Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 13:10
Il arrive parfois que tombe sur vos épaules une responsabilité inattendue, pour laquelle vous ne vous étiez pas du tout préparé. C'est par exemple le cas au G20 quand la caissière au bout de la file d'attente dans laquelle vous vous trouvez décide de prendre sa pause et vous confie la lourde tâche d'en informer le reste du magasin. Le plus souvent on se livre à cette tâche avec un enthousiasme plutôt mesuré.

La lâcheté conduit même parfois à faire comme si de rien n'était jusqu'à ce que la caissière aboie un rappel à l'ordre à votre voisin de derrière qui depuis une dizaine de minutes se réjouissait intérieurement d'avoir fait un choix de caisse parfait tant la longueur de la file dans laquelle il s'est engagée est infiniment plus courte que les autres.

L'autre jour dans le TGV une dame a commencé à faire des bruits très bizarres, le wagon entier à envisagé une crise d'épilepsie avant de se rendre compte qu'ayant avalé un truc de travers elle était en train de s'étouffer. C'est pendant que j'étais en train d'essayer de me remémorer cette demi-journée de formation aux gestes qui sauvent, organisée il y a quelques mois au bureau, pendant laquelle on avait bien rigolé avec les collègues qu'un monsieur juste en face de moi (il devait être médecin) s'est levé pour se précipiter vers la dame et d'un geste précis lui a fait expulser ce qui était en train de devenir son dernier m&m.

A ce moment là j'ai ressenti comme une espèce d'humiliation voisine de celle que l'on éprouve quand une dame de la file d'attente d'à coté s'adresse à celui qui s'apprête à faire la queue derrière vous et lui lance un sévère "c'est fermé derrière le monsieur, pourquoi croyez vous qu'il y ait aussi peu de monde à cette caisse ?"

Cake - I will survive
Par Nanaimo - Publié dans : Nothing
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 11:43
L'autre jour je me suis retrouvé dans un avion au fauteuil 9B. Dans cet avion, la lettre B était arrivée ex aequo avec la lettre E au concours de la lettre la moins confortable.

Au début tout allait bien, l'appareil était encore vide et mon coude droit avait préempté l'accoudoir droit sans même que j'y pense. Quelques minutes plus tard une grosse dame vraisemblablement de nationalité américaine est venue s'asseoir à coté de moi (au siège 9C donc) interposant son quintal entre moi et la possibilité d'une évacuation en un temps raisonnable en cas de besoin.

Au moment précis où je me saisissais du journal de la compagnie aérienne propriétaire de l'avion qui nous envolait, j'ai réalisé que je venais de commettre une erreur irréparable. Quelques secondes plus tard alors que mon coude était en train de regagner sa juste place j'ai senti comme une présence flasque compromettant mon projet de colonisation de l'accoudoir mitoyen.

Alors que je commençais à me résoudre à l'idée inconfortable de voyager avec un coude dans le vide, la distribution des plateaux repas m'a ouvert une opportunité en or de reconquête de ce territoire dont j'avais été injustement spolié. Ni une ni deux, j'ai abaissé ma tablette pour que l'hôtesse puisse y déposer un plateau repas et au moment même où ma voisine a attaqué sa salade de céleri, mon coude droit a pris une position solide et indéboulonnable sur l'accoudoir. Je me suis alors juré de ne plus baisser la garde quitte à mourir de faim en contemplant mon plateau repas s'il le fallait.

Cette technique a été relativement efficace jusqu'à ce qu'au début de la descente l'hôtesse me demande gentiment de remonter ma tablette, activité impossible à réaliser de la seule main gauche.

Frankie Goes to Hollywood - war
Par Nanaimo - Publié dans : Voyage
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 20:36

Vincent Delerm - From a room
Par Nanaimo - Publié dans : Nothing
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 18:18
Il y a une règle d’or chez le traiteur chinois c’est que quand la somme des achats dépasse un montant que j’estime à 12 ou 13 euros on a droit à un cadeau, un petit supplément qui fidélise, rajouté en cachette dans le sac un peu à la manière de la vendeuse en parfumerie qui profite du moment d’inattention généré par la rangement de la carte bleue pour glisser dans le sac une ou deux mignonnettes de sent-bon supplémentaires.

Si on a repéré que la vendeuse a manigancé quelque chose au moment de l’encaissement,  on ouvrira son sac plastique dans un mélange d’enthousiasme et de crainte. L’enthousiasme d’avoir gagné quelque chose de gratuit mais aussi la crainte de s’être fait refilé un paquet de vielles chips de crevette éventées ou un petit flacon d’eau de cologne de mamie.

Je me suis toujours demandé d’où provenait cette habitude et pourquoi cette pratique commerciale n’était pas utilisée par d’autres commerçants.

Ainsi le dentiste pourrait profiter d’un manque de vigilence provoqué par l’angoisse de l’extraction d’une dent de sagesse pour poser discrètement une couronne gratuite sur une prémolaire dans un but de fidélisation.

Encore plus étrange, dans les concerts, un artiste inconnu pourrait se produire avant l’entrée en scène de la vedette, laquelle pourrait à la fin de son spectacle faire semblant de partir avant de revenir chanter un peu.


Mickey 3D – Ma grand mère
Par Nanaimo - Publié dans : Nothing
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