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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 00:00
L’entreprise dans laquelle je travaille a récemment décidé de régler par défaut toutes les photocopieuses en mode recto-verso. Cette initiative a pour but de générer quelques économies de frais variables et aussi de sauver quelques arbres.

Seulement voilà, quand on imprime une jolie présentation PowerPoint en couleur sur la photocopieuse atomique de l’étage (celle qui paraît-il fait aussi scanner et fax, sans que personne n’ait encore réussi à percer les mystères de cette fonctionnalité), les effets combinés de l’agrafage dans le coin inférieur droit du document et de l’inversion haut-bas du mode recto-verso paramétré de force, rendent le plus souvent la dite présentation inutilisable à moins de risquer une luxation collective du coude lors de la réunion à laquelle l'impression de ces supports est destinée.

Juste après un premier essai, on tente en général de remettre la liasse obtenue dans le chargeur afin de générer un document normal et on obtient le plus souvent un autre recto-verso dans lequel il manque une page sur deux.

On met alors rapidement le tout à la poubelle en grognant avant de repartir lancer l’impression sur une imprimante normale, non sans se lamenter sur le triplement probable de la consommation de papier dans l’entreprise consécutif à la mise en place de cette mesure liberticide.

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Collectif des sans papiers -Les p'tits papiers

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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 17:42

malibu-logo.jpgQuand j’étais petit j’avais très peur de la fin du monde. J’avais entendu qu’il arriverait un jour ou le soleil s’éteindrait, rendant impossible toute vie sur terre et qu’avant ça il deviendrait énorme et brûlerait tout sur terre, un peu comme le grille-pain le matin quand on a mal réglé le thermostat et qu’on a oublié une tartine à l’intérieur pendant qu’on est parti prendre sa douche, mais en pire.

Plus tard, je découvrais la bombe atomique (enfin c’est pas moi qui ai découvert la bombe atomique mais disons qu’il y a un âge où, je ne sais plus trop comment, j’ai découvert son existence) et sa capacité à nous faire basculer dans l’ère des insectes et je faisais parfois d'angoissants cauchemars de champignons.


Aujourd’hui je me demande surtout quel jour de la semaine ça va tomber la fin du monde ? Est-ce que ce sera un lundi alors que tout le monde sera de mauvaise humeur (comme souvent le lundi), ou bien un mercredi alors que les enfants n’auront pas école, ou bien encore un samedi soir alors que la planète sera ivre morte (comme souvent le samedi soir) et trouvera jolis tous ces champignons dans le ciel en vomissant son morito malibu sur le parking du macumba club.

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Skeeter Davis - The end of the world

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 19:42

copie-1-sardines.jpgCertains sont peut être arrivés à la conclusion que ce blog a lui aussi entamé un mouvement de protestation social, visant, par l’absence de publication de tout article pendant plus d'une semaine, à entasser ses lecteurs dans la lecture du même billet et obtenir ainsi l’ouverture d’une période de négociations.

Il n’en est rien.

Si l’empilement cocasse et quotidien de centaines de voyageurs dans un même wagon du train de 7h42 pourrait fournir l’inspiration de nombreux billets et sans doute aussi la matière au remplissage de la prochaine édition du livre des records, le temps me manque pour exploiter tout ça.

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La bande a Basile - La chenille (c'est le service miminum aussi pour les illustrations musicales)

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Un bonus mystérieux et nostalgique

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 00:00

urinoir.jpgIl est étonnant qu’une grande partie de l’espèce humaine ait fait le choix de se regrouper dans la densité exagérée de grandes villes modernes, alors qu’au fond de lui, l’homme déteste la promiscuité et fait tout pour maximiser la distance qu’il met entre lui et ses congénères hormis dans quelques situation privilégiées sur lesquelles nous ne nous étendrons pas ici.

Quiconque voudra mesurer la force de cet instinct pourra se livrer aux expériences suivantes :

- venir s’installer à l’urinoir voisin du seul emplacement occupé dans une ligne de dix et observer la réaction de son voisin.

- se trouver dans un wagon de métro assez calme au moment ou celui-ci s’arrête à la station anvers et que 150 teenagers hollandais, massés sur le quai, décident de monter tous ensemble dans ce wagon afin de ne pas se perdre.

- aller manger chez hippopotamus, commencer par demander gentiment à la dame de la table de derrière de s’avancer légèrement pour que l’on puisse reculer un peu sa chaise afin de disposer de l’espace nécessaire pour s’asseoir, ensuite ne rien rater de la conversation de la table de droite et être capable d’attraper le sel se trouvant sur la table de gauche en tendant à peine le bras.

Ce qui est amusant c’est que malgré tout lorsque l’être humain pénètre dans un restaurant et que celui-ci est désert il rebrousse le plus souvent chemin.

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Placebo featuring  David Bowie - Without you I'm nothing

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 00:00
stampdaho.jpgLe matin alors que j’attendais un train gris sur le quai de la gare de Pont Cardinet, il y avait dans le ciel un avion et cet éclat orange qui ne s’observe que lorsque le soleil est en train de se lever.

Au même moment mon pod a décidé de me faire écouter « l’adorer » et je me suis dit que mon pod avait beaucoup de goût.

En fait je n’avais pas vraiment l’intention d’aller à cette séance de dédicace. J’aime beaucoup Etienne Daho mais la quantité exagérée de pain sur la planche garnie pour moi par la multinationale qui me possède rendait difficile l'abandon de mon poste de travail à une heure chrétienne.

Et puis à un moment donné j’ai décidé de rentrer, et à ce moment précis une voix aimée dans mon téléphone a dit "tu me rejoins ici ?"

Je suis arrivé à la fnac un peu vers la fin, des gens faisaient calmement la queue. Depuis près de deux heures, un ange signait des albums avec à chaque fois une émotion, des yeux rieurs, des sourires, des étoiles dans les yeux, des papillons dans le ventre aussi.

A un moment donné, un gentil vendeur de la fnac dans le rôle du méchant annonce à la foule presque déjà dispersée que le magasin est en train de fermer, qu’il faut maintenant faire très vite.

Etienne s’en fout, Etienne prend son temps, discute, échange, en profite. La foule s’en fout, la foule profite d’Etienne.

Je suis arrivé devant la table de signature tout piteux car je n’avais rien à faire signer, ni mon vieux 45 tours de tombé pour la France, ni ma cassette audio de nos vies martiennes, ni même le dernier album. Alors un gentil vendeur de la fnac, est parti chercher un exemplaire de l'invitation, l’a descellophané et l’a donné à Etienne pour qu’il le signe.

Après je lui ai dit merci, pour tout, il a répondu d’un autre merci et puis on a eu du mal à arrêter de se dire merci (ce qui était quand même embêtant parce que le magasin était en train de fermer quand même).

C’était étrange, comme si chacun semblait surpris du merci de l’autre.

Je me suis enfin rendu à la seule caisse encore ouverte du magasin, avec dans les mains mon CD en trois morceaux que je n’avais pas pris le temps de remettre en ordre. J
’ai tendu au caissier le morceau de cellophane déchiré sur lequel se trouvait le code barre, puis nous sommes sortis de ce magasin maintenant désert avec la même impression que lorsqu’on se réveille d’un rêve.

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Etienne Daho - L'adorer

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 20:38

flammable.jpgDans la hiérarchie des mensonges, tout en bas de l’échelle, il y a le mensonge éhonté.

Le mensonge éhonté se pratique dès le plus jeune âge.

Par exemple, enfant, il m’arrivait de faire brûler des bougies quand j’étais seul à la maison (j’ai depuis toujours une fascination totale pour le feu).

Seulement voilà, à l’époque, jouer avec le feu m'était interdit, aussi lorsque j’entendais mes parents rentrer, je me dépêchais de camoufler d’un souffle les flammes de ma désobéissance.

A chaque fois trahi par l’odeur caractéristique de la bougie étouffée en catastrophe, ma stratégie était toujours la même : je niais obstinément l’évidence : non je n’avais pas fait brûler des bougies, et non je ne sentais rien de particulier.

Le mensonge éhonté peut également se pratiquer à l’âge adulte. Ainsi le dentiste vous prévient que ça va faire un peu mal et le chauffeur de taxi vous annonce que sa machine à carte bleue ne marche pas.

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Etienne Daho - De bien jolies flammes

PS : les lecteurs les plus attentifs auront noté que ce billet ne comporte pas à proprement parler de chute. En fait j'en avais écrit une très chouette mais il se trouve que le papier sur lequel je l'avais notée a été mangé par la femme de ménage.

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 00:00
bouee-sauvetage-aquatique.jpgJ’ai toujours trouvé que les villes où coulaient de l’eau étaient beaucoup plus intéressantes que les autres.

La présence d’une rivière dans une ville, lui donne toujours un je sais quoi de sympathique.

C'est le cas de Paris, Chicago ou New-York. Ce qui est étonnant à Manhattan c'est que c'est la ville qui traverse la rivière et non le contraire.

Un rivière dans une ville, c’est une fenêtre toujours dégagée sur la ville quand on se trouve sur un pont.

Une rivière dans une ville, c’est souvent de chouettes balades possibles sur les quais, et aussi cette impression de voler quand on prend les voies sur berges en taxi, la nuit.

Une rivière dans une ville, c’est la possibilité de se donner rendez-vous sur un pont.

Une rivière dans une ville, c’est la possibilité de préférer un pont à un autre.

Une rivière dans une ville, c’est la certitude de ne jamais savoir vraiment reconnaître la rive gauche de la droite.


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Alain Souchon – le bateau mouche

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 00:00

357magnum2.jpgIl est étonnant de constater que l’humanité a traversé un certain nombre de périodes pendant lesquelles on pouvait, à peu près impunément, trucider son prochain. Il y a eu le far west où l’on pouvait régler un petit différent à coût de 22 long rifle devant le saloon, mais aussi plus près de nous la quasi certitude d’être acquitté d’un meurtre en plaidant le crime passionnel ou bien la pratique du duel.

L’autre jour alors que je me trouvais dans un train de banlieue exagérément bondé, je me demandais combien de meurtres on commettrait chaque jour dans une société qui ne punirait pas l’homicide.

On commencerait sans doute par éliminer de la surface de la planète, ces voyageurs qui encombrent le wagon dans lequel on aimerait bien rentrer puis un peu plus tard ces autres voyageurs qui à la station suivante semblent avoir pour projet de monter dans le wagon alors qu’on voit bien que c’est plein.

Le samedi, on abrégerait l’existence de ces petites vieilles qui avec leur caddie  encombrent les rayons du G20 du marché des Batignolles alors qu’elles ont toute la semaine pour faire leurs courses sans gêner les honnêtes gens.

Puis viendrait le tour de ce voisin trop bruyant ou trop moche ou bien de ce collègue de bureau râleur.

Très vite on se mettrait à tuer par intérêt, par exemple dans le but de prendre possession de cette chemise improbable sur le corps encore chaud de ce passant croisé dans la rue.

Parfois on tuerait par ennui ou bien juste pour vérifier que son 357 magnum ne s’est pas enrayé.

Au moment où je suis sorti de ce train de banlieue exagérément bondé, j’ai par mégarde piétiné le pied d’une grosse dame. C’est à ce moment précis que je me suis dit que je ne regrettais finalement pas de vivre dans une société où le meurtre est puni d’une peine de prison pouvant aller jusqu'à 30 ans.

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Etienne Daho - Dommage que tu sois mort

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 18:07

top-50.jpgL’Européen est une tite salle de concert sympathique qui a le bon goût d’être à dix minutes à pied de la maison. Ce qui est bien à l’Européen c’est qu’on est jamais vraiment loin de l’artiste. Si l’on se trouve assis sur le rang du fond et qu’on cherche à étendre un peu ses jambes pour soulager ses genoux, on a vite fait de donner un coup de pied dans le pied du micro de l’artiste.

Quand on est artiste et qu’on se produit à l’Européen, c’est soit qu’on ne remplit pas encore les grandes salles, soit qu’on ne les remplit plus.

C’est chouette d’aller à l’Européen retrouver ces chanteurs qui ont eu beaucoup de succès dans les années 80 et qui ont choisi de remonter sur scène ici plutôt que dans une boîte de nuit pour garçons sensibles.

C’est chouette de retrouver ces chansons madeleines qu’on n’a pas entendu depuis 15 ans et que l’on reconnaît dès la première mesure.

C’est chouette ce public qui a pris quinze ans, qui reprend à tue-tête "tout c’qui nous sépare" et connait parfois par coeur toutes les chansons du dernier album.

C’est chouette de rentrer du concert à pied en fredonnant cette chanson qu'on vient de découvrir.


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Jil Caplan - Des toutes petites choses

 

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 00:00

gramo.jpgJe ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours eu besoin de posséder la musique.

Enfant je passais des heures à enregistrer le hit parade à la radio sur des cassettes.  J’attendais parfois des journées entières la diffusion parfaite d’une chanson sur laquelle j’avais jeté mon dévolu, celle qui ne serait pas amputée par un commentaire de l’animateur trop bavard ou une publicité pour le buffet campagnard gratuit des Galeries Barbès.

Aujourd’hui il m’arrive de ressentir le besoin de me procurer physiquement un album alors même que celui-ci se trouve déjà son mon ipod.

J’ai ainsi, au fil du temps, accumulé une collection assez impressionnante de CD :

Il y a les albums oubliés depuis des années après avoir été écoutés en boucle pendant des mois, que l’on redécouvre par hasard un soir.

Il y a les albums oubliés vraiment, ceux que l’on rachète parce qu’ils sont en promo à la fnac avant de découvrir avec dépit qu’on les possède déjà.

Il y a les albums inécoutables qu’on a acheté comme un caprice à cause d’une chanson.

Il y a les albums achetés au pif ou pour la pochette.

Il y a les albums qu’on a emprunté et qu’on a pas pensé à rendre.

Il y a les albums qui manquent, parce qu’on les a prêté et qu’on a pas pensé à vous les rendre.

Et puis il y a ces quelques albums parfaits, de la première à la dernière mesure, ceux que l’on peut écouter en boucle pendant des années sans jamais se lasser. Ceux que l’on choisirait pour vous accompagner dans une île déserte, ou se faire enterrer avec si l’on était pharaon.

Parmi ces albums absolus, il y a Felt Mountain de Goldfrapp.

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Goldfrapp - Lonely Head

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