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4 juin 2006 7 04 /06 /juin /2006 10:20
Quand j’étais petit, je n’aimais pas trop les interludes à la télévision, je trouvais cela sans grand intérêt ce petit train qui tournait ou ces paysages du bout du monde, pour donner l’impression qu’il se passait quelque chose à la télévision alors qu’il ne se passait rien.
Aujourd’hui, la télévision est devenue une industrie, un truc calibré à la microseconde, il n’y a plus de temps mort, plus de place pour les interludes et du coup on les regretterait presque les interludes.

En y réfléchissant, il n’y a plus tellement de place pour les interludes dans la vie non plus. Les téléphones portables, les ordinateurs, l’Internet font que l’on est joignable partout et tout le temps. La technologie qui rend la vie plus facile a aussi raccourci nos laisses de façon considérable.
Le seul moyen de vivre un interlude dans nos vies modernes consiste à prendre un vol long courrier. Personne ne peut alors plus vous joindre, et vous pouvez pendant des heures, regarder les nuages qui défilent devant les hublots, ce qui n’est pas loin de rappeler le spectacle du petit train qui tournait en rond en attendant que la speakrine retrouve son chemin de les couloirs de Cognacq-Jay.

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 19:57
Je suis un handicapé du photomaton en ce sens que je suis physiologiquement incapable de réussir une photo prise au photomaton.

Je ne sais pas pourquoi mais quand je sais que je vais être pris en photo, je prends toujours cet air caractéristique et emprunté, jamais observé dans d’autres circonstances. C’est pas pour être négatif, mais la seule possibilité pour moi de ne pas développer cette expression étrange et d’être à peu près naturel est précisément de ne pas être conscient que je suis sur le point d’impressionner une pellicule (ce qui dans la cas du photomaton demande des capacités d’abstraction mentales que je n’ai pas).

Je suis donc à la tête d’une magnifique collection de photomatons ratés, accumulés depuis ma plus tendre enfance, images parfaitement imparfaites, mises au rencart pour éviter qu'elles n'apparaissent sur les documents officiels auxquelles elles étaient destinées.

Le choix de la photo du permis de conduire, effectué le plus souvent dans la plus grande insouciance par un belle journée d’été de l’année de ses dix huit ans, peut vous poursuivre toute une vie. Un de mes jeux préférés quand je voyage avec des collègues ayant possiblement passé la permis de conduire dans les années soixante dix (et les autres aussi d’ailleurs) consiste à jeter mine de rien un rapide coup d’œil sur le rose sésame pendant l’instant furtif, au guichet Europcar, où celui-ci est accessible à tous. On est rarement déçu par cette expérience là qui peut démystifier le chef le plus puissant.

Pourtant j’ai toujours bien aimé les photomatons, mettre les sous dans le truc, choisir le rideau jaune ou le rideau bleu ou bien pas de rideau du tout (à mon grand désespoir et sans doute aussi celui des fabricants de rideaux, on ne peut plus choisir la couleur du fond), tourner le tabouret pour être plus grand ou plus petit, et puis attendre cet instant aléatoire (en général celui où l’on fait une grimace) où se déclenche le flash ultraviolent qui pendant quelques secondes vous aveugle tel le lapin dans les phares de la voiture, un peu comme si vous veniez d’être pris en photo par le reporter du Daily Planet. Ce flash qui la seconde d’après vous donne pendant quelques autres secondes l’impression d’être noir. Mais encore une fois tout fout le camp ma bonne dame et il n'y a plus de flash dans les photomatons. Les fabricants de flashs se morfondent sans doute avec les fabriquants de rideaux qui, eux, ont mieux tiré leur épingle du jeu, car il y a toujours un rideau pour rentrer dans la cabine. Enfin, faire le pied de grue devant la machine pendant trois minutes qui semblent une éternité et puis découvrir ces quatre photos ratées ultra moches qui viendront grossir la collection des recalées et puis recommencer l’exercice jusqu’à obtenir une série potable.

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 11:32

Je sors de chez le dentiste. Je déteste aller chez le dentiste, en fait je déteste rendre visite au corps médical en général mais le dentiste est classé assez haut dans mon hit parade des trucs pour lesquels il faut vraiment que je me fasse violence. Je crois que c’est un truc de garçon ça la phobie du docteur. Quel que soit le symptôme, un Doliprane devrait faire l’affaire, un double si besoin est, et on termine chez le médecin quand il n’y a vraiement plus de Doliprane dans la boite.

Seulement voilà, si un gros rhube ou une mauvaise toux finit souvent par disparaître tout seul, il est plus rare qu’une carie cicatrise toute seule (je sais bien qu'on ne peut pas parler de cicatrisation pour une carie, mais en même temps j’ai fait chimie moi, pas dentaire…).

Qu’on le veuille ou non, on est obligé d’avoir une confiance aveugle dans son dentiste. D’abord il pourrait lui être facile au cours d’une visite de contrôle de donner un p'tit coup de fraise ici et là pour être sur de vous voir revenir quelques mois plus tard le supplier de démarrer un gros chantier fort lucratif en vous tenant la joue.

Et puis au contraire du réparateur de chaudière ELM LEBLANC on ne voit absolument pas ce qu’il fait (et en un sens c’est tant mieux). J’ai une règle simple chez le dentiste : fermer les yeux tout du long, d’abord ça permet d’avoir l’impression de ne pas être là, d’être juste en train de faire un mauvais rêve, et puis aussi parce que je ne veux absolument pas savoir quelles chignoles, pinces, forceps sont nécessaires au fraisage, curetage, polissage de mon intérieur bucco dentaire.

Je me rappelle avoir par accident aperçu une paire de tenailles un jour qu’on s’apprêtait à m’extraire une dent de sagesse. Cet outil n’avait rien à envier aux engins de tortures médiévaux les plus raffinés. Peu après cette vision, j’avais dans la tête cette image du type qui essaie d’arracher un clou particulièrement peu accessible au fond d’un placard reculé.

Y’a plein de trucs que j’aime pas chez le dentiste, l’attente dans la salle d’attente et entendre un gamin hurler dans la pièce d’à coté, le voir ressortir avec des restes de grosses larmes sur les joues, l’odeur de clou de girofle, les vibrations de la chignole qui raisonnent dans le corps tout entier, le détartrage et ce moment précis où la toute petite fraise s’aventure entre la dent et la gencive des incisives de devant et qu’on est tout surpris quand on se rince qu’il reste encore des dents ou encore ne pas du tout pouvoir avaler sa salive du tout le temps interminable de la prise d’une empreinte.

De façon surprenante, y’a des trucs que j’aime bien aussi comme le cabinet ultra moderne avec des écrans partout qui ressemble à la passerelle de l’USS entreprise ou le fauteuil atomique à 24 dégrès de liberté.

Quand j’étais petit j’aimais bien le petit bonbon auquel on avait droit à la fin de la séance si on avait été sage, ce qui quand on y pense est quand même pour un dentiste le meilleur moyen de garantir la pérennité de son fond de commerce.

Mais ce que j’aime par-dessus tout chez le dentiste c’est faire un chèque. Devoir faire un chèque, ça veut dire qu’on a pas besoin de reprendre un rendez-vous et qu’on a au moins six mois de liberté devant soi. C'est encore meilleur quand vous faites ce chèque à la fin d’une visite de contrôle juste après avoir entendu un « tout va bien, rien a signaler ». En général on descend les marches quatre à quatre, on traverse la rue en sautillant en de disant que le monde est beau…

Comme je disais à mon dentiste tout à l’heure, finalement plus on vient vous voir et moins on vient vous voir.

Lui a acquiescé d’un sourire bienveillant, j’aime bien mon dentiste.

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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 07:27

Il est des mots qui font leur entrée dans le dictionnaire pour y rester à jamais comme ordinateur ou télévision et d’autre qui n’y font qu’un passage éphémère. Parmi eux le mot télématique dont les jours sont à mon avis à peu près comptés. Le destin du mot télématique dans le dictionnaire risque d’être incroyablement parallèle à celui de la statue de cire de Jean-Pierre Raffarin au musée Grévin, à supposer que Jean Pierre Raffarin ait jamais eu sa place au musée Grévin. Pour le dictionnaire, j’en parle même pas.

J’aime bien ces mots démodés que presque personne n’utilise plus, comme saperlipopette, réclame, flapi, ribouldingue, pochon, bath,  ou suranné. De façon surprenante le mot suranné est lui-même obsolète (il n’y a pas tant d’adjectifs pouvant s’appliquer à eux même).

Il y a dans ces mots là un je ne sais quoi de rassurant. Employer un de ces mots dans une conversation c’est comme retrouver chez un brocanteur l’odeur des vieux livres qu’il y avait dans le grenier de ma grand mère.

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 12:28

Quiconque élève un blog vous le dira : se lancer dans l’écriture régulière sur le net apporte son lot de petits plaisirs. Parmi eux, celui de consulter ses statistiques pour voir le nombre de personnes qui sont venues, ce qu’elles ont lu et aussi comment elles sont arrivées là. Les résultats sont parfois étonnants. Ainsi, pendant quelques semaines on pouvait arriver ici en effectuant dans google une recherche avec les mots clefs « Anne Sinclair à poil ». Il semble que ça ne soit plus le cas aujourdhui. Google a sans doute reçu des plaintes d'internautes fort déçus de ne pas trouver ici, des clichés suggestifs de la star des access prime time dominicaux de notre enfance dans des poses lascives et équivoques, au milieu de pulls en mohair improbables.

Quelques internautes se sont égarés ici alors qu’ils s'intéressaient aux « types de fromage pour dessert » ou étaient à la recherche de « promotion éclair au chocolat ».

Plus récemment les algorithmes d’indexation m’ont permis d’avoir la satisfaction de sortir en toute première position dans google lorsque quelqu’un effectue une recherche avec les mots clefs : « enculés de patrons de mes couilles ».

En fait un blog c’est un peu comme un café brasserie en face d’une grande gare, il y a toujours des gens qui sont là par hasard. Certains auraient préféré aller en face mais n’ont pas eu la patience d’attendre que le piéton passe au vert, d'autres sont entrés attirés par les banquettes en molesquine rouge.

Certains reviendront la prochaine fois qu’ils prendront le train, d’autres non.

Et puis il y a aussi les habitués qui viennent s’envoyer un p'tit café tous les matins en lisant le journal et les accros qui viennent prendre des cafés plusieurs fois par jour (attention aux palpitations quand même).

Certains laissent sans le savoir ou en le faisant exprès un point rouge sur la carte, une photo (mais oui c’est possible, regardez un peu la colonne de gauche) ou un commentaire…Ce sont toutes ces petites choses qui font la vie d’un blog, je crois.

Pour les commentaires aussi, il y a les occasionnels, les habitués, les amis, les amis d'amis. Le plus souvent, il laissent leur email, l’url de leur blog, on découvre leur univers, à force on a presque l’impression de les connaître, on s’attache à eux.

Depuis quelques mois, il y a un visiteur presque anonyme du nom de Monsieur Type qui m’intrigue tout particulièrement par son caractère énigmatique (il ne déclare ni mail, ni blog). Ses commentaires (que j’aime bien) sont le plus souvent en résonance avec l’esprit de ce blog (ce n'est pas le seul mais c'est le plus mystérieux dans cette catégorie).

Ce que je sais de cet étrange visiteur :

- Monsieur type a l’air de voyager sur la ligne 13, il est donc possible qu’il habite le quartier. Paradoxalement, le serveur de son fournisseur internet semble être localisé à Xaintray (Poitou Charentes) ce qui a le bon goût de matérialiser un point rouge sur la carte à hauteur de Xaintray quand il vient ici.

- Monsieur Type peut poster des commentaires aussi bien à 17 heures qu’a 4 heures du matin (peut être est t’il globe trotteur, à moins qu’il ne soit insomniaque)

- Monsieur Type aime bien jeter des boules de fumée façon Fantomas.

Alors bien sur, face au manque d’information, le cerveau humain cogite : Est-ce que c’est un quelqu’un que je connais déjà ? Un voisin ? Est-ce que  je le croise dans le métro le matin ? (enfin bon moi j’évite le plus possible le ligne 13, mais quand je ne peux pas éviter la ligne 13 j’observe les gens autour de moi pour voir si je distingue à la base du cou ce raccord de latex caractéristique des masques de Fantomas).

Devant toutes ces questions sans réponses j’ai bien envie d’entamer une recherche sur Google du style « qui est monsieur type ? » mais je crains fort de me retrouver rapidement ici même, et de ne pas trouver ainsi la réponse à cette question essentielle qui m’interpelle.

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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 13:33

J’ai parfois l’impression que la vie, dès la petite enfance est un long sprint ou plutôt un enchaînement d’innombrables petites courses contre la montre.

Petit on se dépêche d’avaler son Benco le matin pour ne pas être en retard à l’école. On file, son cartable plus lourd que soi sur le dos pour ne pas avoir à passer chercher un billet de retard chez le surveillant général qui vaudra un mot sur le carnet de correspondance puis à coup sûr une admonestation parentale une fois rentré au bercail.

Plus tard on cavalera après un bus ou un métro pour ne pas être en retard au bureau. On fera la queue à la poste du Louvre pour poster sa déclaration d’impôt car c’est le seul endroit dans Paris où l’on peut obtenir un cachet de la poste qui fait foi un dimanche soir tard.

On fera la course avec la caissière au Monoprix pour ranger ses articles dans les sacs au moins aussi vite qu’elle n’est capable de les scanner. C’est une compétition difficile car elles sont surentraînées les caissières de Monop. Parfois on aura une petite longueur d’avance jusqu'à tomber sur un sac donc les bords seront collés par l’électricité statique. Ce grain de sable fera alors prendre un retard quasi irrattrapable permettant à la caissière de déchirer le ruban sur la ligne d’arrivée pendant que la personne derrière dans la file se mettra à bougonner parce que ses achats se mélangent aux votres sur le tapis roulant lui faisant ainsi prendre un handicap certain dans cette compétition dans laquelle elle est sur le point de se lancer elle aussi*.

Plus tard dans une jolie maison de retraite on se dépêchera pour être le premier derrière les portes de la cantine et s’assurer ainsi d’une bonne place à table, celle où on ne se fait pas piquer son éclair au chocolat par une colocataire vorace.

Le chat au contraire de l’homme se dépêche rarement dans le but de respecter un délai. C’est peut être ce qui fait que les chats sont moins sensibles aux infarctus du myocarde.

* J'ai conscience que cette phrase est très longue, un effet du décalage horaire sans doute.

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 10:01

Depuis toujours, l’homme comme la chat est à la recherche de la bonne place.

Ainsi, le chat se préfère vautré sur un fauteuil moelleux ou étendu sur un bout de terrasse chauffé par le soleil. L’homme lui, a pendant des millénaires recherché à occuper l’emplacement près du feu et le plus loin possible des lions des cavernes.

Maintenant que l’homme est moins vulnérable aux lions des cavernes, être à la bonne place c’est par exemple barboter dans ce jacuzzi en regardant la neige qui tombe à gros flocons dehors, occuper le siège 4 F dans le nez d'un 747 d’Air France, fauteuil absolu dans lequel vous n’avez aucun voisin et dans lequel vous n’êtes gêné par rien aussi loin que vous tendiez le pied. Posséder le siège 4F c’est un peu comme être enfoncé dans un fauteuil club au milieu de son salon, la télécommande sur les genoux.

La bonne place c’est encore la terrasse de la Samaritaine avec une vue improbable sur Paris, endroit regretté qui était souvent désert le soir en hiver. Il y faisait alors nuit et Paris est encore plus joli sous la nuit.

C’était aussi cette place dans la salle de cours au lycée, dans l’angle mort du prof, où on ne se faisait jamais interroger.

Parfois être à la bonne place c’est simplement profiter d’une situation un peu plus confortable que celle de ses congénères : être celui dans la file de la caisse au supermarché à qui la caissière lance un « dites aux autres personnes qu’après vous c’est fermé », occuper cette place normale au cinéma qui devient parfaite après qu’un nain soit venu s’asseoir sur le fauteuil de devant.

Mais dans le monde moderne, comme dans le monde des cavernes, il faut être malin et rapide pour conquérir puis conserver cette bonne place. Un moment d’inattention, un faux pas et on se retrouve avant de s’en apercevoir à la mauvaise place.

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 00:00

Le type qui a inventé le walkman et ses descendants est un génie. Quand je dis ses descendants je veux dire les descendants du walkman, et non ceux d’Akio Morita PDG de sony dans les années 70 (encore qu’il semble y avoir une légère polémique sur le sujet)

Je suis quant à moi un adepte de l’arrière petit fils du walkman : des lignes pures, une molette blanche reconnaissable entre toutes et puis cette capacité à vous envelopper de la bulle sonore de votre choix sur le chemin du boulot. Du coup la vie devient un film à la bande originale parfaite.

L’écoutage de musique le matin dans le métro sur la ligne 1 est un bonheur absolu, peut être même une phase essentielle du processus d'éveil.

Le réveil chez moi compte quelques phases clefs qui priment sur tout le reste : la douche, le petit café, l’écoutage de musique dans le métro et de nouveau le café à la machine au boulot. Ce n’est qu’ensuite qu’il m’est possible de développer le moindre comportement social.

Quiconque viendrait compromettre l’exécution des ces phases critiques (genre le collègue croisé dans le métro qui vous contraint à débrancher les écouteurs pour vous brancher sur un sujet relatif au boulot) génère en général une série de grognement peu équivoques quant à l’intérêt que cette sollicitation provoque chez moi.

J’aime beaucoup la fonction shuffle aussi qui va chercher un morceau au hasard. Opération beaucoup plus simple avec un lecteur mp3 qu’elle pouvait l’être avec un walkman ou un vieux 33 tours. Parfois on a l’impression de contrôler le truc mentalement : on pense à une chanson et que paf c’est celle là qui retentit. Parfois les choix aléatoires du processeurs sont étonnamment parfaits comme par exemple celui de faire retentir la chanson brazil dans le métro bondé le matin ou bien A perfect Day de Lou Reed quand on rentre chez soi à pied un à travers les rues de Paris, un soir de printemps.

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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 00:00
Des amis à moi ont eu l’inconscience voilà bientôt quatre ans de m’offrir un bonsaï (précisément un ficus urbanis répondant au nom de Bob, ça sonne bien pour un ficus Bob) que je trouve un peu palot en ce moment.

J'ai donc pour lui, depuis quelques temps, un projet de rempotage qui m'a conduit ce matin à embarquer dans le bus 31 mon bonsaï dans les bras pour me rendre dans la boutique d'un spécialiste.

Apres un examen rapide, le bonzologue (je pense que ca doit s'appeler comme ça, en même temps je suis pas complètement sûr) m'annonce d'un air grave quelque chose de très triste : Bob est très faible, il est sur le point de partir faire un grand voyage. Il a absolument besoin d’être soigné et c’est urgent sinon c’est la mort assurée.

Il semble que les voyages au bout du monde (les miens, pas les siens), les arrosages aléatoires et un sérieux besoin d’être rempoté soient sur le point de lui être fatal.
Heureusement, comme je suis venu à temps, un bon rempotage, une taille dans les règles de l’art, et un mois de convalescence en serre médicalisée, devraient pouvoir sauver Bob, et tout ça pour à peine 50 euros.

Cette aventure me ramène à une triste réalité , je ne suis pas vraiment doué avec les plantes. Je me rappelle quand j’étais gamin, d’un bouquin qui racontait l’histoire de « Tistou les pouces verts ». Tistou était un môme capable de faire pousser à peu près n’importe quoi juste en le touchant. Moi je suis tout le contraire de Tistou, il m'est à peu près impossible de maintenir en vie le moindre végétal de compagnie, seul Bob a survécu (enfin pour le moment) à cette hécatombe chlorophyllienne.

Mon problème est que je ne sais jamais s’il y a trop d’eau, pas assez d’eau, trop de soleil, pas assez des soleil, trop d’ombre, pas assez d’ombre. Résultat ça me stresse et visiblement ça stresse aussi les plantes qui se mettent à déprimer et périssent à tout coup.

Par exemple cet été on m’a offert un tournesol qui à la fin de sa vie (quelques semaines après qu’on me l’ait offert), ne ressemblait plus à grand-chose, en tout cas pas à un tournesol. C’est dommage car le tournesol est peut être la fleur la plus sympa qui existe.

Pourtant j’ai toujours bien aimé les fleurs. Etant enfant j’avais « mon coin » dans le jardin de la grand-mère. Je me rappelle que j’y faisais pousser des soucis (enfin ma grand-mère faisait pousser des soucis, moi je les arrosais en mettant de l’eau partout). J’adorais aussi planter des pensées sur la tombe de mon grand père (en mettant de la terre partout aussi).

J’ai toujours trouvé ça terrible les pensées, de pouvoir avoir ou faire pousser une pensée pour le grand père qui prenne la forme d’une fleur qui en plus est jolie.

J'aurais mis des p'tits brins d'bruyère*
Sur ton cœur
Toi qui trouves que pour un garçon
J'aime trop les fleurs
Les fleurs...


* Paroles et musique Alain Souchon

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 00:00

Le calendrier aurait l’air d’indiquer qu’hier était un jour de pleine lune. C’est un peu paradoxal car on ne voit pas trop la lune dans la journée mais comme il n’existe pas de calendrier pour les nuits (penser à faire fortune en inventant le calendrier des nuits), on ne sait jamais trop si la nuit de pleine lune avant ou après le jour marqué de ce drôle de symbole dans le calendrier.

Les nuits de pleine lune sont toutes à la fois excitantes et inquiétantes.

Excitantes comme un phénomène relativement rare qui n’arrive qu’une nuit par mois (ou deux je suis toujours pas trop sûr). Cette impression d'avoir acquis le don qu'on les chats de voir dans la nuit comme en plein jour.

Inquiétantes comme un phénomène relativement rare pendant lequel on sent bien que tout n’est pas complètement normal.

C’est bien connu il se passe plein de choses étranges les nuits de pleine lune, on dort mal (sans doute à cause des cris des loups eux aussi perturbés), on est agités, les cheveux poussent plus vite, il y a plus de meurtres…

Même si un esprit cartésien refuse en bloc le coté surnaturel de ces croyances, le même esprit cartésien (en l’occurrence le mien là) ne peut que reconnaître l’influence que peut avoir la lune sur les marées. Ainsi les fortes marées se produisent à la période de la pleine lune en raison de l’alignement de la terre de la lune et du soleil et de l’attraction gravitationnelle de tout ce petit monde sur les milliards de milliards de molécules d’eau qui forment les océans. Dans la mesure où tout être humain normalement constitué est composé d’à peu près 85 % d’eau, on peut imaginer que cet alignement mensuel et l’attraction gravitationnelle du petit monde de tout à l’heure peut avoir une forme d’influence sur les gens, leurs envies de meurtre, la pousse de leur cheveux, ou leur envie de se transformer en loup garou.

Par contre je me suis toujours demandé si sur la lune, il se produisait un quelconque phénomène étrange les nuits de pleine terre ?

Bien sur aucune influence sur les marées lunaires sans doute, par contre les cheveux poussent ils plus vite sur la lune ces nuits là  ? Et la terre étant plus grosse que la lune, l’effet est il plus important ?

De façon surprenante (et je le regrette) cette expérience scientifique de plus haute importance, ne semble pas avoir fait partie des travaux ayant trouvé leur place dans le programme Apollo.

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