Musique

Samedi 14 janvier 2006 6 14 /01 /Jan /2006 14:06

Si je me trouvais dans le couloir de la mort d’une prison américaine quelque part dans l’idaho, et qu’il y avait un juke box dans ce couloir, je crois bien qu’en dernière volonté je choisirait une pièce de 25 cents et que je mettrais une chanson d’Etienne Daho pour attendre ma fin électrique.

Il me semble avoir toujours connu la voix d’Etienne Daho. Elle a cette familiarité qu’ont les voix de nos parents, de nos grands parents, de nos amis de toujours. Cette même familiarité qu’ont ces trucs rassurants, éternels comme le signal qui retentit avant que les portes du métro se ferment, comme le petit lapin collé sur les portes de ce même métro qui nous prévient qu’on peut se faire passer les doigts très forts..


J'ai parfois l’impression toutes mes cellules connaissent par cœur toutes les chansons d’Etienne Daho.

J’ai parfois l’impression que toutes mes cellules raisonnent ensemble à cette voix magnétique.

C’est un peu comme on si s’était fait piquer des morceaux de sa vie pour en faire des chansons d’Etienne Daho.

Pour un peu on pourrait accidentellement se mettre à laisser échapper des paroles de ses chanson dans ses propres conversations.

Finalement, une chanson d’Etienne Daho c’est un peu comme un igloo, c’est rond, c’est doux, on est bien dedans quand il fait froid dehors.

Finalement, une chanson d’Etienne Daho, c’est un moment fort où se réveille l’eau qui dort, un moment clair.

Je ne sais pas bien dire quelle est la chanson d’Etienne Daho que je préfère. J’aime beaucoup beaucoup, en vrac, Duel au soleil, La baie, Jalousies, Saudade, Quelqu’un que me ressemble, Dommage que tu sois mort, Ouverture (et son double San Antonio de la Luna) et puis mille fois reprise, mille fois différente Epaule Tattoo.

Alors ça risque d’être dur de se décider sur laquelle des grosses touches du Daho juke box appuyer dans cette prison américaine quelque part dans l’Idaho.
Par Nanaimo - Publié dans : Musique
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /Déc /2005 12:04

On a souvent comparé le jeune Benjamin Biolay a Serge Gainsbourg et franchement je vois pas trop pourquoi…En fait en cherchant bien, je vois un peu pourquoi : on peut leur trouver deux ou trois points communs qui suffisent au microcosme journalistique Parisien pour coller l’étiquette de nouveau Gainsbourg sur le front du Garçon. Gainsbourg fumait beaucoup , Benjamin fume trop, Gainsbourg faisait chanter des jolies filles, Benjamin aussi, en général il les sautait également, Benjamin on sait pas et d’ailleurs on s’en fout, m’enfin Juliette Gréco, Valérie Lagrange quand même je pense pas…

Benjamin comme Gainsbourg a beaucoup de talent (enfin bon c’est un avis personnel…).

A son répertoire quelques chansons absolues que je peux écouter en boucle et qui me transportent pendant les quarante minutes de transport vers le boulot le matin. Le paysage de la ligne une le matin et son armée de robots qui se rend au boulot est moins glauque avec par exemple « La palmeraie »  dans les oreilles que je range personnellement (avec d’autres ritournelles du garçon) dans la catégorie chansons sublimes. Mon bleu pod ne s’y trompe pas et tient les comptes de mon hit parade underground (pour les gens moyennement bilingues undergound= dans le métro). Dans mon top 10 des chansons le plus écoutées sur le chemin de l’école donc « L’histoire d’un garcon » (thirty four points – c'est-à-dire que par trente quatre fois j’ai choisi ou préféré écouter  cette chanson là à une autre… Quand je vous dis que je peux être monomaniaque comme garçon…) suivie de « Même si ty pars » twenty six points, « Ground zéro bar » seventeen points, “Chaise a Tokyo” thirteen points, “Me voila bien” ten points (tiens j’aurais dis plus j’adore cette chanson...). Bon j’arrête vous allez finir par crois que dans mon top 10 il n’y a que du BB et cette chronique prendrait les allures de panégyrique (peut être est il déjà trop tard en fait…).

J’aime beaucoup Benjamin Biolay, il y a quelque chose de double, de paradoxal, de profond chez le garçon. Est il simple et gentil ou arrogant et vaniteux ? A-t-on affaire à un sale gosse ou à un grand timide ?

C’est je pense cette dualité de ce garçon magnétique qui attire qui séduit la midinette, le trentenaire, la belle mère, ou le garçon sensible…

J’ai beau l’observer sur scène ou dans les rares interviews qu’ils donne, je n’arrive pas à atteindre une conclusion claire, même si ma conviction penche plutôt vers le type sympa, simple et timide. C’est aussi l’impression qu’il donne sur un forum de fan’s (j’aime pas le mot…) sur lequel on peut parfois discuter avec lui http://www.kerenann.net/forum . C’est assez rare pour un artiste d’être en prise direct avec ses fan’s. J’ai toujours eu cet image de l’Artiste dans une bulle, qui va jamais au shopi, et qu’on ne peut pas atteindre. J’ai toujours eu l’a priori que la lettre ou le mail que l’on envoie à un Artiste termine sur le bureau ou le PC (selon que l’on choisit l’option de la lettre ou du mail) d’une stagiaire de maison de disque forcement évaporée qui le parcoure nonchalamment au milieu d’une centaine d’autres, son ipod à fond sur les oreilles  en continuant a mâcher son chewing-gum ou a picorer des smartees au LSD (c’est selon) avant d’envoyer, en soupirant, la réponse toute faite numéro dix huit et de retourner surfer sur Internet…
Dans le meilleur des cas on recevra une photo dédicacée à la hâte par l’artiste pressé dans un énorme parapheur que lui présente a la va vite une secrétaire évaporée elle aussi , entre l’avenant de son dernier contrat, le bon a tirer de la pochette du prochain album et une déclaration de droits à la SACEM…

Qui sait, peut être cette stagiaire évaporée tombera sur ce blog entre deux mails à répondre, peut être elle trouvera ça intéressant, peut être elle en fera une impression et glissera ça pour info dans l’énorme parapheur de l’Artiste pressé et peut-être  je recevrai bientôt une photo dédicacée…

Par Nanaimo - Publié dans : Musique
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Dimanche 25 décembre 2005 7 25 /12 /Déc /2005 17:56
Il y a toujours quelque chose de sucré dans une chanson d’Alain Souchon. Il y a quelque chose de vachement rassurant aussi à écouter une song d’Alain Souchon.  Au même titre que ce grain de beauté qu’on a sur la cuisse depuis tout petit, Alain Souchon fait partie de nous, on n'imagine pas sa propre vie sans lui. La génération des trentenaires a été élevée à Alain Souchon comme celle de leurs parent avait, avant eux,  été élevée au Banania.

Il y a plus de poésie chez ce type là quand dans toute la collection des Lagarde et Michard réunis.

La grande force du garçon, au delà des textes archi fouillés et des mélodies entêtantes, c’est cette capacité à écrire des trucs qu’on a l’impression d’avoir vécu déjà, qu’on regrette de ne pas avoir écrit soi…

Ce qui est super fort aussi c’est ce coté branleur, dilettante alors même que chaque texte, chaque musique, chaque virgule, chaque mot improvisé lorsqu’il est sur scène sont ciselés au millimètre alors que sans doute la poubelle d’Alain Souchon déborde de textes chiffons imparfaits, raturés.

Il y a dans cette attitude débonnaire tout ce qu’on aimerait être finalement, un type capable de faire rimer la liste des courses, de sortir des phrases sublimes sans aucun effort apparent.

Par Nanaimo - Publié dans : Musique
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Dimanche 25 décembre 2005 7 25 /12 /Déc /2005 17:34

L’autre jour un peu par hasard, j’ai redécouvert une vieille chanson d’Alain Souchon. Cette vieille Chanson d’Alain Souchon s’appelle « L’amour en fuite ».  C’etait dans un théatre a deux pas de chez moi, où se produisait l’ingénue et godiche (enfin c’est elle qui le dit) Sandrine Kiberlain. En fait je connaissais pas trop et je me suis laissé convaincre par l’argument artistique le plus puissant qui puisse exister : le dit théâtre est à dix minutes à pieds de chez moi.  Finalement c’était vachement chouette et puis Mademoiselle Kiberlain a eu  cette brillante idée de reprendre « l’amour en fuite ». Comme je suis assez monomaniaque comme garçon, depuis lors mon bleu pod tourne à peu près en boucle sur cette song. Il est des chansons comme celle là qui nous animent de l’impression que chaque cellule, chaque atome de notre corps vibre à l’unisson de cette mélodie… En physique, ça s’appelle un phénomène de résonance. En gros quand plein de trucs vibrent à en même temps à la bonne fréquence, ça devient un truc beaucoup plus fort que la somme des vibrations de chaque truc (par exemple une petite armée marche du même pas bien choisi sur un pont et paf le pont s’écroule… ). Ces chansonnettes sont des moments de bonheur absolu ou plus rien n’est grave, comme un lever de soleil sur zabrisky point, comme New York sous la neige, comme un feu de cheminée alors qu’il pleut dehors.

Il a quelques chansons comme ça qui me plongent dans la béatitude la plus profonde.

Dans mon panthéon des ultra chansons,  il y a plein de Souchon chansons  : " L'amour en fuite" donc, "Port-bail", "Lettre aux dames", "S’asseoir par terre", "Courrier..."

Dans mon panthéon des ultra chansons,  il y a beaucoup de morceaux d’Etienne Daho : "Saudade", la sublime "La baie" (faut il dire la sublime « la baie » ou bien la sublime « baie » ??), "Les jalousies", et "Ouverture" qui personnellement me rend tout chose.

Dans mon panthéon des ultra chansons  il y a deux trois morceaux absolus comme « unintended » de Muse, « Le Sud » de Nino Ferrer, « Veiller tard » de JJG, « Caravane » de Raphael qui me donne la chair de poule, et aussi  « que n’ai-je » de Keren Ann et quelques chansons pures de Benjamin Biolay aussi comme « me voilà bien », « les cerfs volants » ou « meme si tu pars … »

Comme une parfaite playlist qui rythme ma vie et le bruit des mes doigts sur le clavier au moment ou j’écris ces lignes.

Par Nanaimo - Publié dans : Musique
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