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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 20:00

Ce matin, en jetant un œil circulaire au wagon de métro de la ligne 1 dans lequel je me trouvais, j’ai eu comme une impression de déjà vu dans l’opus 2 de la guerre des étoiles (l’attaque des clones).

Dans les wagons de la ligne 1 tout le monde porte à peu près le même costume, écoute à peu près la même musique sur le même ipod. Tout le monde arbore le même air blasé, lit le même gratuit journal et moi aussi.

Pour être précis je crois que Paris compte deux armées : celle des lecteurs de "20 minutes" et celle des lecteurs de "métro".

D’habitude, je combat dans l’armada des "20 minutes" que je trouve plus agréable à lire mais voilà, ce matin je me suis accordé une nano grasse matinée (ce qui correspond a reculer de réveil d’une demi heure environ). Résultat, en arrivant à la station Villiers je me retrouve devant un présentoir de" 20 minutes" désespérément vide, dont la vision rappelle celle des champs africains après le passage des sauterelles tueuses.

Devant la pile de "métro" alternative, j’arrive rapidement à la conclusion que je n’aurai pas ce matin le choix de mon gratuit journal, situation analogue à se voir contraint de choisir le poisson pour repas transatlantique car on est au 50 C et qu’en général quand l’hôtesse arrive au 50 C il a bien longtemps qu’il n’y a plus de bœuf dans le chariot…

Je m’empare donc à contrecoeur d’un numéro de "métro" gisant sur le dessus de la pile (d’ordinaire j’aime mieux prendre un exemplaire en dessous de la pile, mais là j’étais un peu à la bourre).

Un fois embarqué dans la rame, mon ipod et moi entamons la lecture de cet inhabituel journal. On peut y apprendre à la page 16 qu’en se rendant sur le site www.keo.org, on peut envoyer un email qui sera embarqué dans un satellite lui même lancé dans l’espace en 2007. Ce satellite reviendra sur terre cinquante mille ans plus tard et delivrera ces messages aux gens de dans 50.000 ans.

Mais voilà, on ne sait pas trop ce qui se trouvera sur terre dans 50.000 ans car il n’est pas impossible qu’en 50.000 ans l’homme ait eu le temps d’avoir été assez fou pour s’anéantir dans une belle guerre thermonucléaire globale et céder ainsi la place à l’ère des insectes.

Et si un tel projet avait été lancé il y a cinquante mille ans ?

Alors probablement, ces email de Neandertal là nous raconteraient le Pléistocène supérieur , nous diraient qu’il y a du paléolithique supérieur dans l’air.

Ces bouteilles à la mer nous raconteraient peut être la disparition de l’Atlantide ou l’installation des premiers hommes dans les alpes.

Par contre le procédé a ses limites, car même si ces gens d’il y a 50.000 ans semblent déterminés à faire évoluer le langage au paléothique supérieur bien plus vite qu’au cours de deux millions d’années qui ont précédé, il est très probable que nous ne puissions comprendre un traître mot de ces emails à peine articulés.

Une chose est sure pourtant c’est que dans 50.000 comme dans 150 ans, on s’en souviendra plus, de ta première ride, de nos mauvais choix*.

C’est cette chanson sublime qu’entonne mon bleu pod au moment précis où s’ouvrent du coté inhabituel les portes de ma rame à la station esplanade de la défense indiquant qu’il est temps d’arrêter de rêvasser aux gens de dans 50.000 ans à ceux d'il y a 50.000 ans et d’apporter ma nano contribution à la hausse de l’indice CAC 40 du jour.

* Paroles et musique Raphaël Haroche

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 00:00

J’ai parfois l’impression d’avoir un vie TGV.

La vie TGV est une vie qui va plus vite que vous.

Comme dans le train, on ne monte pas dans une vie TGV comme ça, il faut un billet valide et composté. Le ticket d’entrée est souvent un contrat à durée indéterminée avec une multinationale.

Dans une vie TGV on ne s’asseoit pas n’importe où et surtout on suit les rails.

Dans une vie TGV, tout va très vite, c’est rare qu’on ait bien le temps de s’apercevoir qu’un coquelicot a poussé au milieu du champ de colza qui vient de passer à 350 à l’heure. Il arrive qu’on regarde passer les vaches entre deux coups de fils, en se disant que décidément les vaches passent drôlement vite, enfin je crois que c’etait une vache…

Dans une vie TGV on ne s’arrête pas dans les petites gares non plus, d’ailleurs pour la plupart elles sont fermées depuis longtemps, pas assez rentable…Dans une vie TGV on prend plutot l’autoroute car ça fait gagner un peu de temps.

Bien sur c’est fantastique de pouvoir être à Lyon en deux heures, à Lille en une heure zéro quatre, à new york en huit ou neuf heures, ça depend de la force du vent (il est rassurant de penser que les éléments peuvent encore avoir de l’influence sur la vitesse de nos transports). C'est étonnant de pouvoir parler grâce à un truc grand comme un demi paquet de clopes à qui on veut à l’autre bout de la planète en rallant parce que ça grésille un peu.

Par contre des fois on aimerait bien revenir à cette vie d’avant, celle ou il fallait cinq heures pour faire Paris Lyon et que rien ne pouvait vous déranger pendant ces cinq heures là. Celle où pour aller au Japon on devait faire une escale à Anchorage. Celle où ne pouvait pas être joint partout et tout le temps sans forcément qu’il y ait une bonne raison pour ça. Celle où quand on était « à l’étranger » il fallait trouver des pièces pour téléphoner à la cabine. Cette vie dans laquelle les petites vieilles au bord de leur piscine en Floride n’avaient pas encore les clefs des multinationales et cette capacité à leur dicter 15 % de profitabilité par an.

Des fois on aurait presque envie de tirer le signal d’alarme de cette vie TGV, descendre, marcher le long de la voie et se rendre compte qu’un coquelicot a poussé au milieu du champ de colza.

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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 20:22

L’autre jour à la pharmacie il y avait avant moi un vieux monsieur qui était en train de raconter à la pharmacienne à quel point il avait mal au dos, à quel point il n’arrivait pas à s’asseoir, a quel point il avait eu du mal à avoir un rendez vous avec le rhumatologue, parce que vous savez les rhumatologues ils ont un cabinet en ville et ils consultent aussi à l’hôpital, mais dans leur cabinet c’est plus cher hein mais à l’hôpital il faut attendre longtemps. Il était bien ce rhumatologue il m’a opéré en urgence, rapport que je pouvais plus marcher ni rien, et après l’opération ça me lançait comme c’était pas possible…

Au bout de dix minutes j’ai eu un peu comme de la compassion pour la pharmacienne, dont ça doit être le quotidien d’écouter le bulletin de santé version longue des petits vieux du quartier. Sans doute des fois, elle leur dirait bien qu’elle s’en tape de leurs bobos, de leurs glaires, de leurs vertiges, de leurs jambes qui les lancent tellement, mais bon il faut fidéliser le client pour optimiser le chiffre d'affaire et financer ainsi les prochaines vacances à Saint Barth. Donc elle pense à autre chose la pharmacienne, elle attend sagement que ça se passe en hochant de la tête, elle regarde les lèvres qui bougent mais en vrai elle est plus là, ce soir elle ne se rappellera plus rien de cette biopsie du poumon ou de cette réduction de fracture du col du fémur dont on est en train de lui raconter tous les détails.

Nous avons tous dans notre entourage des gens qui ont deux tares assez complémentaires : l’une de raconter des trucs dont tout le monde se branle et l’autre ne pas s’apercevoir que cela constitue une torture pour leurs interlocuteurs. Ces gens incapables de décoder ces signaux subtils que nous émettons quand l’ennui nous envahit : bâillements, regardage de montre, regard à droite à gauche, soupir, voire dans les cas extrêmes, limage d’ongle, écoutage de son ipod ou fuite en courant…

Je me rappelle un type il y a quelques années au boulot qui était spécialiste pour trouver des sujets de conversation qui m’indifféraient et ne pas s’en rendre compte.

Dialogue type de la période :

Lui : Vous vous intéressez au foot ?

Moi : Ah bah non alors pas du tout du tout

Un temps

Lui : Vraiment un beau match hier, et puis cette occasion à la vingt quatrième minute, de toute beauté etc etc etc …

Une fois, je crois bien avoir essayé de mettre un terme à la conversation en allant aux toilettes (en général ce genre de stratagème est assez efficace). Et bien non il m’a suivi aux toilettes pour finir notre conversation (enfin plutôt sa conversation à lui…).

Parfois, j’ai aussi de la compassion pour la pharmacienne de ce type.

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 20:41

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il arrive qu’à la télévision, une marque, un logo échappent à la vigilance des assistants chargés d’éviter que ce genre de truc soit visible à l’antenne (CSA oblige). Dans ce cas, il semble exister deux grandes méthodes pour éviter que le téléspectateur ait l’impression qu’on lui vende frauduleusement quelque chose en dehors de plages réservées à cet usage (celles où son cerveau est disponible pour qu’on lui vende du coca cola).

La première technique, assez efficace, consiste à flouter le morceau de l’image derrière lequel se trouve le logo en question.

L’autre méthode, moins efficace à mon avis, consiste, elle, à inverser l’image. Bah oui pas con ça, gageons qu’il est impossible de reconnaître une marque si elle est inversée. Les études sont formelles, très peu de téléspectateurs disposent d’un miroir dans leur salon susceptible de remettre dans le bon sens ce logo à ce moment précis…

Ca me gène un peu moi quand c’est dans les infos. On prétend rendre compte fidèlement des événement qui se passent sur cette planète et pis on nous montre un type à gauche d’un vélo avec un t-shirt enonad sur le poumon droit alors qu’en fait en vrai, le type il est a droite du vélo et porte un logo Danone sur son cœur.

Et puis je suis convaincu que cela ne sert à rien et que le cerveau humain remet assez vite tout ça dans le bon sens. Sans compter le nombre de gens qui le lendemain appellent pour faire réparer leur télé.

Je me suis longtemps demandé pourquoi on utilisait plus souvent la seconde méthode (celle qui ne sert à rien) par rapport à la première (celle qui marche). Je suis arrivé à la conclusion que c’est une question de budget : pour flouter un logo Danone sur le t shirt d’un mec, il faut peut être payer un stagiaire pendant une demi journée alors que pour inverser l’image il suffit d’un clic et pendant le temps économisé le stagiaire peut faire des cafés.

Et puis comme au CSA il n’y a pas de stagiaire pour aller chercher un miroir pour redresser l'image du type en t-shirt, ça passe comme une lettre à la poste et tout le monde est content.

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 00:00

Au concert, je me suis toujours demandé par quel mécanisme étrange la hola, quand elle se forme, tourne toujours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre…Je crois qu’un type dans un laboratoire s’est penché sur le sujet et a conclu quand dans 98 % des cas la hola tourne dans ce sens là sans que personne soit bien capable de comprendre pourquoi …

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi la musique qui est diffusée avant que le concert commence est le plus souvent totalement inconnue.

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi, quand le placement est libre, que la plupart des places sont prises il y a toujours un petit couple qui repère deux places vides magnifiques au deuxième rang, se précipite dessus et prend un air surpris quand ils découvre que ces places sont réservées.

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi les laissez-passer temporaires des invités d’un soir ont toujours l’air d’être découpés dans du sparadrap.

Au concert, je me suis toujours demandé quel est le profil du gars ou de la fille qui applaudit en premier et entraîne deux, trois, cinq, ou dix mille personnes avec lui. Je me suis aussi souvent demandé quel était le profil du gars ou de la fille qui applaudit en premier et qui reste seul (e) à applaudir.

Au concert, je me suis toujours demandé à quoi ressemble le type qui crie super fort (mais peut-on crier doucement en même temps ?) et qui dit à l’artiste qu’il l’aime.

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi ce gars ou cette fille qui est à fond dans le truc, qui connaît toutes les chansons par cœur et les entonne à tue tête avec la justesse d’une crécelle ou d’une audition ratée à la nouvelle star, est en général tout à coté de là où je suis moi. Et pourquoi de l’autre coté en général il y a ce type, qui comme ça a l’air un peu coincé, mais qui se met à pogoter sur absolument toutes les chansons et qui prend à peu près trois fois plus de place que n’importe qui d’autre. La présence systématique de ces deux créatures de concert est d'autant plus mystérieuse, qu'en y réfléchissant bien, je n’ai dans mon entourage ni crécelle, ni marsupilami.

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 00:00

Hier matin, un peu après que le réveil ait* sonné (en fait, je ne crois pas qu’il est soit correct d’employer l’expression « le réveil a sonné » lorsque le réveil vous réveille avec la radio, le problème  c’est qu’il n’existe pas de mot pour cela, vraiment je ne vois pas…).

Un peu après que mon réveil ait* sonné hier matin, j’ai pu constater un phénomène étrange. Très probablement d'ailleurs, ce phénomène étrange ne s’est pas produit à mon réveil mais un peu avant. Toujours est-il qu'au moment où je me suis éveillé, j'ai pu constater qu'il faisait déjà jour.

Cela faisait quelques temps déjà que j’avais comme cette impression diffuse mais incertaine qu’il faisait de plus en plus jour quand je quittais le bureau. Cela dit le degré d’obscurité à l’heure où l’on sort du bureau n’est jamais un indicateur infaillible et peut donner l’impression que les jours rallongent alors même que c’est simplement sa propre motivation qui faiblit. Mais là point de doute possible, dans la mesure où le réveil xxxxx (place pour ce verbe qu’on a pas encore inventé) toujours à peu près à la même heure.

C'est maintenant inconstestable : nous sommes à grand pas en train de quitter la période obscure pour la période claire.

J’adore le moment précis où l’on se rend compte de ça, où l'on acquiert cette certitude. Le phénomène a beau être continu et sinusoïde il y a toujours ce moment de rupture (dans un sens ou dans l’autre) où l’on se dit « ça y est » et franchement je préfère celui de mars à celui d’octobre.

Il y a de nombreux pays où ce petit plaisir (ou cette petite souffrance) n’existent pas. Par exemple sous les tropiques, il fait toujours plus ou moins nuit aux alentours de 18 heures (bien sûr on se console en constatant qu’il y fait toujours plus ou moins une température de 28 degrés). C’est rigolo une semaine, mais je pense qu’à la longue ça doit être très ennuyeux. A Tokyo, le soleil a un caractère très différent d’ici et il me semble me rappeler qu’en été il peut faire jour très très tôt genre 4 heures du matin ce qui en plus du décalage horaire est assez déstabilisant. En voyage, Il m’arrive parfois de me réveiller dans ce truc d’une violence inouïe, qui consiste à pendant quelques secondes, ne plus savoir ni tellement où l’on se trouve ni quelle heure du jour ou de la nuit il peut être

Je me rappelle aussi m’être rendu en Finlande au mois de janvier, être arrivé vers treize heure trente et constater, que le soleil (sans doute levé depuis à peu près une heure) finissait de se coucher (bon j’exagère un peu peut être…)

J’imagine que lorsqu’on vit dans ce genre de pays (non je n’ai pas dit pays à la con) on doit être vachement content ce matin de mars de constater ce phénomène étrange un peu après que le réveil a* xxxxxx.


* Penser à réviser les concordances des temps dans le BLED

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 20:20
J’aime bien jeter un œil aux livres d’or quand par hasard j’en croise un.

On est parfois surpris de trouver un livre d’or dans ce petit restaurant au milieu de nulle part, dans cette boutique…

Je me rappelle le livre d’or du salon du terminal 2F à Roissy où un mot des 2 Be 3 avec des ronds sur les i côtoyait l’écriture majestueuse de Catherine Deneuve. Ainsi le livre d’or est un truc profondément égalitaire puisque qu’on y trouve pèle mèle un paraphe de Président, de rock star ou bien une bafouille de la famille Moulin de Los-Les-Lille qui félicite le patron du chouette restaurant dans lequel on se trouve d’un :

"C’était vraiment très bon, l’accueil était vraiment très sympa, on a très bien mangé et même que Tonton Henry il a bien aimé le touraine hi hi hi "

En général à la ligne d’après il y a un petit mot d’une famille Anglaise du Gloucestershire qui dit en substance :

" Thank you for this WONDERFULL meal !!! the food was SO great !!! the chef SO NICE !!! Merci beaucoup !!! ” (les anglais ont cette tendance à mettre beaucoup de points d'exclamation lorsqu'ils s'expriment à l'écrit sur un livre d'or, contrairement aux américains qui eux en général les emploient aussi beaucoup quand ils parlent...)

Des fois, on se dit que c’est dommage qu’il n’y ait pas de livre d’or chez le dentiste pour y trouver un petit mot de la famille Moulin :

« C’etait vraiment très sympa, merci pour cet accueil chaleureux, et même Tonton Henry il a bien aimé la roulette ».

Bref j’aime bien les livres d’or. Du coup depuis quelques semaines j’en ai rajouté un sur mon blog (juste au dessus de cette chouette photo que j’ai pris moi-même il y  quelques année sur ce lac gelé, quelque part très au nord de Toronto…). Mais il se trouve que pour des raisons qui m’échappent, ce livre d’or est pour le moment aussi immaculé que le lac de la photo.

Peut être passe t’il inaperçu ?  ou bien c’est la page blanche qui  fait un peu peur...

J’ai donc décidé de remédier à ces deux causes probables.

D’une part j’attire l’attention sur ce lien (juste au dessus de la photo, il faut cliquer sur le ici ou bien si on préfère, ca marche aussi, j'en mets partout pour maximiser l'attraction du lecteur vers l'un de ces liens qui permet de laisser un commentaire sur le livre d'or.

Comment ça c'est un procédé malhonnète ?

D’autre part, pour que les gens aient moins peur de la page blanche, et en raison d’une légère tendance schizophrène, je vais laisser moi-même le premier commentaire sur le livre d’or de mon blog.

Une tendance au sadisme me pousse à écrire que ce blog est nul, ce qui ne manquera pas d’assouvir chez moi un penchant masochiste quand je découvrirai ce commentaire.

Etant également atteint d’une légère cyclothymie, je tiens néanmoins à préciser que ce blog est génial, même si j’imagine qu’à cause du sentiment de paranoïa qui m’habite les gens qui m'en veulent ne manqueront pas de mettre des commentaires méchants.

Si c’est le cas je me consolerai en lisant les traces dithyrambiques, laissés par mes amis célèbres (dont Madonna, Alain Souchon, Etienne Daho ou Benjamin Biolay) avec qui je dîne fréquemment pour m'entretenir de mon problème de mythomanie.


Mais soudain voilà qu'un doute perfectionniste m’étreint : ai-je écris le bon premier commentaire pour mon livre d’or ou bien aurai-je du opter pour le plus simple et toujours efficace
"C’était vraiment très bon, l’accueil était vraiment très sympa, on a très bien mangé "
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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 00:00

Il y a quelque chose de profondément ennuyeux dans le Dimanche.

Il n’y a jamais trop grand-chose à faire ce jour là. Tapez dimanche dans le moteur de recherche de photos de yahoo (assez pratique pour illustrer un blog) et vous ne trouverez que des trucs ennuyeux : des photos de groupes de majorettes, de réunions de famille, de courses de motos.

Depuis l’enfance, le dimanche est la journée dans laquelle se concentrent tous les moments d’ennui comme la messe, les déjeuners de famille, Jacques Martin ou Michel Drucker à la télé, et puis le pull en mohair d’Anne Sinclair ou le générique de Maguy qui vous rappelait qu’il vous restait des devoirs à faire.

C’est toujours vers l'heure du goûter que revient comme cette boule à l’estomac qui va de paire avec la certitude que demain y’a école et la nécessité de faire son cartable. En fait, c’est comme si on était déjà presque un peu lundi et le lundi est un sale jour  : les statistiques sont formelles, le lundi est le jour de la semaine où il y a le plus d’accidents du travail, le plus de suicides. Les réunions les plus foireuses, les engueulades les plus vives, les visages les plus fermés dans les rames de la ligne 1 se rencontrent le lundi.

Il m’arrive donc de prendre une récup le lundi comme un antidote à ce qu’il est convenu d’appeler le syndrome du dimanche. C’est relativement efficace mais ce procédé a ses limites car il ne fait que repousser l'apparition du syndrome du dimanche au moment du goûter, le lundi. Un simple raisonnement par récurrence (j’ai fait des études scientifiques étant plus jeune…) pourrait laisser penser que l’on peut régler définitivement le problème de mal-être dominical en posant cinq RTT à la suite. Le problème c’est qu’on risque alors de tomber dans un truc plus profond encore appelé le syndrome de la rentrée des classes.

Je vais donc laisser tomber mon projet de RTT et aller faire mon cartable pour demain.

 
I don’t care if Monday’s blue
Tuesday’s grey and Wednesday too
Thursday I don’t care about you
It’s Friday and I’am in love (...)

Saturday wait
and Sunday always comes too late.

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 07:45

Hier, profitant d’une journée de récup (bénies soient les récups en milieu de semaine prises sur un coup de tête…) je me suis rendu chez le coiffeur (il se passe quand même des trucs incroyables dans ma vie et sur ce blog…).

Chez le coiffeur, j’aime beaucoup le moment du shampoing, je crois que je pourrais me faire gratouiller le cuir chevelu pendant des heures.

Chez le coiffeur, j’aime beaucoup observer les petites vieilles qui viennent se faire teindre les cheveux en violet toutes les semaines (quand on y pense l’industrie de la coiffure n’est pas loin de faire son beurre de façon majoritaire sur les petites vieilles qui viennent, tous les mardis, claquer leur retraite et raconter leurs problèmes d’arthrose avant d’aller jouer au bridge avec les copines).

Chez le coiffeur, j’aime pas trop par contre les conversations de salon de coiffure qui se résument pour la plupart à « fait trop chaud », « fait trop froid », « fait trop tiède » ou bien « est ce que vous prenez des vacances bientôt » ou encore « le monde ne tourne pas rond ma bonne dame »

Chez le coiffeur, j’aime pas trop non plus les cheveux qui grattent dans le cou quand on est rentré chez soi (si elle savait ma coiffeuse, que la première chose que je fais en rentrant est en général de prendre une douche et de me laver les cheveux) et puis aussi je déteste ce truc idiot que font tous les coiffeurs de la terre à la fin de leur prestation, qui consiste à prendre une glace puis, grâce à un subtil jeu de miroir, à vous faire approuver votre coupe vue de derrière. Mais quel est le malade qui a mis ce truc au programme des écoles de coiffure ? Le truc gênant c’est qu’il faut toujours donner un avis sur l’allure de sa nuque (alors qu’a ce stade là même si c’est raté il n’y a plus grand-chose à faire que d’attendre que ça repousse …) et comme on ne sait pas trop quoi dire et qu’on n’ose pas tellement avouer non plus qu’on s’en fout, on se contente en général d’un hochement du bonnet un peu contrit et toujours ridicule.

Ce qui est étonnant c’est que dans un monde où on fait tout plus vite (on se déplace plus vite, on communique plus vite etc etc …) on met toujours le même temps à se faire couper les cheveux. La technique est la même qu’il y a cent ans et restera la même jusqu'à ce qu’on invente une machine à laser asynchrons haute pression qui en quelques secondes vous façonnera une coupe identique à celle du modèle de la couverture du magazine que vous aurez préalablement découpé et introduit dans le scanner de la dite machine.
Comme tout le reste se fait plus vite, on passe proportionnellement plus de temps à se faire couper les cheveux par rapport à nos autres activités (ce raisonnement tordu peut être mis sur le compte du décalage horaire, mais je vous promets que si on fait un camembert du temps que l’on passe à faire les choses, la portion coiffeur est globalement une de celles dont la taille a le plus augmenté proportionnellement  aux autres).

De tous les commerçants de proximité, le coiffeur est celui qui vous emmène le plus rapidement et naturellement dans une relation à la fois exclusive et possessive.

On peut sans problème faire des infidélités à sa boulangère sans qu’elle s’en aperçoive (on se sent toujours un peu coupable de faire des infidélités à ses commerçants habituels et on est toujours un peu piteux quand on se fait prendre la main dans le sac donc autant éviter...). Pour la boulangère donc, il suffit de faire un peu attention et ne pas passer devant sa boulangerie attitrée avec cette autre baguette qu’on aime bien aussi sous le bras. Votre boulangère se dira que vous avez mangé au restau ou bien que vous êtes parti en vacances.

Par contre impossible de cacher la moindre infidélité à votre coiffeuse : un simple regard expert à votre crâne, lors de votre prochaine visite suffira à révéler la trahison capillaire commise pendant vos vacances, pendant ses vacances, ou bien parce que vous aviez envie d’autre chose. Elle vous lâchera un « oh oh c’est pas ma nuque ça » avant de se lancer, verte de rage, dans le massacre en bonne et due forme de votre cuir chevelu. En fait, la seule infidélité possible ne pouvant attirer les représailles est une infidélité définitive qui lui fera penser que vous n’habitez pas dans le quartier. Par contre autant changer de quartier aussi car malheur à vous si vous et votre nouvelle coupe la croisez dans votre rue…

 

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1 mars 2006 3 01 /03 /mars /2006 00:00

L’autre jour, avec ma responsabilité dans la vie*, nous nous sommes rendus à la cité des sciences. Nous avons fait la queue pendant des heures, nous nous sommes fait bousculés devant les attractions, avant d’enfin trouver un endroit pour déjeuner. Au milieu du repas, Louise se lève, fait un énorme sourire et nous lance un informatif :

- Je vais faire caca, je reviens

C’est toujours marrant cette spontanéité qui caractérise les enfants à l’age ou ils se soucient moyennement du prochain tiers provisionnel, d’avoir fini ses congés payés pour la fin mai et de payer les traites de l’appart.

J’aime imaginer parfois un monde où l’on garderait cette spontanéité à l’age adulte et ou par exemple un PDG pourrait se lever en plein milieu d’un conseil d’administration, faire un énorme sourire et lancer un informatif :

-Je vais faire caca, je reviens

L’enfance a son lot de problèmes gravissimes comme celui de préférer cette luge bleue à la luge verte au moment ou le petit cousin s’est déjà emparé de la dite luge bleue. La scène se termine en général par un échange de mandales dans le dos des parents suivi de d’une crise de larme et d’un gros câlin. Les problèmes ont aussi des solutions simples à cet âge, une crise de larme un gros câlin et on passe à autre chose…

Pourquoi ne garde t’on pas à l’age adulte cette capacité que l’on a étant petit à fabriquer des énormes larmes ?

Un certain nombre de comportements de l’age adulte ne sont pas si éloignés que ça de ceux qui nous animent au cours de l’enfance. La jalousie, l’envie, le caprice, la déception trouvent leur place dans nos vies de grandes personnes.
Ces sentiment s’expriment juste de façon moins directe, plus perfide, en envahissant un pays voisin, en faisant une petite guerre ou en balançant des avions dans des tours.

Par chance, il arrive que certain de ces comportements percent le carcan de la réserve obligée du monde des grands. Je me rappelle par exemple ce grand chef dans une réunion stratégique dont la seule intervention fut de demander à son voisin :

- Il est chouette ton stylo, tu l’as eu où ?

Par contre l’histoire ne dit pas ce qui s’est passé au moment où le dit voisin a refusé de lui prêter ce chouette stylo…

* Louise, cinq ans ma filleule et ce truc qui me fait littéralement fondre au moment où elle m’aperçoit et qu’elle se met a courir le plus vite qu’elle peut à travers la foule pour me sauter dans les bras et me faire un bisou.

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