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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 00:00
Je suis toujours intrigué de ces réactions parfois étonnantes que peut avoir le corps humain dans certaines circonstances. Cette veine qui bat au coin de l'œil sans que l'on sache forcément pourquoi, ces yeux qui se mettent à couler au milieu d'un fou rire. A chaque fois je me demande ce qui se passe et je m'interroge sur la nature du court-circuit interne qui à mené à cette manifestation incongrue. L'une des plus étonnantes est certainement la chair de poule. Hier en rentrant du travail j'ai été saisi par ce phénomène suite à l'action conjuguée d'une température inférieure aux normales saisonnière et de l'écoute fortuite d'une chanson sublime. En traversant l'avenue, je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger sur ce qu'aurait été la réaction d'un poulet dans pareilles circonstances.

Etienne Daho - Promesses (Pleyel - Décembre 2008)

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 13:10
Il arrive parfois que tombe sur vos épaules une responsabilité inattendue, pour laquelle vous ne vous étiez pas du tout préparé. C'est par exemple le cas au G20 quand la caissière au bout de la file d'attente dans laquelle vous vous trouvez décide de prendre sa pause et vous confie la lourde tâche d'en informer le reste du magasin. Le plus souvent on se livre à cette tâche avec un enthousiasme plutôt mesuré.

La lâcheté conduit même parfois à faire comme si de rien n'était jusqu'à ce que la caissière aboie un rappel à l'ordre à votre voisin de derrière qui depuis une dizaine de minutes se réjouissait intérieurement d'avoir fait un choix de caisse parfait tant la longueur de la file dans laquelle il s'est engagée est infiniment plus courte que les autres.

L'autre jour dans le TGV une dame a commencé à faire des bruits très bizarres, le wagon entier à envisagé une crise d'épilepsie avant de se rendre compte qu'ayant avalé un truc de travers elle était en train de s'étouffer. C'est pendant que j'étais en train d'essayer de me remémorer cette demi-journée de formation aux gestes qui sauvent, organisée il y a quelques mois au bureau, pendant laquelle on avait bien rigolé avec les collègues qu'un monsieur juste en face de moi (il devait être médecin) s'est levé pour se précipiter vers la dame et d'un geste précis lui a fait expulser ce qui était en train de devenir son dernier m&m.

A ce moment là j'ai ressenti comme une espèce d'humiliation voisine de celle que l'on éprouve quand une dame de la file d'attente d'à coté s'adresse à celui qui s'apprête à faire la queue derrière vous et lui lance un sévère "c'est fermé derrière le monsieur, pourquoi croyez vous qu'il y ait aussi peu de monde à cette caisse ?"

Cake - I will survive

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 20:36

Vincent Delerm - From a room

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:18
Il y a une règle d’or chez le traiteur chinois c’est que quand la somme des achats dépasse un montant que j’estime à 12 ou 13 euros on a droit à un cadeau, un petit supplément qui fidélise, rajouté en cachette dans le sac un peu à la manière de la vendeuse en parfumerie qui profite du moment d’inattention généré par la rangement de la carte bleue pour glisser dans le sac une ou deux mignonnettes de sent-bon supplémentaires.

Si on a repéré que la vendeuse a manigancé quelque chose au moment de l’encaissement,  on ouvrira son sac plastique dans un mélange d’enthousiasme et de crainte. L’enthousiasme d’avoir gagné quelque chose de gratuit mais aussi la crainte de s’être fait refilé un paquet de vielles chips de crevette éventées ou un petit flacon d’eau de cologne de mamie.

Je me suis toujours demandé d’où provenait cette habitude et pourquoi cette pratique commerciale n’était pas utilisée par d’autres commerçants.

Ainsi le dentiste pourrait profiter d’un manque de vigilence provoqué par l’angoisse de l’extraction d’une dent de sagesse pour poser discrètement une couronne gratuite sur une prémolaire dans un but de fidélisation.

Encore plus étrange, dans les concerts, un artiste inconnu pourrait se produire avant l’entrée en scène de la vedette, laquelle pourrait à la fin de son spectacle faire semblant de partir avant de revenir chanter un peu.


Mickey 3D – Ma grand mère

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 11:17
Il y a quelques jours la communauté scientifique nous a gratifié d’une seconde supplémentaire.

Je n’ai pas compris toutes les raisons qui ont motivé cet ajustement, mais j’aime assez ce coté joueur qu’ont les scientifiques qui les pousse à glisser, ici ou là, une seconde voire  une heure supplémentaire pendant que les gens dorment.

Ce que je trouve assez effrayant par contre, c’est que si les médias ne s’étaient pas largement fait écho de cet évènement dans une période à l’actualité un peu creuse, on ne se serait sans doute aperçu de rien et on aurait négligemment remis sa montre à l’heure, un peu par hasard un dimanche de février, en constatant qu’il est quand même étrange que le journal de vingt heures commence une seconde trop tôt.

Ce que je trouve encore plus effrayant c’est que si ça se trouve, la communauté scientifique, quand elle s’ennuie, s’amuse peut être à ajouter ou enlever des minutes suite à des paris stupides à la machine à café.

Cette théorie pourrait expliquer un certain nombre de phénomènes assez étranges :

Ainsi, le train de la garenne colombes de 19h08 qui arrive à 19h22 pourrait être la conséquence de l’intercalage entre 19h07 et 19h08 d’une tranche de 14 minutes par un fonctionnaire du ministère du temps (organisation souterraine dont l’existence est tenue secrète pour des raisons évidentes)

De la même façon, le train de 19h28 qu’on pensait pouvoir attraper sans aucun problème tant on avait méticuleusement choisi l’heure de son départ du bureau dans un but de synchronisation ferroviaire parfaite et que l’on voit partir alors qu’il est seulement 19h25 et qu’on est encore à 100 mètres de la gare est probablement l’œuvre d’un autre fonctionnaire qui après un pot de départ exagérément alcoolisé a décidé, en revenant à son poste de travail vers 19h25, de supprimer une petite dizaine de minutes pour rigoler.

Les exemples sont nombreux, comme cette réunion qui empiète sur l’heure du déjeuner alors qu’on est en pleine hypoglycémie pendant laquelle chaque minute semble durer un éternité également imputable à un fonctionnaire un peu tire au flanc qui fait durer sa pause déjeuner en intercalant une tranche d’un quart d’heure toutes les cinq minutes.

Pour revenir à cet ajustement, je trouve ça un peu idiot de rajouter une seconde qui ne sert à rien au milieu de la nuit, on devrait permettre à chacun d’en disposer comme bon lui semble, ou alors mettre de coté toutes ces secondes jusqu'à disposer d’une journée complète, si possible un dimanche.

Fredericks, Goldman, Jones - Que disent les chansons du monde

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 17:56
Je suis assez consterné par les gens qui continuent à raconter des blagues de toto à l’age adulte.

Entendons nous bien j’adorais les blagues de toto quand j’étais en CM1 mais aujourd’hui j’ai du mal à les trouver désopilantes à la machine à café et même à d’autres endroits d’ailleurs.

Cela dit je me demande souvent qui est l’inventeur des blagues de toto. A l’évidence, il s’agit probablement d’un rédacteur de blagues carambar qui avait un fils particulièrement turbulent et qui a voulu laisser une trace dans l’inconscient collectif des cours de récréation.

J’ai découvert un jour par hasard et à mon plus grand desespoir que ce concept existait aussi en Suisse : il a quelques années un vendeur suisse avait tenté, des centaines de kilomètres à travers la suisse durant, de m’initier aux blagues de jean li et dorli (équivalent suisse allemand des blagues de toto) qu’il traduisait au fur et à mesure. Cette expérience encore douloureuse m’a fait prendre conscience que ce genre d’humour perd énormément à la traduction et aussi qu’un voyage sur une autoroute suisse peut être interminable même s’il ne prend pas beaucoup de place sur une carte routière.

Alain Souchon - Toto 30 ans

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 11:47
L’être humain est une machine fascinante tout à la fois complexe et fragile.

Je suis à chaque fois émerveillé de tous les phénomènes qui se mettent en branle dans le corps humain à partir du moment où on a truc qui nous gratte l’oreille pour aboutir en quelques fractions de secondes à prendre la décision de se gratter l’oreille puis contracter les muscles qu’il faut dans l'ordre qu'il faut pour atteindre avec une précision diabolique et sans même y penser le lobe irrité, tout en continuant de regarder le journal télévisé de David Pujadas.

Les phénomènes selon lesquels le corps humain se construit ou se régénère sont tout simplement fascinants et constituent selon moi une merveille d’horlogerie.

Tout aussi fascinante est l’absolue instabilité de tout cela : augmentez ou diminuez la température ambiante d’une petite vingtaine de degrés, et les gestes se font plus gauches, la pensée plus lente. Augmentez la température ambiante d’une petite centaine de degrés et personne n’arrivera plus à se gratter l’oreille devant le journal télévisé de David Pujadas.

Le corps humain arrive le plus souvent à se maintenir dans un équilibre instable mais il arrive qu’un influx nerveux mal aiguillé, un chromosome farceur installe le désordre dans cette mécanique et génère ici ou là un spasme incontrôlé dans le pied, une couleur de cheveux étrange, un cancer généralisé ou un comportement de tueur psychopathe.

Un dérèglement finalement assez anodin bien que très désagréable consiste pour certaines personnes à s’approcher exagérément de vous lorsqu’elles vous parlent.

Je n’ai pour ma part jamais su si ce comportement mystérieux était dû à une altération de la perception de la distance, à la nécessité de compenser une baisse d’audition passagère, à un problème de vertèbres ou au sex-appeal débordant de l’interlocuteur.

The kinky boyz featuring Kia - sexy boy

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 10:42
Je ne sais pas par quel mécanisme, mais il y a des restaurants qui, le dimanche midi, attirent les familles.

C’est le cas de la Gioconda, chouette restaurant italien qui donne sur le jardin des batignolles où l’on est certain, le dimanche midi, de trouver pèle mêle, des petits couples très amoureux, des petits qui courent partout en attendant leur énorme coupe de glace avec des jolis parasols en papier de toutes les couleurs plantés dedans, des ados blasés qui donnent l’impression d’être en train de préparer un plan d’évasion, des couples plus très amoureux qui n’ont rien à se dire, des mamies en famille qui sont prêtes à tout pour attraper l’addition avant leur gendre ou des mamies entre copines qui se lèchent les babines quand on leur amène leur énorme coupe de glace avec les jolis parasols en papier de toutes les couleurs plantés dedans.

Le restaurant le dimanche midi, c’est comme une fenêtre sur la vie, comme un film des grandes étapes de la vie qui défilerait en accéléré.

Ricchi e poveri - Sarà perché ti amo

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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 17:26
De mon point de vue, l’utilisation d’un photomaton s'apparente à une espèce de torture.

D’abord se rappeler dans quelle station de métro il y a une cabine, pester de ce que la machine est en panne, marcher, en trouver une autre, s’énerver de la présence d’un énorme tag sur le fond blanc plus très blanc du coup. Trouver enfin un automate photographique disponible, constater avec désarroi que l’on a pas de monnaie, aller acheter un paquet de tic tac au bureau de tabac pour faire de la monnaie, perdre son tour, attendre la fin de la séance photo de trois lolitas compactées ayant décidé d’immortaliser leur amitié préadolescente.

Vérifier que l’on a pas été suivi, s’engouffrer dans la machine, s’étonner de ce que le rideau soit désespérément trop court, tourner le tabouret, mettre les pièces, appuyer sur le gros bouton, se concentrer, sentir le nez qui gratte, ne pas se gratter, surtout ne pas se gratter le nez. Et puis si, se gratter le nez quand même, on doit avoir le temps, clic clac. Ne pas garder la photo, recommencer, se rappeler des photomatons de son enfance et du flash qui résonnait dans toute la gare (y a-t-il un équivalent de raisonner pour la lumière ?), se concentrer de nouveau, et puis sans raison sur un coup de tête, défier l’objectif d’une grimace de dernière minute, clic clac. Dernière chance, se concentrer vraiment, pas bouger, clic clac.

Sortir de la machine, attendre une éternité en se donnant une contenance, s’emparer de la bandelette et partir en courant.

Quelques années plus tard mettre la main sur son stock de photomatons ratés en triant des vieux papiers, se moquer.

Etienne Daho – Tombé pour la France

PS : c’est sans doute une coïncidence, mais il se trouve que je commence juste un projet inutile (http://www.photomaton-moche.com) en lien avec billet.  N’hésitez pas à contribuer à cette oeuvre.

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 18:59
J’ai depuis toujours une passion pour l’écoute des conversations des inconnus, de préférence dans le bus (je ne sais pas pourquoi mais le bus nourrit davantage les conversations que ne le fait le métro, il y a très peu de conversations à épier dans le métro). Ainsi très récemment dans le bus 31 une vieille dame se lamentait de l’incompétence des météorologues actuels qui ne font rien de bon avec leur super ordinateurs, alors que jadis, cette profession accomplissait des merveilles en étant simplement outillée d'un bocal, d’une grenouille et d'une petite échelle.

Même si je sais que c'est mal, je peux rester des heures à écouter les conversations dans le bus.

Ils sont nombreux les petits plaisirs à la limite du moralement répréhensible : se moquer de la teinture violette de cette mamie qui traîne son caddie dans les allées du G20, ricaner de ce passant qui vient de se faire doucher au passage du bus dont les roues ont chassé l’eau accumulée dans le caniveau ou bien indiquer à des touristes perdus la direction opposée à celle de leur destination.

Certains voient dans ces comportements l’expression d’une misanthropie naissante, mais je préfère penser qu’ils traduisent simplement le fait que j’ai gardé une âme d’enfant, qui jette des boules puantes sur les passants, qui part en courant après avoir sonné chez des inconnus ou vaporise des sauterelles en concentrant les rayons du soleil à l'aide des lunettes à doubles foyers empruntées à sa grand-mère pendant la sieste.


Carlos – Senor météo

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