endurer la moindre
réprimande.
Il n'est pas rare cependant de devoir faire face à quelques protestations de la part d'un système digestif ivre de sucre et de rebonds.
Indochine – Drugstar
Par Nanaimo
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Publié dans : Nothing
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Dimanche 27 avril 2008
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/2008
11:05
Il y avait à deux pas de la maison, un établissement un peu particulier dans lequel les gens se rendaient seuls ou bien accompagnés dans le but de se livrer à la découverte de nouvelles
expériences et à l'apprentissage de techniques plus ou moins sophistiquées.
C’était le genre d’établissement un peu confidentiel, dans lequel on pénètrait après s’être assuré de ne pas avoir été aperçu par un voisin ou une connaissance se trouvant par hasard dans le
quartier.
Dans certains recoins, certains se livraient à de longues séances de pétrissage, d’autres perfectionnaient leur technique d’enfournement. Pour les habitués, il n’était pas rare de ramener par
hasard à la maison un vieux reste de champignons.
Et puis cet établissement, sans doute déserté pour d’autres plus à la mode, a fermé.
Après quelques mois de travaux, vient d'ouvrir dans ces murs la succursale parisienne de
l’école française de pizzaïolo.
Comme quoi certains endroits ont du mal à se défaire de leur passé.
Les Rita Mitsouko - L'hôtel particulier
Par Nanaimo
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Publié dans : Paris
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