Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 18:18
Il y a une règle d’or chez le traiteur chinois c’est que quand la somme des achats dépasse un montant que j’estime à 12 ou 13 euros on a droit à un cadeau, un petit supplément qui fidélise, rajouté en cachette dans le sac un peu à la manière de la vendeuse en parfumerie qui profite du moment d’inattention généré par la rangement de la carte bleue pour glisser dans le sac une ou deux mignonnettes de sent-bon supplémentaires.

Si on a repéré que la vendeuse a manigancé quelque chose au moment de l’encaissement,  on ouvrira son sac plastique dans un mélange d’enthousiasme et de crainte. L’enthousiasme d’avoir gagné quelque chose de gratuit mais aussi la crainte de s’être fait refilé un paquet de vielles chips de crevette éventées ou un petit flacon d’eau de cologne de mamie.

Je me suis toujours demandé d’où provenait cette habitude et pourquoi cette pratique commerciale n’était pas utilisée par d’autres commerçants.

Ainsi le dentiste pourrait profiter d’un manque de vigilence provoqué par l’angoisse de l’extraction d’une dent de sagesse pour poser discrètement une couronne gratuite sur une prémolaire dans un but de fidélisation.

Encore plus étrange, dans les concerts, un artiste inconnu pourrait se produire avant l’entrée en scène de la vedette, laquelle pourrait à la fin de son spectacle faire semblant de partir avant de revenir chanter un peu.


Mickey 3D – Ma grand mère
Par Nanaimo - Publié dans : Nothing
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 11:17
Il y a quelques jours la communauté scientifique nous a gratifié d’une seconde supplémentaire.

Je n’ai pas compris toutes les raisons qui ont motivé cet ajustement, mais j’aime assez ce coté joueur qu’ont les scientifiques qui les pousse à glisser, ici ou là, une seconde voire  une heure supplémentaire pendant que les gens dorment.

Ce que je trouve assez effrayant par contre, c’est que si les médias ne s’étaient pas largement fait écho de cet évènement dans une période à l’actualité un peu creuse, on ne se serait sans doute aperçu de rien et on aurait négligemment remis sa montre à l’heure, un peu par hasard un dimanche de février, en constatant qu’il est quand même étrange que le journal de vingt heures commence une seconde trop tôt.

Ce que je trouve encore plus effrayant c’est que si ça se trouve, la communauté scientifique, quand elle s’ennuie, s’amuse peut être à ajouter ou enlever des minutes suite à des paris stupides à la machine à café.

Cette théorie pourrait expliquer un certain nombre de phénomènes assez étranges :

Ainsi, le train de la garenne colombes de 19h08 qui arrive à 19h22 pourrait être la conséquence de l’intercalage entre 19h07 et 19h08 d’une tranche de 14 minutes par un fonctionnaire du ministère du temps (organisation souterraine dont l’existence est tenue secrète pour des raisons évidentes)

De la même façon, le train de 19h28 qu’on pensait pouvoir attraper sans aucun problème tant on avait méticuleusement choisi l’heure de son départ du bureau dans un but de synchronisation ferroviaire parfaite et que l’on voit partir alors qu’il est seulement 19h25 et qu’on est encore à 100 mètres de la gare est probablement l’œuvre d’un autre fonctionnaire qui après un pot de départ exagérément alcoolisé a décidé, en revenant à son poste de travail vers 19h25, de supprimer une petite dizaine de minutes pour rigoler.

Les exemples sont nombreux, comme cette réunion qui empiète sur l’heure du déjeuner alors qu’on est en pleine hypoglycémie pendant laquelle chaque minute semble durer un éternité également imputable à un fonctionnaire un peu tire au flanc qui fait durer sa pause déjeuner en intercalant une tranche d’un quart d’heure toutes les cinq minutes.

Pour revenir à cet ajustement, je trouve ça un peu idiot de rajouter une seconde qui ne sert à rien au milieu de la nuit, on devrait permettre à chacun d’en disposer comme bon lui semble, ou alors mettre de coté toutes ces secondes jusqu'à disposer d’une journée complète, si possible un dimanche.

Fredericks, Goldman, Jones - Que disent les chansons du monde
Par Nanaimo - Publié dans : Nothing
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /Jan /2009 11:41
Par Nanaimo
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 18:47
Le samedi avant Noël est un jour idéal pour acheter des chaussures. Pour des raisons qui m’échappent, personne n’offre de chaussures pour Noël, du coup les magasins de chaussure deviennent des îlots de calme desquels on peut observer la foire d’empoigne du dernier samedi avant les fêtes, quand dans la rue du havre le flot des piétons agglutinés dans l’attente d’un feu rouge se discernent à peine du flot des voitures agglutinées dans l’attente d’un feu vert vers l’espoir ténu de pouvoir s’engouffrer dans les allées exagérément embouteillées du Parking Haussman.

Il n’y avait donc pas foule aujourd’hui dans ce magasin de chaussures : pas de clients, deux vendeuses de chaussures de sexe féminin et le patron du magasin qui avait décidé de jouer au client et de s'acheter lui aussi des chaussures (étant un professionnel il doit savoir comme moi que le samedi avant Noël est un jour idéal pour acheter des chaussures).

Les conditions étaient donc idéales pour assister à un magnifique concours de fayotage.

Les concours de fayotage sont des moment rares et certaines situations sont propices à leur déclenchement : l’arrivée d’un nouveau chef, un déplacement professionnel en train ou en avion, un pot de départ à la retraite, le vestiaire de la salle de sport de l’entreprise ou bien un magasin de chaussure un samedi avant Noël quand le chef essaie des chaussures.

D’abord il y eut la course entre les deux employées pour aller chercher la boite avec la seconde chaussure de taille 42. Un peu plus tard deux chausse-pieds se sont tendus quasiment en même temps vers la chaussure patronale avant que ne fusent des compliments sur le porté de chaussure du chef : "ça vous affine vraiment le pied chef " ou son bon goût évident "elles sont vraiment jolies les chaussures que vous avez choisies chef ".

Il y a un signe qui ne trompe pas qui permet d’être certain que l’on se trouve au beau milieu d’un concours de fayotage : c’est quand le chef fait une blague vraiment pourrie et que chaque sous-fifre essaie de rire plus fort que l’autre à la blague hiérarchique : "Il est vraiment drôle le chef : s'il existait pas il faudrait l'inventer" .

C’est exactement ce qui s’est produit pendant que j’attendais moi aussi une seconde chaussure de taille 42 avec l’impression très nette de ne pas exister.

Zézé mago  - Et si tu n'existais pas
Par Nanaimo - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Welcome


undefined
Un blog de chroniques sur tout et surtout sur rien...
Ce site est mis à jour des fois le week end mais des fois à d'autres moments aussi (ou pas).

 

Commentaires

Log

Traces

Locations of visitors to this page

compteur gratuit
visiteurs
Cliquez ici (ou bien alors sur l'icone) pour consulter ou laisser un timot sur le livre d’or
 

W3C

  • Flux RSS des articles

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés