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11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 11:28

Je n’avais jamais vraiment traîné de ce coté là de Paris avant d’habiter pas très loin de la Place de Clichy.

Il faut reconnaître que ce lieu n’est pas tellement un endroit où l’on va, mais plus un endroit où l’on passe, par exemple pour rejoindre le périph si l'on est en voiture ou bien pour se rendre à pied à Montmartre si l’on vient de Villiers.

Ou alors, c'est qu'on a une bonne raison, comme par exemple aller voir un film au Pathé Wépler ou mieux au cinéma des cinéastes ou alors aller acheter du placo au Castorama (je ne peux pas croire que se rendre au flunch très glauque au dessus du casto puisse consister un but en soi).

Ce qui me frappe dans la place de Clichy, c’est que ça tourbillonne à toute heure du jour et de la nuit. Un peu comme si tourner autour de la place était un moyen de prendre son élan pour gagner de la vitesse afin de se lancer vers un autre quartier de Paris, comme un vaisseau spatial pourrait le faire autour de la lune, mettant à profit les lois de Képler pour bénéficier d’une foudroyante accélération naturelle vers la planète Mars.

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 08:01
Je rêve de pouvoir accrocher sur les portes du métro ce petit carton que l’on suspend à la poignée extérieure de sa chambre d’hôtel et qui a l’effet magique que personne ne vient alors plus vous déranger ou faire du bruit (notons aux passage qu’on peut également le suspendre à la poignée intérieure auquel cas il est nettement moins efficace).

Il faudrait que l’on interdise l’accordéon dans le métro (et peut être aussi l’accordéon tout court d’ailleurs). Je supporte de moins en moins bien (en fait non en y repensant je n’ai jamais supporté) le son de l’accordéon après une journée de travail (avant non plus d’ailleurs, ça n’est pas davantage supportable l’accordéon au réveil).

Même bien joué, l’accordéon est toujours un supplice aux oreilles. Au fait est-il possible de mal jouer de l’accordéon ? L’accordéon est il un instrument qui permette que l’on en joue doucement ?

A chaque fois, mon ipod tente du lutter contre le volume sonore de l’engin dans une absolue cacophonie avant de lâcher prise me condamnant à l’unique son de l’instrument diabolique. J’ai souvent eu envie de proposer une subvention culturelle de 20 euros aux saltimbanques dissonants sous la condition qu’ils aillent torturer le wagon d’à coté.

Quitte à jouer de la musique dans les wagons du métro, pourquoi ne pas choisir un instrument calme et harmonieux, je sais pas moi la flûte traversière, le triangle ou même la harpe ? Je suis sur que je donnerais des sous avec plaisir à quelqu’un qui jouerait de la harpe dans les rames de la ligne 1 notamment
parceque je ne crois pas que l'on puisse jouer de la harpe fort.

Je me rappelle il y a quelques années avoir croisé dans les couloirs du métro une dame qui jouait de la harpe. Entendre raisonner ce son dans le métro parisien avait un je ne sais quoi de surréaliste et d'agréable. J’ai cependant du mal à croire qu’elle ait pu faire passer sa harpe à travers les tourniquets, je pense donc qu’elle s’était résignée à vivre dans les couloir du métro après qu'elle eut terminé le montage de sa harpe en kit pour tuer le temps en attendant son métro.
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 08:01

Hep

Je prends beaucoup de taxis. Non pas par goût de prendre des taxis, mais comme une conséquence directe du fait que je prends beaucoup d’avions et que je n’ai pas de voiture.

Il y a des chauffeurs de taxi qui vous conduisent d’un point A à un point B sans un mot, sans un regard. Parfois vous adoreriez tomber sur ce chauffeur de taxi muet pour vous conduire très tôt le matin à l’aéroport mais en général quand vous n’avez pas envie de parler, vous tombez plutôt sur un bavard qui meurt d’envie de vous faire un brin de causette. Paris dort encore, les travestis vont se raser, les strip-teaseuses vont se rhabiller, normalement à cette heure ci vous êtes au fond de votre lit, là vous êtes tout vermoulu vous n’avez qu’une envie, qu’on vous laisse tranquille au fond de cette Mercedes, mais vous ne pouvez échapper à cette conversation passionnante sur le fait que rien ne va dans ce pays.

Je me rappelle d’une chauffeuse de taxi qui ne m’avait pas décroché un mot jusqu’à ce que je remarque avec étonnement la présence d’un chien sur le siège passager. J’ai alors eu droit au bulletin de santé détaillé du dit chien qui était sujet à des crises d’épilepsie dont aucun détail ne m’a été épargné pendant l’intégralité du reste du trajet.

Je me rappelle de ce chauffeur de taxi visiblement très mal dans sa tête qui insultait son taximètre sous le prétexte qu’il avait émis un bip déplacé avant de lui taper dessus en lui criant « toi je vais te casser la tête ». Le tout en atteignant en un temps record la vitesse de 140 km/heures sur le boulevard circulaire de la Défense.

Je me rappelle avoir failli perdre douze fois la vie à bord de ce taxi à Marseille dont la conduite avait sans doute inspiré les scénaristes du film taxi. Je me rappelle lui avoir lâchement menti quand en me tendant sa carte il m’avait demandé si je reprenais l’avion le soir.

Je me rappelle avoir lu mille fois sur le visage des chauffeurs de taxi l’expression caractéristique du mensonge au moment où ils vous annoncent que la machine à carte bleue est en panne alors que vous n’avez pas de liquide. Quelques minutes plus tard votre valise et vous parcourez tout l’aérogare à la recherche d’un improbable distributeur de billet avant de traverser de nouveau le terminal dans l’autre sens et de vous acquitter enfin de cette dette sur laquelle votre gentil chauffeur n’aura pas à s’acquitter de la commission  de 3 % d’un paiement par carte.

Je me rappelle être rentré souvent à pied le soir, en ne croisant que des taxis occupés, des taxi libres que ça n’intéresse pas d’aller dans votre rue, ou des taxis vides qui semblent faire mine de ne pas vous avoir vu héler. (Héler est un verbe désuet comme je les aime qu’on ne peut employer dans nulle autre situation que celle de héler un taxi).

Par bonheur, je me rappelle aussi des courses sans histoires dans Paris au petit matin, des trajets presque aériens sur les voies sur berges désertes la nuit avec les monuments illuminés qui défilent derrière les fenêtres. 

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10 avril 2006 1 10 /04 /avril /2006 00:00

Ce matin, un forte envie de ne pas aller travailler m’a conduit à m’accorder dix minutes de sommeil en plus.

Au début gratter dix minutes de sommeil c’est relativement simple : deux petites baffes au réveil et on n’en parle plus. Après, tout se déroule de la même façon que lorsqu’on se lève à l’heure normale jusqu'au moment où on arrive dans le métro. En effet dix minutes, c’est à peu près le temps qu’il faut pour passer d’une situation métropolitaine quand même chargée (la ligne 1 à 8h20) à une situation métropolitaine  extrêmement chargée (la même ligne 1  à 08h30).

Arrivé sur le quai, on se rend assez vite compte que la demi-heure qui vient ne va pas être très drôle (en plus on est lundi). Une fois dans le wagon on regretterait presque ces dix minutes insouciantes de pur bonheur volées au Grand Capital bien au chaud sous la couette en plume d’oie.

Vu l’heure, il n’est même pas la peine d’imaginer arriver à se faufiler vers ces places idéale où l'on peut s'adosser contre les gros joints en caoutchouc entre les wagons et lire le journal peinard. Il faut rapidement se rendre à l’évidence : on fera le voyage contre le porte, à la mauvaise place.

On se rappelle alors les mauvaises places de son passé : ce fauteuil du milieu d’une rangée de cinq dans un 747 bondé, cette place au théâtre juste derrière un poteau à laquelle on ne peut pas étendre les jambes, cet emplacement de camping tout près de la fausse septique, ce fauteuil au cinéma parfait jusqu’à l’instant où vient s’asseoir Gulliver sur le fauteuil aligné du rang de devant.

On s'installe donc tant bien que mal dans ce coin du métro qui n’en est pas un, là où l’on ne peut se rattraper à rien en cas de coup de frein, là où l’on est obligé de descendre à chaque station pour laisser passer les gens qui sortent, là où l’on a du mal a retrouver son bout de mètre carré en remontant parce que les gens qui étaient sur le quai se foutent que vous étiez avant eux dans le wagon et se dépêchent de se faufiler dans les coins les plus confortables (contre les strapontins) vous abandonnant à votre mauvaise place, celle ou il n’est même pas la peine d’imaginer ouvrir le journal ou prendre un quelconque appui.

Cette place que personne ne vous envie et à laquelle vous vous dites que deux heures de sommeil en plus auraient pu vous éviter de vous retrouver dans cette situation inconfortable.

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 00:00

Avec le printemps, vient le temps des brocantes à tous les coins de rues et notamment aux Batignolles.

Du coup le week-end dernier il y avait brocante aux Batignolles.

La brocante aux Batignolles le dimanche après-midi est une occasion de plus de faire le tour du pâté de maison pour digérer le gigot flageolet de maman.

J’aime bien les brocantes, s’y promener a un coté reposant, on a l’impression que le temps s’est arrêté, que plus rien ne compte, qu’on s’est perdu dans le grenier de sa grand mère.

J’aime bien farfouiner les vieux 45 tours aussi (le correcteur othrographique de word a beau protester de l’absence de ce mot dans le dictionnaire, j’utiliserai ce mot qui n’existe pas si j’en ai envie).

J’aime sentir l’odeur des vieux bouquins posés à coté des baigneurs en celluloide au joues rouges et de cette collection de repose couteau qui tous attendent preneur sur une table de camping bancale.

Par contre j’aime beaucoup moins ces petites échoppes qui tentent de vous vendre des vrais faux meubles antiques qui n’ont de d’ancien que l’apparence ou ces vêtements prétendument surannés, sortis il n’y a pas un mois d’une usine en chine.

J’ai l’impression que la principale occupation du brocanteur moyen consiste à casser la croûte avec les copains sur un fauteuil louis XVI en attendant le pigeon.

Ca a un coté un peu surréaliste des fois, de voir ces gens déjeuner dans un intérieur chargé de bibelots vieillots. Pour un peu on aurait l’impression de déranger quand on demande le prix de cette statuette. D’ailleurs souvent on dérange c’est à peine si on se s’entend pas répondre  : écoutez, là je suis en train de déjeuner, je vous escroquerai tout à l’heure d'accord ?

Je n’ai jamais vu un seul prix apparent dans ce genre de manifestation, et c’est précisément ce détail qui aurait tendance à me laisser penser que l’honnêteté n’est pas forcement la principale qualité nécessaire pour réussir dans ce métier…

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 00:00

J’ai toujours été surpris de la vitesse à laquelle l’être humain est capable de coller une étiquette de gentil ou de méchant, d’ami ou d’ennemi, de type bien ou de sale con sur le front de ses congénères en fonction des circonstances et non en fonction de la nature profonde des congénères en question.

Par exemple, vous êtes à bord d’une rame de la ligne 13. C’est le matin, la rame est bondée (forcément on est sur la ligne 13, truc à éviter absolument, être dans une rame de la ligne 13 le matin, mais parfois il n’y a pas vraiment d’alternative). Au moment où le métro arrive à la station Saint Lazare, vous avez cette vision d’horreur : une armée de voyageurs hostiles se prépare à l’assaut de votre wagon avec leur énormes sacs. Et là vraiment vous ne comprenez pas que ces gens et leurs énormes sacs ne puissent pas attendre la suivante rame et veuillent à tout prix monter la votre alors qu’il serait quand même beaucoup plus poli d’attendre la suivante. Du coup votre obsession actuelle est d’occuper le plus d’espace possible dans le wagon, afin de donner l’impression celui-ci est beaucoup plus rempli qu’il n’est vraiment, dans le but de dissuader tous ces gens de tenter une entrée.

C'est alors que vous constatez à quel point ces gens qui n’ont pas encore leur place dans votre wagon peuvent être agressifs et malpolis. Certains ont même l’insolence de vous demander de vous pousser dans le couloir dans lequel (selon eux) ils resterait de la place, alors qu’on voit quand même bien que cette rame est pleine…

De la même façon, lorsque vous revenez d’un après-midi shopping aux Galeries Lafayette, ce samedi après midi, les bras à peine chargés des tout petits sacs, vous trépignez sur le quai de la station Saint Lazare en pestant contre cette fichue ligne 13 et ce métro qui n’arrive pas. Au moment où s’ouvrent les portes sur ce wagon forcement bondé (on est sur la ligne 13), vous ne comprenez vraiment pas pourquoi tous ces cons ont l’air de vouloir occuper le plus d’espace possible (peut être pour vous faire croire que la rame est plus pleine qu’elle n’est, dans le but de vous dissuader d’y monter). Pourtant vous et vos minuscules paquets, vous ne demandez rien de plus que de pouvoir rentrer chez vous. Et puis, vous en êtes certain, il reste de la place dans le couloir dans laquelle cette bande d’empotés pourrait quand même se pousser.

Les gens n’ont décidément rien de mieux à faire que d’encombrer les rames de la ligne 13 le samedi après midi au lieu de rester  tranquillement devant leur télé.

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4 mars 2006 6 04 /03 /mars /2006 00:00
Il doit y avoir un type à la RATP dont le boulot consiste à trouver des noms aux stations quand on en crée de nouvelles ou bien qu’on décide de changer le nom d’une station existante. A mon avis ce job là est une planque en or, puisque sur les vingt dernières année ce gars là a, si je compte bien, accouché de :

- La station Cluny La Sorbonne (il s’est pas foulé sur le coup car l'ancien nom de cette station était Cluny)
- Le changement de la station « Rue Montmarte » en « Grands Boulevards » (
station où s'égaraient régulièrement des hordes de touristes persuadés qu'ils étaient que cette station les mènerait au pied de la butte*…)
- Tous les noms de stations de la ligne 14.
- Les stations parisiennes de la ligne d’Eole (Havre-Caumartin (facile), Magenta (non sans doute en feuilletant nonchalamment un nuancier pantone peu apres avoir terminé les mots croisés de télé star).

Force est de reconnaître qu’en plus d’être une grosse feignasse, ce type n’a aucune inspiration ni aucun humour. Je sais pas moi mais si j’avais le pouvoir de nommer les stations de métro, il y aurait au moins sur mon plan de métro à moi la station « d’après » dans le seul but de pouvoir assister au dialogue un peu surréaliste suivant :

le touriste : "Excusez moi pour aller à Notre Dame  ?"
le parisien : "Facile, descendez à la station d’après" (niark niark niark)

Sans compter que je prendrais un malin plaisir à baptiser plusieurs stations du même nom, comme ça juste pour jouer...

Comme il a forcément du temps libre ce gars là c’est sans doute aussi lui qui s’occupe de temps en temps de relooker le petit lapin, celui qui risque de se faire pincer très fort. Mes recherches internet sur le sujet n’ont trouvé que deux versions de ce lapin ami, l’un en salopette orange, l’autre en t-shirt jaune, plus d’info sur ce lapin pourront être trouvés au bout du lien ci-avant.

Je pense aussi que c’est ce type qui a eu, dans un moment d’oisiveté, cette idée de génie, de faire peindre d’étranges zébrures sur les quais de Saint-Lazare (sur la ligne 13). Un panneau assez bien caché indique qu’il serait sympa de la part des passagers de ne pas stationner sur les zébrures et permettre ainsi le déchargement fluide et rapide des passager de l’intérieur du métro quoi souhaitent descendre à cette station avant de procéder au chargement tout aussi fluide et rapide des passagers de l’extérieur du métro qui souhaitent monter à cette station. L’idée est simple mais vouée à l’échec dans un pays comme la France : les gens tout contents de pouvoir deviner l’emplacement ou s’arrêteront les portières de la suivante rame forcément bondée, se massent précisément à cette endroit là . Ainsi ils sont surs d’être pile poil en face de la suivante porte et d’être les premiers à monter dans le suivant wagon garantie fragile d'obtenir sinon un place assise, à défaut une place tout court ou au moins un bout de place.

Peut être une prochaine étape, maintenant que les gens se sont habitués, pourrait être de faire déplacer ces zébrures à un endroit où ne se trouvera aucune porte jamais et obtenir ainsi l’effet initialement recherché.

Si l'experience est un succès, peut être pourrait-on aussi renommer cette station en Pavlov.

Mais au fait quel était le petit nom du chien de Pavlov ?


* Ceci n'est pas une contrepétrie
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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 15:31
Dans le Zurban de cette semaine, à la page 6 se trouve un petit article sur une boutique au nom évocateur de « L’autre rive » qui s’est lancée sur le créneau un peu original mais certainement fort lucratif du cassage des codes pourtant solidement établis des pompes funèbres.
Je me suis toujours demandé d’où venait ce nom étrange pompes funèbres. Funèbre je vois biens, mais pompes je vois pas, si ce n'est que ces gens là pompent en général beaucoup d’argent à des gens dans un moment où ils sont moyennement enclins à négocier une petite ristourne à l’aide de grosses ficelles comme de feindre de sortir de la boutique en lâchant un « on va réfléchir, on reviendra peut être la semaine prochaine… ».

Ce magasin, donc, permet d’aller de son vivant faire le shopping de ce dont on aura besoin de son mort. Cette échoppe propose par exemple des cercueils fantaisie : en osier, en carton, à décorer soit même : quitte à passer la prochaine éternité dans cette boite autant en avoir choisi la déco.
J’avais entendu parler d’une folle qui avait acheté son cercueil très en avance et en avait fait un élément de décoration chez elle et se livrait pendant des journées entière à ce passe temps peu répandu qu’est la pyrogravure sur cercueil.
Je voudrais voir la tête du recruteur qui lui aurait innocemment posé la question :


- Et sinon est ce que vous avez une passion ?

-Oui la pyrogravure sur cercueil, mon propre cercueil.

Le dit magasin propose aussi tout un tas de trucs rigolos à faire avec ses cendres : les transformer en diamant (très chic le papy monté en broche, fièrement porté sur le col du tailleur de sa veuve), les disperser d’une montgolfière, dans un feu d’artifice (j’aime bien l’idée), ou bien l’orbite à jamais autour de la terre pour un montant somme toute très raisonnable.

Il est intéressant de noter que si le législateur autorise moyennement la fantaisie avec un corps non carbonisé (j’en veux pour preuve ses délicieux entrefilets qu’on trouve de temps en temps dans le journal de ce petit vieux qui finit au tribunal pour avoir conservé la corps de sa veuve bien aimée dans le congélateur familial à la cave, en attendant ce jour où la science aura progressé au point de pouvoir décongeler puis ramener à la vie sa pauvre femme), ce même législateur ne fixe quasiment pas de limite à ce que l’on peut faire avec un proche une fois qu’il a été réduit en cendre.

On est ainsi autorisé à garder les cendre de papy dans une petite boite au dessus de la télé, lesquelles cendres finiront peut être au fond du sac de l’aspirateur si d'aventure le chat, qui aime bien se promener sur la télé renverse accidentellement papy sur la moquette. En y réfléchissant je suis sur qu’on peut trouver deux ou trois autres idées forcément elles aussi lucratives comme intégrer les cendre de papy dans un terreau de luxe pour les plantes de mamie (ça doit être plein de sels minéraux forcément) et pouvoir s’enthousiasmer que papy fait pousser de jolies fleurs en ce moment...


http://www.autrerive.fr

 

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30 décembre 2005 5 30 /12 /décembre /2005 19:13
Ce matin je me suis rendu à la poste de l’Avenue de Clichy (il se passe vraiment des trucs incroyables dans ma vie et sur ce blog…). Alors que je débouchais sur l’avenue mon regard a été attiré en l’air par ce qu’il est convenu d’appeler une convergence de pigeons.

La convergence de pigeons est un phénomène voisin de ce que l’on peut observer à l’ouverture d’un cocktail (on parle alors de convergence de pique-assiettes). Ce type de comportement peut aussi être contemplé de façon quotidienne à la station esplanade de la défense sur le ligne 1 du métropolitain à Paris, de bon matin, au moment où les employés de bureau se ruent sur l’exemplaire matinal et gratuit de 20 minutes. Je n'ai pour ma part jamais compris ces gens qui se saisissent de piles entière de ce gratuit journal...Est-ce la peur de manquer ? Est-ce pour être sympa avec les copines qui arrivent plus tard à l’heure ou il n’y a plus de gratuit journal ? Est ce que c’est parce que c’est gratuit donc j’en prends plusieurs ? En tout cas c’est vraiment très rigolo à observer comme phénomène... Un jour que je serai pas trop à la bourre, il faudra que je reste jusqu’à ce moment délicieux où il ne reste plus qu’un seul exemplaire du gratuit journal et une bonne dizaine de prétendants à la conquète de ce graal. Ah oui j’oubliais, dans le cas des employés de bureau le matin à la station esplanade de la défense qui tentent de s'emparer du gratuit journal, on appelle ça une convergence de Jocelynes de la compta..

Or donc il était évident que ce phénomène étrange de convergence de pigeons ne pouvait avoir que deux origines possibles :

1/ Une petite vieille qui donne a bouffer ses restes de pain (piti piti piti)
2/ Un cadavre en décomposition sur l’Avenue de Clichy.

Au fur et à mesure que ma visibilité de la scène s’améliorait du fait de mon rapprochement (je fais des phrases lourdes exprès, car c'est la fin de l’année et tout se doit d’être plus lourd, plus copieux, plus gras…) j’ai rapidement éliminé l’option 2 pour faire le constat navrant que ma première hypothèse était la bonne : devant moi une petite vieille était en train d’attirer tous les pigeons du 17eme (et sans doute aussi ceux du 18eme mais seulement jusqu'aux  Abesses car après ça fait un peu loin ou alors il faut prendre par la ligne 2 en changeant à Place de Clichy).

Le pire c’est qu’elle n’était pas en train de fourguer ses restes de pain mais qu’elle avait sans douté claqué une partie de sa maigre retraite pour acheter un sac de graines à pigeon.

Il faut être très très seul pour avoir même l’idée de faire une chose pareille...

Pour moi dans la faune parisienne, le pigeon se classe aux toutes premières places du hit parade des animaux répugnants. Je sais pas moi, si on a des restes de pain et qu'on réfléchit deux minutes on va plutôt le refourguer aux canards du bassin aux canard du jardin des tuileries ou même tiens, au lieu de claquer bêtement une partie de sa maigre retraite dans l’achat de graines à pigeon, on s'offre une entrée au zoo de Vincennes et on va donner à manger aux singes du rocher aux singes sans risquer d'attraper la grippe aviaire. Je suis persuadé que la mutation vers l’homme du virus de la grippe aviaire commencera avec une tite vieille et un pigeon.Peut être même ai-je assisté ce matin à la naissance d’une énorme pandémie planétaire,

Est-ce que quand elle en a fini avec les pigeons elle descend à la cave avec des restes de râpé, ou de fils électriques pour donner à manger au petit millier de rats qui se planque peinard la dessous (piti piti piti) ? Et ensuite en remontant, est ce qu’elle soulève le vieux lino là derrière le frigo pour donner des restes de je sais pas quoi aux cafards (suis pas super calé en régime alimentaire du cafard, désolé, s’il quelqu’un sait il peut laisser un commentaire.)

J’avais quant à moi un projet d’élever des pigeons kamikazes : le pigeon bardé d’explosifs se glisse mine de rien parmi ses congénères au moment ou un tite vieille sort ses restes de pain (piti piti piti) et hop (ou plutôt et boum…) voilà réglés tout à la fois le problème des vieilles qui donnent à manger aux pigeons, celui des pigeons, et dans une certaine mesure celui des retraites et de la sécurité sociale… Seulement voilà un pigeon ne se laisse pas dresser comme ça (en général il oublie le détonateur pour aller se baffrer de vieux pain…) et puis je n’ai jamais obtenu les subventions nécessaires au développement de ce projet… 
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11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 17:51

J’ai l’immense chance d’habiter sur la ligne 13. Enfin quand je dis d’habiter sur la ligne 13 je ne suis pas  clochard à la station la fourche non plus. Juste j’habite dans la rue des moines et quand on habite dans la rue des moines et qu’on a envie de prendre le metro bah la ligne 13 est souvent une alternative.

Une alternative seulement car lorsque l’on désire se rendre de la rue des moines à un point B, on réflechit à deux fois avant de s’engoufrer dans la ligne 13 pour la raison simple que la ligne 13 est sans doute la ligne de métro la plus bondée, la plus sale, la plus lente, la plus moche qui existe à Paris ou ailleurs. Je me rappelle avoir pris le train en Inde, je me rappelle que la wagon indien avait l’air d’un wagon pullman désert à coté de ceux de ceux de la ligne 13.

Donc j’aime pas la ligne 13, sans doute parce que les rames sont bondées a toute heure du jour et de la nuit, la semaine et le week end, sans doute parce que la ratp a la bonne idée de faire passer une rame toutes les 8 minutes en moyenne, sans doute parce que les gens dans les wagons de la ligne 13 sont les plus gris, les plus serrés, les plus tristes, les plus ronchons, les plus agressifs…

Et finalement à la RATP on a l’impression que tout le monde s’en fout de la ligne 13.

Ah non, tiens y’a un projet de la prolonger la ligne 13 jusqu’au port de genneviliers. Je voudrais connaître le génie de la RATP qui a eu cette excellente idée. Il n’y a pas assez de monde sur cette ligne, prolongeons la donc un peu. Tiens ben oui tant qu’a faire, peut etre on pourrait aussi diminuer un peu la frequence et pourquoi pas enlever un ou deux wagons. A mon avis les ingénieurs de la RATP on fait des calculs et sont arrivés à la conclusion qu’on pouvait encore caser une ou deux personnes de plus au mètre carré.

Et puis si on regarde bien il restera encore un peu de place perdue sur environ 60 cm entre la tête des gens et le plafond, on pourrait peut être y installer une mezzanine et y installer les enfants, les nains ou les petites vielles un peu ratatinées….

Y’a aussi un autre projet que j’aime dejà mieux de casser cette putain de fourche et de prolonger meteor a la place du coté gauche de la fourche. C'est un peu technique pour les gens qui ne connaissent pas le quartier et cette ligne, mais disons qu'en gros à la station la fouche la ligne se sépare en deux un peu comme une fourche en fait, donc une ligne de metro devient deux lignes. L'idée est donc de supprimer ces siamoises et de faire passer méteor du coté qui va a la rue des moines - pigé ?). Chacun pourra trouver un schemas de cette curiosité souterraine sur le site de la RATP). cela dit, ce n’est qu’un projet, et comme les anglais nous ont piqué les jeux olympiques (saletés d’anglais) ça prendra peut être encore dix ou vingt ans. Donc les gens dans les wagons de la ligne 13 vont continuer pendant dix ou vingt ans d’être les plus gris, les plus serrés, les plus tristes, les plus ronchons, les plus agressifs…

Non vraiment quand on habite dans la rue des moines et qu’on a envie de prendre le métro par exemple pour aller bosser à la défense le matin, on réfléchit a deux fois… Et puis on se dit qu’on a pas le courage de cette épreuve la. Alors soit on décide de pas aller bosser (non je deconne), ou bien le plus souvent on traverse les Batignolles (J’aime bien traverser les batignoles, tous les matins a la terrasse du bistrot le zinc rue des moines, il y une vielle dame tres digne qui prend le petit dejeuner avec son chien, le chien tous les matins il attend sagement son morceau tartine), après on remonte la rue de levis (j’aime bien remonter la rue de Levis le matin) on atteint Villiers avant de s’engouffrer dans la ligne 2 tellement moins bondée, tellement plus chic. Sinon on peut aussi remonter en bus (ou a pied s’il fait beau) jusqu'à la place Clichy et prendre aussi la ligne 2, c’est un choix personnel.

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