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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 13:33

J’ai parfois l’impression que la vie, dès la petite enfance est un long sprint ou plutôt un enchaînement d’innombrables petites courses contre la montre.

Petit on se dépêche d’avaler son Benco le matin pour ne pas être en retard à l’école. On file, son cartable plus lourd que soi sur le dos pour ne pas avoir à passer chercher un billet de retard chez le surveillant général qui vaudra un mot sur le carnet de correspondance puis à coup sûr une admonestation parentale une fois rentré au bercail.

Plus tard on cavalera après un bus ou un métro pour ne pas être en retard au bureau. On fera la queue à la poste du Louvre pour poster sa déclaration d’impôt car c’est le seul endroit dans Paris où l’on peut obtenir un cachet de la poste qui fait foi un dimanche soir tard.

On fera la course avec la caissière au Monoprix pour ranger ses articles dans les sacs au moins aussi vite qu’elle n’est capable de les scanner. C’est une compétition difficile car elles sont surentraînées les caissières de Monop. Parfois on aura une petite longueur d’avance jusqu'à tomber sur un sac donc les bords seront collés par l’électricité statique. Ce grain de sable fera alors prendre un retard quasi irrattrapable permettant à la caissière de déchirer le ruban sur la ligne d’arrivée pendant que la personne derrière dans la file se mettra à bougonner parce que ses achats se mélangent aux votres sur le tapis roulant lui faisant ainsi prendre un handicap certain dans cette compétition dans laquelle elle est sur le point de se lancer elle aussi*.

Plus tard dans une jolie maison de retraite on se dépêchera pour être le premier derrière les portes de la cantine et s’assurer ainsi d’une bonne place à table, celle où on ne se fait pas piquer son éclair au chocolat par une colocataire vorace.

Le chat au contraire de l’homme se dépêche rarement dans le but de respecter un délai. C’est peut être ce qui fait que les chats sont moins sensibles aux infarctus du myocarde.

* J'ai conscience que cette phrase est très longue, un effet du décalage horaire sans doute.

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Published by Nanaimo - dans Nothing
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monsieur Type 16/05/2006 17:19


Allez, ca n'a rien à voir, mais ça me démange. Oui, une vieille histoire de la ligne 13, ça faisait presque longtemps qu'on en avait vu sur ce blog.
Evidemment, toute annectode autour de la ligne 13 commence par un métro bondé de voyageurs mi-enervé, mi-blasé. Pour ma part, j'avais réussi un nouvel exploit en me glissant au fond de ce chatillon-asnières de 18h30.
Comme d'habitude, je regardais la drole tete des gens, en me demandant quels prénoms bizarres ou banals ils pouvaient bien avoir. Je pensais avoir repérer deux frédéric ou un Constant, et puis, là, je l'ai vu passer sur la manche vert pomme d'un costume décidement ringard, toute petite, toute rapide : une fourmi.
Bien sur, j'étais le seul à m'en rendre compte. Je ne sais pas pourquoi, et c'est une paranthèse, je suis le seul à remarquer ce genre de détail à la con. C'est probablement l'être supreme qui nous a tous créé que m'a mis beaucoup de points dans la colonne 'capacités farfelues mais inutiles'. Par exemple, je suis capable de tourner mes doigts à 180°, et je reconnais les essences de bois.
Alors la petite fourmi s'est balladée sur la veste moche du monsieur (ou de la dame, mais j'étais trop pres pour faire la différence). Un petit peu plus tard, la meme fourmi (oui, je suis physionomiste des insectes) apparaissait sur l'épaule dodu d'une femme, puis quelques stations plus tard, sur un bras dénudée d'une touriste au prénom de Dona (ou pas).
Alors je me suis demandé pleins de trucs incompréhensibles : - que faisaient les autres voyageurs pour ne pas s'en rendre compte ? - Comment la fourmi faisait pour passer d'un voyageur à l'autre alors que pour elle c'est techniquement impossible de distinguer si ses zones d’exploration appartiennent à des corps humain différent- que fait la RATP ?
La fin, je ne la connais pas. La fourmi est elle descendue à Brochant, comme tout le monde ? Elle est morte écrasée sous une semelle ? A t elle pu fonder un paisible foyer niché entre deux rainures du sol ? En tout cas, cette histoire m’a démangé toute la soirée …

Nanaimo 16/05/2006 20:26

Ton témoignage me rappelle une époque où je lisais les comptes rendus papier en circulation des réunions des délégués du personnel au boulot. Je me rappelle cet opus tout à fait interessant qui consacrait quelques pages au fait qu'on avait aperçu des fourmis à la machine à café du 3eme etage. Il avait été alors été décidé de confier à un groupe de travail l'observation des autres machines dans le but de determiner si le phénomène était localisé ou général. Dans un autre compte rendu paru un peu plus tard on apprenait qu'une inspection en bonne et due forme avait eu lieu et n'avait aucunement mis en évidence la présence de fourmis à la dite machine à café avant de clore le sujet et de passer au point suivant de l'ordre du jour relatif aux conditions innaceptables de conservation de la mayonnaise à la cantine.

Nicolas D. 15/05/2006 10:10

Les retraités, pour ce que j'en voie, ont leur chaise affectée dans les cantines des maisons de retraite (c'est qu'on a ses petites habitudes à cet âge-là).
Par contre, ils sont toujours les premiers à sauter sur les places assises dans le sens de la marche dans les autobus...

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