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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 15:54
Les travaux étant presque finis, on a rebranché la vieille platine vinyle et ressorti nos collections de 45 tours. C’est vraiment chouette les 45 tours, ça craque, ça vit et il faut se lever du canapé toutes les 4 minutes pour en changer alors qu’avec i-tunes, on peut rester assis sur la canapé 12,7 jours sans avoir besoin de se lever pour changer la musique.

Redécouvrir une collection de 45 tours, c’est aussi redécouvrir les faces B. Ca doit être un peu ingrat d’être une face B, la face B c’est pas vraiment le truc dont on avait envie au départ et ça se trouve par hasard, un peu comme le court métrage avant le film au cinéma ou la mignonnette d’assouplissant attachée au baril de lessive.

De nos jours il y a de moins en moins de faces B : on va à l’essentiel, on consomme le plus rapidement possible ce que l’on a choisi, on télécharge avec précision le morceau convoité, il n’y a plus de court métrage au cinéma, plus de mignonnette attachée aux barils de lessives.

Le monde moderne a donc décidé d’éradiquer les produits de face B avec cependant deux exceptions que sont la première partie dans les concert et les yaourts à la cerise imposés aux amateurs de yaourts à la framboise qui ,s’ils venaient à disparaître, me manqueraient infiniment moins que les faces B des 45 tours.


Jean Jacques Goldman – Etre le premier

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 18:06

 

Hier soir Etienne Daho avait décidé de jouer dans un théâtre et ça, c’était plutôt une bonne idée.

Alors que les zéniths sont des machines à spectacles qui accueillent avec la plus froide indifférence les productions millimétrées des plus grandes stars, les théâtres expriment une excitation tout particulière les soirs où la projection dans une salle unique pour les habitants du quartier des films du moment cède, dès le milieu de l’après midi, la place à la préparation de la salle pour accueillir le chanteur.

Tout l’après-midi on a sans doute briqué le théâtre, entassé des fly-case dans une ancienne remise dans laquelle on a été surpris de retrouver des vieux paniers en osier de l’époque ou l’on passait à travers les rangées pour vendre des cônes et des chocolettis et puis, et c’est peut être le plus important, on a acheté des fleurs pour la loge du chanteur.

A l’ouverture des portes c’est la Directrice elle-même avec ses habits du dimanche qui déchire fièrement les billets. Peut être a-t-elle eu la chance d’assister avec ses filles à la balance de l’artiste tout en confectionnant des sandwiches jambon beurre pour la buvette.

Hier soir Etienne Daho avait décidé de ne pas accueillir de première partie et c’était plutôt une bonne idée. J’aime pas trop les premières parties, neuf fois sur dix c’est une torture et ça sert à rien qu’a faire languir le public et vendre des bières à l’entracte.

Hier soir Etienne Daho avait dessiné une track-list parfaite, un assemblage sucré semblable à la bande originale de ma vie.

Et puis hier soir Etienne Daho a eu envie de chanter la baie, et ça c’était vraiment une bonne idée.


Etienne Daho - La baie.

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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 00:00
stampdaho.jpgLe matin alors que j’attendais un train gris sur le quai de la gare de Pont Cardinet, il y avait dans le ciel un avion et cet éclat orange qui ne s’observe que lorsque le soleil est en train de se lever.

Au même moment mon pod a décidé de me faire écouter « l’adorer » et je me suis dit que mon pod avait beaucoup de goût.

En fait je n’avais pas vraiment l’intention d’aller à cette séance de dédicace. J’aime beaucoup Etienne Daho mais la quantité exagérée de pain sur la planche garnie pour moi par la multinationale qui me possède rendait difficile l'abandon de mon poste de travail à une heure chrétienne.

Et puis à un moment donné j’ai décidé de rentrer, et à ce moment précis une voix aimée dans mon téléphone a dit "tu me rejoins ici ?"

Je suis arrivé à la fnac un peu vers la fin, des gens faisaient calmement la queue. Depuis près de deux heures, un ange signait des albums avec à chaque fois une émotion, des yeux rieurs, des sourires, des étoiles dans les yeux, des papillons dans le ventre aussi.

A un moment donné, un gentil vendeur de la fnac dans le rôle du méchant annonce à la foule presque déjà dispersée que le magasin est en train de fermer, qu’il faut maintenant faire très vite.

Etienne s’en fout, Etienne prend son temps, discute, échange, en profite. La foule s’en fout, la foule profite d’Etienne.

Je suis arrivé devant la table de signature tout piteux car je n’avais rien à faire signer, ni mon vieux 45 tours de tombé pour la France, ni ma cassette audio de nos vies martiennes, ni même le dernier album. Alors un gentil vendeur de la fnac, est parti chercher un exemplaire de l'invitation, l’a descellophané et l’a donné à Etienne pour qu’il le signe.

Après je lui ai dit merci, pour tout, il a répondu d’un autre merci et puis on a eu du mal à arrêter de se dire merci (ce qui était quand même embêtant parce que le magasin était en train de fermer quand même).

C’était étrange, comme si chacun semblait surpris du merci de l’autre.

Je me suis enfin rendu à la seule caisse encore ouverte du magasin, avec dans les mains mon CD en trois morceaux que je n’avais pas pris le temps de remettre en ordre. J
’ai tendu au caissier le morceau de cellophane déchiré sur lequel se trouvait le code barre, puis nous sommes sortis de ce magasin maintenant désert avec la même impression que lorsqu’on se réveille d’un rêve.

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Etienne Daho - L'adorer

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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 18:07

top-50.jpgL’Européen est une tite salle de concert sympathique qui a le bon goût d’être à dix minutes à pied de la maison. Ce qui est bien à l’Européen c’est qu’on est jamais vraiment loin de l’artiste. Si l’on se trouve assis sur le rang du fond et qu’on cherche à étendre un peu ses jambes pour soulager ses genoux, on a vite fait de donner un coup de pied dans le pied du micro de l’artiste.

Quand on est artiste et qu’on se produit à l’Européen, c’est soit qu’on ne remplit pas encore les grandes salles, soit qu’on ne les remplit plus.

C’est chouette d’aller à l’Européen retrouver ces chanteurs qui ont eu beaucoup de succès dans les années 80 et qui ont choisi de remonter sur scène ici plutôt que dans une boîte de nuit pour garçons sensibles.

C’est chouette de retrouver ces chansons madeleines qu’on n’a pas entendu depuis 15 ans et que l’on reconnaît dès la première mesure.

C’est chouette ce public qui a pris quinze ans, qui reprend à tue-tête "tout c’qui nous sépare" et connait parfois par coeur toutes les chansons du dernier album.

C’est chouette de rentrer du concert à pied en fredonnant cette chanson qu'on vient de découvrir.


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Jil Caplan - Des toutes petites choses

 

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 00:00

gramo.jpgJe ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours eu besoin de posséder la musique.

Enfant je passais des heures à enregistrer le hit parade à la radio sur des cassettes.  J’attendais parfois des journées entières la diffusion parfaite d’une chanson sur laquelle j’avais jeté mon dévolu, celle qui ne serait pas amputée par un commentaire de l’animateur trop bavard ou une publicité pour le buffet campagnard gratuit des Galeries Barbès.

Aujourd’hui il m’arrive de ressentir le besoin de me procurer physiquement un album alors même que celui-ci se trouve déjà son mon ipod.

J’ai ainsi, au fil du temps, accumulé une collection assez impressionnante de CD :

Il y a les albums oubliés depuis des années après avoir été écoutés en boucle pendant des mois, que l’on redécouvre par hasard un soir.

Il y a les albums oubliés vraiment, ceux que l’on rachète parce qu’ils sont en promo à la fnac avant de découvrir avec dépit qu’on les possède déjà.

Il y a les albums inécoutables qu’on a acheté comme un caprice à cause d’une chanson.

Il y a les albums achetés au pif ou pour la pochette.

Il y a les albums qu’on a emprunté et qu’on a pas pensé à rendre.

Il y a les albums qui manquent, parce qu’on les a prêté et qu’on a pas pensé à vous les rendre.

Et puis il y a ces quelques albums parfaits, de la première à la dernière mesure, ceux que l’on peut écouter en boucle pendant des années sans jamais se lasser. Ceux que l’on choisirait pour vous accompagner dans une île déserte, ou se faire enterrer avec si l’on était pharaon.

Parmi ces albums absolus, il y a Felt Mountain de Goldfrapp.

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Goldfrapp - Lonely Head

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 11:24

Jérémie Kisling est un chanteur suisse épatant que j’aime beaucoup, un garçon qui fait des chansons qui parfois donnent la chair de poule quand on en écoute les paroles.

Hier soir Jérémie Kisling était sur la scène du cinéma "Le village" à Neuilly et nous dans les fauteuils moelleux du même cinéma. Ce qui est bien pour un chanteur suisse dans le fait de se produire à Neuilly c’est qu’il n’est pas trop dépaysé :

A Neuilly hier soir, il n’y avait personne dans les rues.

A Neuilly hier soir, il n’y avait pas une crotte de chien à plus de 5 centimètres d’un arbre. Je pense qu'à Neuilly il y a des chiens policiers, qui dressent des PV aux chiens pas policiers qui posent des crottes dans les endroits non règlementaires.

A Neuilly hier soir, dans le cinéma il y avait des vieux beaux avec des veilles moches emperlousées qui s’étaient sans doute trompés de soir et qui pensaient assister à un diaporama débat organisé par le Lyon's club.

A Neuilly hier soir, il y eu ce truc magique qu’il y a parfois dans les concerts.

A Neuilly hier soir, après la musique, il y avait ce chanteur rieur, un peu timide, qui signait des affiches, des CD, qui parlait au gens.

Jérémie Kisling est un chanteur suisse épatant que j’aime beaucoup.


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Jérémie Kisling - J'suis plus jaloux, j'm'en fous.

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 20:46

Hier soir Vincent Delerm était à la Cigale et moi aussi. Ce qui est rigolo dans un concert de Vincent Delerm c’est qu’il y a toujours comme une ambiance Télérama dans la salle. Pour un peu on s’attendrait à voir le petit bonhomme avec l’épi accoudé au bar.

J’aime bien Vincent Delerm, enfin sa musique car je ne connais pas le bonhomme, mais ça a l’air d’être un type bath, le genre de gars avec qui on aurait bien aimé être dans la même classe de quatrième B parce que lui aussi avait fait allemand latin pour être dans une bonne classe. On aurait aimé être pote avec lui parce qu’avec un père enseignant il aurait toujours eu des copies doubles Clairefontaine qu’on aurait pu lui emprunter en cas de contrôle surprise inopiné (comme c’est souvent le cas pour les contrôles surprise du reste).

Vincent a hérité de son père le génie de l’écriture des choses simples, dérisoires dont on se dit parfois qu'on aurait pu les écrire soi-même.

Quand on écoute Vincent Delerm en faisant des miettes de savane, on se dit que cette écriture est facile. Mais peut être que son talent, c’est précisément que ça ait l’air facile, parce que finalement il ne suffit pas de placer le mot Nesquick dans une chanson pour qu’elle soit belle.

Ce que j’aime bien chez Vincent Delerm c’est sa capacité qu’il a de faire le pitre quand il est sur scène. Ce qui, soit dit en passant, était déjà le cas en classe de quatrième B quand Madame Rivaud, professeur d’anglais peu respectée tournait le dos à la classe pour écrire des verbes irréguliers au tableau.

Hier soir, à la Cigale, il y avait Alain Souchon qui est apparu au premier rappel pour chanter la rumba avec lui. L'instant où l’on identifie les premières mesures de la Souchon chanson, celui où l’on reconnait cette voix unique qui s’approche en coulisse est pur moment de bonheur.

J’aime bien Alain Souchon, il possède le génie de l’écriture des choses simples, dérisoires dont on se dit qu’on aurait pu les écrire soi même.

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 09:23

J’ai l’impression de connaître cette chanson depuis toujours. Il y a dans une vie, je pense, une poignée de chansons comme celle ça dont on a l’impression qu’elles font partie de vous.

Cette chanson là, on peut l’oublier pendant dix ans (comme ça m’est arrivé) et la redécouvrir (dix ans après donc, diffusée à l’Olympia juste avant un concert d’Etienne Daho) avec autant de bonheur. Un peu comme ces vieux amis qu’on a perdu de vue depuis plusieurs années et dont le chemin recroise par hasard le votre avec souvent cette impression magique de s'être quittés la veille.

Peut être que Porque te vas est à la chanson ce que Le Petit Prince est au bouquin, un truc absolu, éternel.

De façon surprenante cette chanson ne me rappelle rien de particulier (les chansons de manière générale adorent vous rappeler des trucs) et en même temps elle me rappelle tout, c’est ma chanson.

Je n’ai jamais vraiment compris les paroles, mais ça n'a pas vraiment d'importance, il parait que c'est une chanson triste. Pour moi cette song est tout à la fois triste et joyeuse, obsolète et moderne, périmée et indémodable.

C’est peut être pour ça, pour son coté double et contradictoire, parallèle et opposé, incroyablement gémeaux, que j’aime bien cette chanson là.

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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 14:06

Si je me trouvais dans le couloir de la mort d’une prison américaine quelque part dans l’idaho, et qu’il y avait un juke box dans ce couloir, je crois bien qu’en dernière volonté je choisirait une pièce de 25 cents et que je mettrais une chanson d’Etienne Daho pour attendre ma fin électrique.

Il me semble avoir toujours connu la voix d’Etienne Daho. Elle a cette familiarité qu’ont les voix de nos parents, de nos grands parents, de nos amis de toujours. Cette même familiarité qu’ont ces trucs rassurants, éternels comme le signal qui retentit avant que les portes du métro se ferment, comme le petit lapin collé sur les portes de ce même métro qui nous prévient qu’on peut se faire passer les doigts très forts..


J'ai parfois l’impression toutes mes cellules connaissent par cœur toutes les chansons d’Etienne Daho.

J’ai parfois l’impression que toutes mes cellules raisonnent ensemble à cette voix magnétique.

C’est un peu comme on si s’était fait piquer des morceaux de sa vie pour en faire des chansons d’Etienne Daho.

Pour un peu on pourrait accidentellement se mettre à laisser échapper des paroles de ses chanson dans ses propres conversations.

Finalement, une chanson d’Etienne Daho c’est un peu comme un igloo, c’est rond, c’est doux, on est bien dedans quand il fait froid dehors.

Finalement, une chanson d’Etienne Daho, c’est un moment fort où se réveille l’eau qui dort, un moment clair.

Je ne sais pas bien dire quelle est la chanson d’Etienne Daho que je préfère. J’aime beaucoup beaucoup, en vrac, Duel au soleil, La baie, Jalousies, Saudade, Quelqu’un que me ressemble, Dommage que tu sois mort, Ouverture (et son double San Antonio de la Luna) et puis mille fois reprise, mille fois différente Epaule Tattoo.

Alors ça risque d’être dur de se décider sur laquelle des grosses touches du Daho juke box appuyer dans cette prison américaine quelque part dans l’Idaho.

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26 décembre 2005 1 26 /12 /décembre /2005 12:04

On a souvent comparé le jeune Benjamin Biolay a Serge Gainsbourg et franchement je vois pas trop pourquoi…En fait en cherchant bien, je vois un peu pourquoi : on peut leur trouver deux ou trois points communs qui suffisent au microcosme journalistique Parisien pour coller l’étiquette de nouveau Gainsbourg sur le front du Garçon. Gainsbourg fumait beaucoup , Benjamin fume trop, Gainsbourg faisait chanter des jolies filles, Benjamin aussi, en général il les sautait également, Benjamin on sait pas et d’ailleurs on s’en fout, m’enfin Juliette Gréco, Valérie Lagrange quand même je pense pas…

Benjamin comme Gainsbourg a beaucoup de talent (enfin bon c’est un avis personnel…).

A son répertoire quelques chansons absolues que je peux écouter en boucle et qui me transportent pendant les quarante minutes de transport vers le boulot le matin. Le paysage de la ligne une le matin et son armée de robots qui se rend au boulot est moins glauque avec par exemple « La palmeraie »  dans les oreilles que je range personnellement (avec d’autres ritournelles du garçon) dans la catégorie chansons sublimes. Mon bleu pod ne s’y trompe pas et tient les comptes de mon hit parade underground (pour les gens moyennement bilingues undergound= dans le métro). Dans mon top 10 des chansons le plus écoutées sur le chemin de l’école donc « L’histoire d’un garcon » (thirty four points – c'est-à-dire que par trente quatre fois j’ai choisi ou préféré écouter  cette chanson là à une autre… Quand je vous dis que je peux être monomaniaque comme garçon…) suivie de « Même si ty pars » twenty six points, « Ground zéro bar » seventeen points, “Chaise a Tokyo” thirteen points, “Me voila bien” ten points (tiens j’aurais dis plus j’adore cette chanson...). Bon j’arrête vous allez finir par crois que dans mon top 10 il n’y a que du BB et cette chronique prendrait les allures de panégyrique (peut être est il déjà trop tard en fait…).

J’aime beaucoup Benjamin Biolay, il y a quelque chose de double, de paradoxal, de profond chez le garçon. Est il simple et gentil ou arrogant et vaniteux ? A-t-on affaire à un sale gosse ou à un grand timide ?

C’est je pense cette dualité de ce garçon magnétique qui attire qui séduit la midinette, le trentenaire, la belle mère, ou le garçon sensible…

J’ai beau l’observer sur scène ou dans les rares interviews qu’ils donne, je n’arrive pas à atteindre une conclusion claire, même si ma conviction penche plutôt vers le type sympa, simple et timide. C’est aussi l’impression qu’il donne sur un forum de fan’s (j’aime pas le mot…) sur lequel on peut parfois discuter avec lui http://www.kerenann.net/forum . C’est assez rare pour un artiste d’être en prise direct avec ses fan’s. J’ai toujours eu cet image de l’Artiste dans une bulle, qui va jamais au shopi, et qu’on ne peut pas atteindre. J’ai toujours eu l’a priori que la lettre ou le mail que l’on envoie à un Artiste termine sur le bureau ou le PC (selon que l’on choisit l’option de la lettre ou du mail) d’une stagiaire de maison de disque forcement évaporée qui le parcoure nonchalamment au milieu d’une centaine d’autres, son ipod à fond sur les oreilles  en continuant a mâcher son chewing-gum ou a picorer des smartees au LSD (c’est selon) avant d’envoyer, en soupirant, la réponse toute faite numéro dix huit et de retourner surfer sur Internet…
Dans le meilleur des cas on recevra une photo dédicacée à la hâte par l’artiste pressé dans un énorme parapheur que lui présente a la va vite une secrétaire évaporée elle aussi , entre l’avenant de son dernier contrat, le bon a tirer de la pochette du prochain album et une déclaration de droits à la SACEM…

Qui sait, peut être cette stagiaire évaporée tombera sur ce blog entre deux mails à répondre, peut être elle trouvera ça intéressant, peut être elle en fera une impression et glissera ça pour info dans l’énorme parapheur de l’Artiste pressé et peut-être  je recevrai bientôt une photo dédicacée…

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