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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 15:09
Avec le temps des fêtes, un peu en train de révoluer* en ce premier janvier, vient en général Harry Potter. Harry Potter est un truc rassurant et sucré comme aller chercher à la cave, chaque année à la même période, les décorations de noël, ou bien acheter un chrysanthèmes pour aller sur la tombe de mamie à la toussaint.

Harry Potter est ainsi en train de marquer des générations, mais aussi, et peut être surtout l’existence de la nana qui a écrit les bouquins. J.K Rowling mérite sa place au panthéon des gens gens qui ont la bonne idée qui permettra à une bonne demi douzaine de générations après eux de mener une existence oisive.

Il ne sont pas si nombreux les rentiers de cette bonne idée, et leur destin est finalement assez inégal. Bien sur on pense à George Lucas, à Michel Drucker qui fait la même émission depuis 40 ans ou à Enid Blyton qui comme chacun sait est l’auteur des aventures de oui-oui.

Tout comme le héros de l’auberge espagnole, j’ai jamais bien su qui était Enid Blyton. Est-ce un garçon, une fille ? Mais à quoi peut ressembler au juste la personne qui a écrit oui-oui. Peut être est ce une vieille dame très digne avec des lunettes fines qui se balance dans son rocking chair avec son chat sur les genoux ? Ou peut être un gros pervers rougeaud qui écrivait des histoires pour enfants afin de  les attirer ? Il faudra qu’un jour je fasse des recherches sur Enid Blyton...

Mais tous ces visionnaires connectés à leur époque, n’ont pas eu une idée aussi prestigieuse que J.K. Rowling ou Enid Blyton. J’ai paraît il un grand oncle qui aurait fait fortune en ayant l’idée de faire des poignées de cercueil en plastique pour les pays pauvres qui n’ont pas les moyens de se payer des poignées de cercueil en métal (le métal c'est plus cher mais c'est quand même beaucoup plus chic).

Certains sont restés complètement prisonniers de leur idée. Citons par exemple Patrick Hernandez qui vit sans doute très largement de ce tube planétaire, titre phare de la Chanson Française qu'est « Born to be alive » mais dont la fierté artistique a du être passablement atteinte du fait de n’être jamais reconnu que pour ce titre. Dans le même registre, qui est même capable de citer un titre de Patrick Coutin qui ne soit pas le très efficace « J'aime regarder les filles ».

Cela dit je pense assez que je pourrais faire abstraction de ma fierté artistique si j’avais même juste une idée idiote et lucrative qui rendrait absurde le fait d’œuvrer à la grandeur de la multinationale qui m’emploie, et me permettrait de mener cette vie facile qui consisterait à se lever tard, prendre le petit déjeuner à la terrasse du Flore avec des amis célèbres, en regardant passer les gens et chercher là-bas, l’inspiration de mon prochain bouquin, dont les chiffres de ventes n’auraient aucune importance, avant de rentrer dans mon hôtel particulier pour compter mes droits d’auteur**

D’ici là je crois bien que je vais aller faire mon cartable pour demain matin car y'a école. Bien sur je préférerais aller glander à la terrasse du Flore au lieu de m'entasser dans les wagons des rames de la ligne une et de claquer la bise aux secrétaires ménauposées de la tour, mais faut payer les traites de l’appart et la carte orange aussi et pis  j’ai un million de trucs qui m’attendent au travail...

 
* Révoluer : verbe intransitif qui va avec l’adjectif révolu. Exemple : le temps des fêtes est révolu.
** C’est promis, dès demain je mets mon blog au régime, j’arrête les phrases trop lourdes…

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commentaires

HC 06/09/2006 10:48

moi je dis que tu devrais publier ce blog dans un livre, ça peut marcher : regarde Frantico par exemple.

David 07/01/2006 13:17

Dis donc soit un peu plus gentil avec ton ami  Nicolas parce que question accents FBI portés disparus tu te poses là ;))))

Nicolas 07/01/2006 08:54

Je suis impressionné ; remarque, il m'en faut peu pour etre impressionné ces temps ci du fait que je ne fais pas grand chose a part de la meditation sur comment se sortir de cette glue de cette glue et de ce moule, de ce sale stereotype.
En fait, je suis toujours en train de calculer ... combien d'histoires comme ca il te faut pour faire un livre, combien de temps pour corriger les typos et enlever ou rejouter les details, combien de gens font comme toi, bouteilles à la mer sans le faire vraiment savoir au dela des - quand meme deja - 214 visiteurs de ton site, combien ça peut te rapporter rapport au prix du petit dejeuner au Flore, combien de temps il te faudrait pour oublier tes vrais amis qui voudraient bien profiter de ton succès rapport a tes nouveaux amis célèbres. Je crois que je suis en train de t'envier d'avoir du temps pour écrire. j'en trouverais surement aussi, mais j'en ai moins et surtout je n'en cherche guère. Je cherche en fait des choses qui ne me prennent aucun temps, et je crois que je ne cherche rien, sinon des idees pour gagner du temps, ce qui est une facon de jouer a quitte ou double.

Nanaimo 07/01/2006 09:00

merci pour ce commentaire, tu as une chouette plume, Nicolas, tu devrais écrire. Par contre fais un peu plus attention aux accents; ça fait désordre un peu ce texte avec un accent sur deux qui manque :)

Martin 04/01/2006 17:12

Enid Blyton est une femme, qui est née dans à Londres en août 1897, qui a écrit des livres (Oui-Oui, et le Club des Cinq), et puis qui est morte, en novembre 1968, toujours à Londres, mais pas dans la même rue.

Nanaimo 04/01/2006 20:45

waouh, il semblerait qu'il s'agisse d'un témoignage de Martin Blyton, arrière petit neveu* d'Enid BlytonUn très grand merci pour ton témoignage Martin...*Enid Blyton ne se serait jamais mariée contrairement à son frère Auguste Blyton, grand père de Martin.

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