Ce matin, en jetant un œil circulaire au wagon de métro de la ligne 1 dans lequel je me trouvais, j’ai eu comme une impression de déjà vu dans l’opus 2 de la guerre des étoiles (l’attaque des clones).
Dans les wagons de la ligne 1 tout le monde porte à peu près le même costume, écoute à peu près la même musique sur le même ipod. Tout le monde arbore le même air blasé, lit le même gratuit journal et moi aussi.
Pour être précis je crois que Paris compte deux armées : celle des lecteurs de "20 minutes" et celle des lecteurs de "métro".
D’habitude, je combat dans l’armada des "20 minutes" que je trouve plus agréable à lire mais voilà, ce matin je me suis accordé une nano grasse matinée (ce qui correspond a reculer de réveil d’une demi heure environ). Résultat, en arrivant à la station Villiers je me retrouve devant un présentoir de" 20 minutes" désespérément vide, dont la vision rappelle celle des champs africains après le passage des sauterelles tueuses.
Devant la pile de "métro" alternative, j’arrive rapidement à la conclusion que je n’aurai pas ce matin le choix de mon gratuit journal, situation analogue à se voir contraint de choisir le poisson pour repas transatlantique car on est au 50 C et qu’en général quand l’hôtesse arrive au 50 C il a bien longtemps qu’il n’y a plus de bœuf dans le chariot…
Je m’empare donc à contrecoeur d’un numéro de "métro" gisant sur le dessus de la pile (d’ordinaire j’aime mieux prendre un exemplaire en dessous de la pile, mais là j’étais un peu à la bourre).
Un fois embarqué dans la rame, mon ipod et moi entamons la lecture de cet inhabituel journal. On peut y apprendre à la page 16 qu’en se rendant sur le site www.keo.org, on peut envoyer un email qui sera embarqué dans un satellite lui même lancé dans l’espace en 2007. Ce satellite reviendra sur terre cinquante mille ans plus tard et delivrera ces messages aux gens de dans 50.000 ans.
Mais voilà, on ne sait pas trop ce qui se trouvera sur terre dans 50.000 ans car il n’est pas impossible qu’en 50.000 ans l’homme ait eu le temps d’avoir été assez fou pour s’anéantir dans une belle guerre thermonucléaire globale et céder ainsi la place à l’ère des insectes.
Et si un tel projet avait été lancé il y a cinquante mille ans ?
Alors probablement, ces email de Neandertal là nous raconteraient le Pléistocène supérieur , nous diraient qu’il y a du paléolithique supérieur dans l’air.
Ces bouteilles à la mer nous raconteraient peut être la disparition de l’Atlantide ou l’installation des premiers hommes dans les alpes.
Par contre le procédé a ses limites, car même si ces gens d’il y a 50.000 ans semblent déterminés à faire évoluer le langage au paléothique supérieur bien plus vite qu’au cours de deux millions d’années qui ont précédé, il est très probable que nous ne puissions comprendre un traître mot de ces emails à peine articulés.
Une chose est sure pourtant c’est que dans 50.000 comme dans 150 ans, on s’en souviendra plus, de ta première ride, de nos mauvais choix*.
C’est cette chanson sublime qu’entonne mon bleu pod au moment précis où s’ouvrent du coté inhabituel les portes de ma rame à la station esplanade de la défense indiquant qu’il est temps d’arrêter de rêvasser aux gens de dans 50.000 ans à ceux d'il y a 50.000 ans et d’apporter ma nano contribution à la hausse de l’indice CAC 40 du jour.
* Paroles et musique Raphaël Haroche



Au concert, je me suis toujours demandé par quel mécanisme étrange la hola, quand elle se forme, tourne toujours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre…Je crois qu’un type dans un laboratoire s’est penché sur le sujet et a conclu quand dans 98 % des cas la hola tourne dans ce sens là sans que personne soit bien capable de comprendre pourquoi …
Hier matin, un peu après que le réveil ait* sonné (en fait, je ne crois pas qu’il est soit correct d’employer l’expression « le réveil a sonné » lorsque le réveil vous réveille avec la radio, le problème c’est qu’il n’existe pas de mot pour cela, vraiment je ne vois pas…).
J’aime bien jeter un œil aux livres d’or quand par hasard j’en croise un.
L’autre jour, avec ma responsabilité dans la vie*, nous nous sommes rendus à la cité des sciences. Nous avons fait la queue pendant des heures, nous nous sommes fait bousculés devant les attractions, avant d’enfin trouver un endroit pour déjeuner. Au milieu du repas, Louise se lève, fait un énorme sourire et nous lance un informatif :

