Dimanche 10 juillet 2011
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Il y eut un temps où quand on partait
pour les grandes vacances, il n'y avait pas tellement à se soucier de ce qui pouvait se passer au bureau : le plus souvent, il était fermé pour cause de congés payés et les notes de services
dactylographiées par des pools de dactylos elles aussi en vacances, attendraient sagement le retour de leur destinataire au début du mois suivant.
Aujourd'hui il est de plus en plus difficile de déconnecter l'été : les entreprises restent le plus souvent ouvertes et les merveilleux outils nomades mis à notre disposition nous permettent
d'emmener notre bureau tout entier dans la poche du maillot de bain et d'interagir avec le monde en surveillant d'un oeil distrait la construction du château de sable du petit dernier.
Quelques astuces simples peuvent néanmoins faciliter une nécessaire déconnection estivale : se faire envoyer par son prestataire préféré une énorme pièce jointe la veille du départ, oublier le
chargeur de son blackberry, ou renvoyer fixe et portable sur le fax du service et invoquer à son retour un bug de l'informatique.
A moins que la méthode la plus efficace pour déconnecter soit justement de rester au bureau au mois d'août : on n'y porte plus de cravate, on y reçoit très peu de mails (le plus souvent des
messages d'absences) et à l'heure du déjeuner il y a moins d'attente au restaurant d'entreprise qu'au self de n'importe quel club de vacances à la même période.
Par Nanaimo
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Publié dans : Humeur
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Mercredi 30 décembre 2009
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18:38

Il est toujours amusant de constater que si le corps humain est capable d'accomplir de grandes choses comme arriver en haut de l'Everest ou descendre à 200 mètres sous l'eau sans reprendre
sa respiration, il y a des petites choses toutes bêtes dont nous sommes physiologiquement incapables comme se pencher en avant sans tomber comme une merde quand on est en appui sur les genoux les
mains dans le dos, avaler trois petits beurres en moins d'un minute ou se gratter de derrière des oreilles avec les pattes arrières comme le font les chats sans même y penser.
Je souffre pour ma part de deux ou trois anomalies psychomotrices assez personnelles dont j'ai parfois parlé ici : je suis à peu près incapable de réussir un clin d'œil qui se tienne, incapable
également je suis de dessiner un huit correctement : depuis tout petit mes huit à l'envers je fais (parfois j'ai tendance à ranger mes phrases à l'envers également).
Avec le temps j'ai appris à vivre avec ces infirmités : je préfère le sourire au clin d'oeil et quand j'ai besoin de faire un chèque pour acheter de l'essence (ce qui est somme toute assez rare)
je fais attention de ne pas tomber sur un multiple de huit (et accessoirement je fais en sorte d'atteindre un chiffre rond).
Je suis également porteur d'une tare terriblement handicapante en cette période de fêtes : je suis incapable de faire un paquet cadeau qui ressemble à quelque-chose. Chaque étape du calvaire que
constitue la confection d'un paquet cadeau me rappelle le cauchemar qu'était la couverture des livres de classe quand j'étais petit : les dents qui apparaissent sur le bord du papier parce qu'on
a voulu le couper trop vite, l'horrible dissymétrie de chaque bord, l'impossible cornage des coins ou le scotch dont on a perdu le bout qui finit par se coller au mauvais endroit et qui arrache
le décor du papier.
Je suis malgré tout à chaque fois émerveillé par ce phénomène mystérieux observé chaque année qui fait que quelle que soit la taille du dernier cadeau que l'on cherche à emballer, le morceau de
papier qui reste est toujours trop petit d'environ un centimètre.
Jacques Dutronc - La fille du Père Noel
Par Nanaimo
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Publié dans : Humeur
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Mardi 20 octobre 2009
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Je suis toujours intrigué de
ces réactions parfois étonnantes que peut avoir le corps humain dans certaines circonstances. Cette veine qui bat au coin de l'œil sans que l'on sache forcément pourquoi, ces yeux qui se mettent
à couler au milieu d'un fou rire. A chaque fois je me demande ce qui se passe et je m'interroge sur la nature du court-circuit interne qui à mené à cette manifestation incongrue. L'une des plus
étonnantes est certainement la chair de poule. Hier en rentrant du travail j'ai été saisi par ce phénomène suite à l'action conjuguée d'une température inférieure aux normales saisonnière et de
l'écoute fortuite d'une chanson sublime. En traversant l'avenue, je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger sur ce qu'aurait été la réaction d'un poulet dans pareilles circonstances.
Etienne Daho - Promesses (Pleyel - Décembre 2008)
Par Nanaimo
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Publié dans : Nothing
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Mardi 13 octobre 2009
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12:08

Je discutais l'autre jour
avec un collègue fraîchement débarqué à Paris après une vie en province qui m'avouait qu'il trouvait effrayant de se voir adopter des comportements dont il avait jadis coutume de se moquer. Parmi
eux se mettre à courir après des trains ou calculer son heure de départ du bureau dans le but d'optimiser la chaîne de correspondances menant à son domicile.
Habiter à Paris, entraîne en effet quelques évolutions physiologiques : la cadence du pas et la fréquence cardiaque s'accélèrent, l'humeur et le teint s'assombrissent et l'esprit est à chaque
instant à la recherche de solutions permettant de gagner quelques minutes ou de procurer la satisfaction d'avoir optimisé son itinéraire.
Dans le métro on effectue de savants calculs dans le but de décider dans quel wagon on va tenter de prendre place. On hésite entre la voiture de queue qui en général est moins bondée que les
autres quand le métro arrive sur le quai, la voiture de tête qui permet une correspondance parfaite à Champs-Elysées Clémenceau ou la seconde voiture qui, en général, voit l'immense majorité de
ses passagers descendre à la station Saint-Lazare (eux aussi ont optimisé leur trajet).
On se surprend parfois à remonter le quai à toute allure pour se retrouver dans le wagon de tête qui sera plus près de la sortie de la station de destination alors même que cela ne réduit en rien
la distance parcourue. Et puis on se moque de tout comme par exemple de ces provinciaux leur plan de métro à la main qui restent coincés au milieu de la voiture 4 pour n'avoir pas anticipé le
flot de voyageur fréquemment observé en montée dans la voiture 4 à la station Saint Lazare et qui , c'est certain, devront remonter tout le quai une fois arrivés à leur station.
Francis Lemarque - A Paris
Par Nanaimo
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Publié dans : Paris
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