Partager l'article ! Billet minute: Depuis que je bosse j’ai cette impression étrange de manquer de temps toujours. Je me surprend à écrire des ...
Depuis que je bosse j’ai cette impression étrange de manquer de temps toujours.
Je me surprend à écrire des mails à mes amis au moment où je me rends compte que cela fait six mois que je n’ai pas donné de nouvelle pour leur dire que je n’ai pas le temps de leur envoyer un mail mais que je pense à eux.
Je me surprends à prendre avec eux rendez-vous pour fixer l’heure du coup de fil qui nous permettra de caler un déjeuner bientôt (ou pas) qui sera peut être annulé à cause d’un agenda contrarié contrariant.
J’ai envie de dynamiter mon agenda des fois, de lui glisser mine de rien un rendez-vous avec un de ces gros tubes rouge vendu par 150 dans une belle caisse en bois sur laquelle on a peint au pochoir la marque ACME, de ceux qui servent au coyotte à tendre des pièges ratés au roadrunner (avec qui soit dit en passant je me sens deux ou trois points communs).
J’ai essayé de lutter contre cette sensation, j’ai essayé de m’organiser, j’ai acheté un bouquin de gestion du temps mais je n’ai jamais trouvé le temps de lire. C’est comme ce bouquin de lecture rapide sur lequel je n’avance pas, comme ce tube de vitamines que je n’ai pas la force d’ouvrir…
Je ne parle même pas du temps nécessaire pour réchercher sur le net une belle photo de Beep-beep et la découper proprement avec le logiciel approprié...
Et bien, dites-moi, quelle vie !
Fut un temps, dans ma jeunesse ;), j'aimais bien courir partout, ne jamais avoir le temps de rien, un agenda "serré", les rendez-vous qui s'enchaînent, rentrer chez moi, prendre une douche, et déjà repartir pour autre chose.
J'y trouvais une certaine forme de bonheur, à occuper ma vie comme ça, comblant tous les vides un peu angoissants.
L'été dernier, je me suis astreint à cinq semaines de vacances. L'horreur ! J'ai déprimé toute la première semaine, j'en ai même pleuré, un soir, tellement le manque d'activités à venir m'angoissant. Mon agenda était vide, je n'avais prévu que "du repos". Et bien les quatre semaines qui suivirent furent un pur bonheur.
Ma cure de desintoxication, en somme.
Mais aujourd'hui, je peux bien l'avouer, je recommence un peu sur Paris à chercher ce rythme de vie...
Bip bip ;)