Depuis toujours l’homme a l’obsession d’être le premier. Etre le premier à découvrir les Amériques, le premier à inventer la bombe atomique, le premier à aller sur la lune etc etc …
Quand bien même on ne serait pas destiné à laisser une trace aussi profonde que celles là dans le sillon de l’humanité, on éprouve dans la vie de tous les jours comme un sentiment de plénitude lorsque l’on réussit à occuper une place au premier rang à l’Olympia, a rentrer en premier dans ce magasin le premier jour des soldes, ou bien à démarrer en premier au feu rouge.
A l'école, où l'on est depuis la plus tendre enfance conditionné à conquérir la première place, l'ordre des choses banales est le plus souvent régit par l'ordre alphabétique, ordre supérieur au sein de l'Education Nationale. Moi qui suis un "t" (c'est-à-dire que mon nom de famille commence par un "t") j’ai souvent envié les "a" et les "b", ceux qui en premier savaient dans quelle classe ils étaient affectés, ceux qui connaissaient leurs notes avant tout le monde. Au fond d'eux les "a" savaient que l'orthographe de leur patronyme leur conférait un avantage absolu et ils en profitaient pour nous torturer un peu, par exemple en sortant de la visite médicale en nous faisant croire qu'on était sur le point de subir des trucs abominables auxquels ils venaient juste de survivre avant de nous laisser à notre attente insupportable et de s'en aller jouer dans la cour de récréation en riant.
Parfois pourtant être le premier n’a pas que des avantages. En temps de guerre, par exemple, les "a" ont beaucoup plus de chance que les "t" de sauter sur les mines (on le sait assez peu mais l’ordre alphabétique est aussi très prisé par le ministère des armées quand il s’agit de trouver des volontaires pour s’aventurer en premier dans un terrain inconnu possiblement miné).
Parfois quand il sent le danger l’homme renonce à cette quête d’excellence et lance un « vas-y toi plutôt » à un congénère moins finaud. C’est ainsi que l’espèce humaine s’améliore par la survie de ceux qui appréhendent le danger. Notons au passage que cela contribue aussi à parfaire les capacités de manipulation de cette même espèce.

J’ai toujours eu du mal à comprendre l’intérêt qu’il pouvait y avoir à courir après un ballon et peut être encore plus celui qu’il pouvait y avoir à enfiler LE survêtement officiel de l'équipe de France et se vautrer dans le canapé pour observer, une bière à la main, ses contemporains se livrer à cette curieuse occupation.
Le premier juillet marque le début des vacances et avec lui celui des grands départs. L’occasion pour les rédactions des
A Tokyo l'un des trucs les plus compliqués, c’est de sortir du métro : les stations de métro sont de vrais labyrinthes multi-niveau d’où il est difficile de s’extraire. C’est un peu comme si le type qui a conçu la station Châtelet les halles avait conçu toutes les stations de métro ici.
Quand on voyage en Asie et notamment au Japon, que ça soit en train en métro ou en avion, il n’est pas rare d’être le seul occidental dans le moyen de transport en question. Ceci a principalement deux conséquences, l’une de dépasser toujours l'assemblée d’au moins une tête, l’autre de se sentir observé un peu comme pourrait l’être un martien fraîchement descendu de sa soucoupe.
Le séminaire annuel est un évènement courant dans bon nombre d'entreprises multinationales.
J’ai toujours aimé les aéroports. Il y a dans ces lieux une atmosphère qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Je suis en train de faire une valise.
J’aime bien les périodes un peu calmes au bureau, celles où l’on ne se sent pas obligé de mettre la cravate, où l’on ne fait pas trop la queue au self, où le téléphone ne sonne presque pas, où l’on a le temps de faire des trucs incroyables, comme par exemple ranger son bureau ou son disque dur.


