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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 00:00
947.jpg J’avais bien aimé son premier bouquin, alors je lui avais envoyé un petit mot en lui demandant gentiment s’il voulait bien m’écrire un billet pour ce blog. Comme d’autres il n’a jamais vraiment trouvé le temps de le faire. Et puis là je suis en train de lire son deuxième bouquin et je m’aperçois que la première page ferait un chouette billet de saison ici. Il m’a autorisé à le publier. Alors voilà le garçon s’appelle Nicolas Robin, le bouquin s’appelle super tragique.

Le jour où j'ai appris que le père Noël n'existait pas, je me suis demandé si mes parents étaient mes vrais parents finalement. Je n'étais plus à un mensonge près, j'avais été victime d'une grosse arnaque, il était louable de tout remettre en cause. Absolument tout. Dès lors, si le vieux qui se faufile dans les cheminées de Palm Spring à Osaka était une supercherie internationale, qui étaient réellement les deux individus qui m'entouraient à table et qui me forçaient à manger du foie de veau ? C’était la pagaille dans ma tête et j’en voulais à la terre entière. Tout devenait suspicion, méfiance, sujet à débat.

Je doutais donc j’étais.

Le père Noël n'existe pas, c'est le premier choc émotionnel de tout être humain, bien avant de découvrir que les animaux ne sont pas doués de parole. C'est le premier pas vers l'âge adulte, car grandir c'est tirer un trait brutalement sur la féerie.

Dans la foulée, j’ai appris qu'aucune petite souris ne faisait du zèle dans le capitalisme ni qu'aucune cloche en chocolat ne semait des oeufs avec minutie dans le jardin. C'était un monde qui s'écroulait et c’était trop pour mes épaules de jeune homme en devenir.

Les adultes sont vraiment cruels, ils nous font croire à des possibilités qui dépassent le commun des mortels, mais tant que ça nous arrange, on a la foi. Et puis un jour, alors qu'on est relativement bien dans ses baskets et qu'on n'emmerde personne, on nous sabote, on nous ramène à des réalités glaciales , on nous extirpe d'un endroit pour nous catapulter dans un autre
.

J’apprenais que le père noël n’existait pas et je devais finir mon foie de veau avant d’aller réviser mes tables de multiplication.

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Wham - Last Christmas
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 19:32

J’avais laissé l’ordinateur allumé ce matin. Quand je suis rentré, je me suis aperçu que Monsieur Chat avait écrit un billet pour mon blog.

MonsieurChat1.jpgCela fait maintenant quelques jours que je suis en villégiature rue des Moines. C’est pas mal ici, il y a pleins de robinets auxquels on peut boire, plein d’éviers dans lesquels on peut se vautrer et un futon sur lequel on peut faire ses griffes.

C’est toujours rigolo les humains quand ils nous gardent pour une semaine, ils ont toujours peur qu’on manque de quelque chose, qu’on ait faim, qu’on ait soif, qu’on ne soit pas assez confortable. Du coup ils sont aux petits soins et moi j’en profite un peu : un miaulement me suffit à lui ordonner de faire couler l’eau au robinet afin que je puisse étancher ma soif. Parfois quand je m’ennuie je renverse l’eau de la gamelle avec ma patte (boire de l’eau dans une gamelle ? Ca va pas non, je suis pas un chat de gouttière, je suis un chat sophistiqué moi).

Le soir, quand j’ai fini de courir après les bouchons en plastique des bouteilles d’eau minérale, je me cale à l’endroit le plus agréable de la couette jusqu’à cinq heures du matin environ. Après je le reveille
d’un miaulement, d’un coup de tête, d’un sprint dans le couloir, ou d’un ronronnement dans l’oreille.

Une fois qu’il est parti au boulot, je grimpe me percher en haut de l’armoire la plus haute pour dormir une petite douzaine d’heure, parce que cette vie est épuisante quand même.

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Etienne Daho - Le grand sommeil (live 1989)

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 20:41

Je commençais à me lamenter d'être déjà jeudi et de n'avoir pas encore trouvé le temps suffisant à la rédaction d'un billet nécessaire au maintien du rythme de parution bi-hebdomadaire aléatoire auquel j'essaie de m'astreindre, quand je me suis aperçu, un peu par hasard, que ma boite mail était, depuis quelques jours, en train d'affiner un mail du jeune fcrank (dont j'aime le blog beaucoup beaucoup) dans lequel il m'envoyait un billet promis depuis des mois. Billet que voici, donc :

L'air de rien, je projetais d’écrire un billet sur ma tante, chez qui les petits riens prennent des proportions démesurées. Raconter que lorsqu’elle invite des gens à dîner, elle s’y prend deux mois à l’avance, et sitôt l’invitation lancée, elle prépare son dîner et le congèle. De peur de ne pas être prête le jour J.

Qu’elle commence à préparer ses valises six mois avant de partir en voyage, et que dans les trente jours qui précèdent le départ, elle n’accepte plus d’invitation. De peur d’être débordée par les événements. 

Que lorsqu’elle renverse du sel à table, elle secoue la salière au dessus de son épaule droite, puis au dessus de la gauche, de manière à éloigner le mauvais sort (mais elle ne sait jamais au dessus de quelle épaule il faut secouer la salière). Que par ailleurs, c'est une ultra maniaque du rangement et de la propreté. Elle y passe ses matinées, en boubou, et ne se lave pas avant midi.

Qu’elle ne se présente pas quand elle téléphone (« Allo, c’est moi, hein, oui, hein »).

Que plus ça va, plus elle est zarbe. Elle a des absences, anone des trucs peu compréhensibles.

Mais on vient de découvrir qu’il y a deux ans, elle a fait un accident vasculaire cérébral, sans s’en rendre compte.

C'est triste à dire : un petit rien dans le cerveau prend tout de suite des proportions démesurées.


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Serge Gainsbourg - Ces petits riens

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20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 07:23
Dans la cadre de notre grande série "des blogueur amis écrivent des billets que je publie ici", le grand Matoo, Superstar de la blogosphère, heureux propriétaire d'un chouette blog aux millions de lecteurs a eu la gentillesse de m'écrire un billet sur rien, rien que pour moi.

Matoo, du fond du coeur merci, merci d'évoquer ce sujet électrique et douloureux, déjà brièvement abordé ici et qui a pourri notre enfance.


Tout a commencé dans la fin des années 70, les gens de ma génération (j’ai 30 ans) ont dans leurs albums photos (oui, oui, FlickR n’existait pas) des preuves évidentes de sévices vestimentaires. Je crois que le pire traumatisme dans ce domaine est celui des "sous-pulls synthétiques de couleurs unies et bien criardes".

Il y a quelques années, on pouvait encore tomber à la télévision sur cette archaïque publicité (réclame ?) du début des années 80 pour le jeu de société "Piège". On y voyait une famille en train de se gausser tout en tirant la bobinette pour faire choir la chevillette (non ce n’est pas sexuel), bref actionner la tirette pour faire tomber les billes des autres, et parfois les siennes. Ce jeu était terriblement chiant et tellement hasardeux qu’on n’avait souvent hâte que ça se termine, pour mieux recommencer une partie.

Mais je ne veux pas parler de ce putain de jeu de merde (ouais j’y ai joué pendant des années). Non cette publicité télévisée terrible exhibait sans honte quatre personnages affublés de ces fameux sous-pulls synthétiques colorés. Et je suis resté marqué par le fait que j’avais eu exactement les mêmes sous-pulls de merde, mêmes couleurs improbables : vert amande, jaune moutarde ou rouge lie-de-vin.


Donc régulièrement quand je revois ces sinistres photographies, et que je repense à cette publicité, je m’interroge : quand est-ce que la mode des sous-pulls revient-elle ?

Non parce que les chaussures compensées, elles sont revenues, et puis aussi les pattes d’éph, et puis les chemises cintrées, les rayures, les motifs psychés etc. Mais on n’a pas encore revu les sous-pulls synthétiques !!!


Le seul truc positif dont je me rappelle, c’était qu’on manquait presque de s’électrocuter quand on les retirait le soir au contact des cheveux. Ca dégageait une électricité statique de dingue qui faisait feu d’artifice quand on faisait ça dans la pénombre (ce qu’on faisait du coup).

Je veux que la mode revienne pour ressortir mes photos immondes, professer au monde ma clairvoyance et mon avant-garde. Et enfin me réconcilier avec mes parents.


Photos immondes de Matoo

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 20:45

"Après des mois tapi dans l’ombre, à distiller des commentaires sur les si beaux billets de Maitre Nanaimo, voici que ce dernier me donne l’opportunité de m’exprimer directement sur son blog. Quelle chance ! C’est comme si Raymond Domenech m’avait appelé ce matin pour me dire « Ecoute Monsieur Type, on a besoin d’un bon gardien de but pour l’équipe de France, t’es dans la prochaine sélection, prépare ton sac. » Alors, j’ai mis mon short, mes gants de goal et je me suis lancé dans une histoire palpitante sur mes oncles. Une sacré bande de gaillards !"

Monsieur Type

* *
*

Notre génération, j’entends les 20-30 ans, puisqu’au dessus de cet âge vous n’avez rien à faire sur un blog, a la chance d’avoir beaucoup d’oncles et tantes, ce qui ne sera, hélas, pas le cas de nos enfants, vu que pour la plupart d’entre nous sommes nés à grand coup de fils ou fille unique. Personnellement, je dois avoir une bonne douzaine de ces gens dans ma famille. Ils sont tous des prénoms de calendrier ou d’homme politique : Maurice, François, Jacques…

C’est quand même agréable les oncles et tantes. On n’a pas besoin de les appeler souvent, voire jamais, et ils ne sont pas boudeurs quand on les retrouve. L’inconvénient c’est qu’ils ne savent jamais vraiment ce qu’on fait dans la vie. Pour eux, on choisi une vocation au moment du bac, et on garde ce cap toute sa vie. Depuis mon Bac S il y a 8 ans, je suis un scientifique, et c’est toute ma vie, les sciences. En fait, voilà bien longtemps que je n’ai plus résolu une équation ou calculé le nombre de moles d’un tube à essai. Mais c’est pas grave, pour mes oncles et tantes, au pire je suis scientifique, au mieux je fais de l’informatique : certains ont réussi à comprendre que j’avais suivi un bac+2 Multimédia…. Ne leur jetons pas la pierre, à leur époque, on entrait à la SNCF ou dans une banque à 15 ans pour y rester toute sa carrière…

Autre fait typique des oncles, c’est qu’ils aiment bien se prêter des affaires entre eux, de préférence des outils de bricolage. Au bout de plusieurs années, on a donc la perceuse de Jacques, la visseuse de Maurice, ou la station à souder de François, ainsi de suite, jusqu’au dixième, qui, s’il s’est bien débrouillé, n’a plus qu’à avoir un jeu de tournevis. Parce qu’ils aiment ça bricoler, il y a toujours une cabane à monter dans le jardin, une chambre à isoler, une table à poncer, une étagère à réparer…Moi, cela ferait longtemps que j’aurais tout racheté à Ikea avant de penser même à sortir la caisse de bricolage (si j’en avais une). Mais en même temps, ils s’échangent tellement leurs outils, que je soupçonne que cela ne soit juste qu’un prétexte à une visite surprise le dimanche après midi, entre la série américaine de TF1 et Stade 2.

Le vin constitue un autre sujet de prédilection des tontons. Il y a toujours un oncle qui connaît un bon petit viticulteur quelque part en Vendée ou en Maine-et-loire pour acheter du vin en gros. Après, ils vont tous s’échanger la machine à mettre en bouteille, ce qui devrait durer plusieurs mois. Une fois que le vin sera mis en bouteille, ils pourront l'offrir à l'un des leurs lors d'une visite bricolage un dimanche après midi.

Drôles de moeurs ! Et puis quelques fois, on entend parler des autres oncles, ceux des autres familles, de l’autre côté, comme on dit. Là, ça devient compliqué, ils tous des noms de famille différents. Dès fois, ils vivent même à l’autre bout de la France, et puis ils aiment bien se voir entre eux pour se montrer leurs nouveaux outils de bricolage, parler de leur ancêtres communs ou échanger des bonnes idées pour assister au Tour de France dans la montagne. Mais là, on commence à parler d’un autre genre de gens tout aussi curieux, je les appelle les amis de nos parents, ceux qui ont des animaux ou un camping car… mais, ça, c’est une autre histoire…

* *
*

*NDLR : Que les plus inquiets de mes lecteurs quant à ma santé mentale (ceux qui craignaient que Monsieur Type soit l'incarnation d'une schizophénie rampante) se rassurent, Monsieur Type existe et il a meme un blog et c'est ici que ca se passe : http://www.monsieurtype.blogspot.com

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