Humeur

Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /Fév /2006 20:14

L’autre jour, dans le métro mon attention a été attirée par un affiche de cinéma qui bien qu’inconnue me parut familière représentant notament un faon ami. Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que les studios Disney étaient sur le point de sortir le second opus de bambi.

C’est dans ce genre de situation que l’on réalise que le blé est le seul truc qui fait tourner le monde et en particulier celui du cinéma. Autant le dire je suis farouchement opposé aux 2  en général mais la pour bambi, je pense qu’on avait meme pas le droit de faire un truc pareil. D’abord, vingt cinq ans après, il a bien longtemps que Bambi a terminé en paté de biche de chez la Comtesse du Barry ensuite ce genre de truc n’a aucun intérêt dans la répétition. Mais puisque l'on a décidé de se lancer pourquoi pas "la bible 2" ou même "les bronzés 3" tiens. Et puis on a pas encore exploré ce filon au théatre alors va pour "le retour des précieuses ridicules" ou "Hamlet 2". Je vois aussi un certain potentiel encore inexploré dans la chanson avec "my other way" "il a reneigé sur yesterday", ou bien "Est-ce que tu reviens pour les vacances" enregsitré après le retour gagnant de David et Jonathan bientot cinquantenaires (eh oui quand même...)

Ce qui est sur c'est que le jour de la sortie du Petit Prince 2, j'irai moi même dynamiter le siège des Editions Gallimard.

Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 21:01

Un article, lu dans libé la semaine dernière, nous annonce que la France n’est pas du tout prête à combattre dans le cas où une possible mutation du virus H5N1 lui permette de sauter d’homme à homme et non plus exclusivement de poulet à homme (principalement au cours de relations sexuelles homme/poulet non protégées) comme c’est le cas actuellement.

C’est vachement effrayant mais en même temps ça remet l’Homme avec un grand H à sa place. Bien qu’ayant en quelques millions d’années apprivoisé le feu, inventé la roue, la perceuse visseuse et la bombe à neutrons, bien que capable d’inventer des machines qui le propulsent à 1000 km heures et lui permettent la même journée de prendre son petit déjeuner à la terrasse du Flore et un verre après dîner au bar du Marriott Marquis sur Times Square à New York (un endroit magique le bar du Marriott Marquis sur Time Square New York. Il y a quelques endroits comme ça dans où la ville est littéralement à vos pieds) bien qu'ayant fait tout ça donc, l’Homme avec un grand H pourrait en partie s’éteindre en quelques mois des conséquences de la présence sur sa route d’une malheureuse chiure de poulet...

Or donc pour revenir à mon sujet (en fait mon entourage m’a récemment reproché de ne plus assez m’égarer dans mes billets blog, donc je m’applique à m’égarer de nouveau pour faire plaisir à mon entourage…) la France a peur, la France n’est pas prête à affronter cette probable et menaçante pandémie mondiale (pas évident de caser 3 adjectifs dans un si petit morceau de phrase - par contre mon entourage n’a pas émis d’avis sur le fait que j’utilise trop ou trop peu d’adjectifs dans mes phrases). En un mot, la France n’a pas assez de vaccins, pas assez de masques.

Des masques ? oui des masques, il semblerait que les pouvoirs publics misent assez sur le masque pour enrayer cette épidémie mondiale.

Je suis rassuré d’apprendre que notre gouvernement semble prêt à utiliser les grands moyens , les technologies les plus sophistiqués pour nous protéger. Un bon masque contre la grippe aviaire, c’est bon comme un poncho pour se protéger du champignon atomique (comme on apprend à l’armée) ou un douanier contre le nuage de Tchernobyl, atomique lui aussi. Seulement voilà, des masques il semble, qu'il n’y en ait pas assez des masques, donc on a décidé de protéger en priorité les caissières de supermarché …

Mais pourquoi les caissières me demande-je ? Est-ce à cause de la possible contamination lors du contact caissière/poulet lorsque la caissière scanne un poulet label rouge ? La réponse se trouve plus bas dans l’article : Comme les caissières voient passer beaucoup de monde, elles voient aussi, de fait, passer beaucoup de microbes aussi… Mais enfin pourquoi les caissières ? Pourquoi juste les caissière ? Pourquoi pas les employés des postes, les médecins, ou moi qui prend beaucoup le métro et tout le monde vous le dira, c’est un vrai bouillon de culture là-bas dedans ? Sans doute une volonté de démagogie genre, nous protégeons la France du bas. En résumé dans l’arche de Noé sanitaire en construction, les caissières monteront en premier.

En même temps si elle se déclare cette épidémie là, et si tout le monde y passe et que seules les caissières survivent, ça serait rigolo un monde où il n’y aurait plus que des caissières, déjà ça serait plutôt féminin comme monde rapport que caissière c’est plutôt un métier de femme.

En même temps je pense que Monsieur René le Directeur du supermarché aura eu la présence d’esprit de garder quelques masques pour lui aussi. Mais alors il va pas chômer non plus Monsieur René dans l'ere post H5N1 aussi appelé l'ère des caissières.

Qui aurait pu croire que la survie de l’espèce humaine pèse un jour sur les épaules de Monsieur René ?

Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Samedi 28 janvier 2006 6 28 /01 /Jan /2006 09:41

De retour de l’autre bout de la planète je me retrouve confronté à un truc quotidien ordinaire, ennuyeux : pas moyen d’arriver à ouvrir la serrure de ma boite aux lettres.

Pourtant elle est replète ma tite boite aux lettre et je sens que le courrier accumulé à l’intérieur piaffe d’impatience à l’idée d’être délivré. Mais rien à faire, j’ai beau tourner la clef comme un malade la serrure reste de marbre. Qu’à cela ne tienne, le fabriquant des boites aux lettres (les établissements Mercier) a eu la bonne idée de mettre son numéro de téléphone sur une petite étiquette collée sur les boites aux lettres. je relève le numéro l'etiquette n'est pas d’hier, mais comme je suis malin, je rajoute 01 devant le numéro. Mauvaise pioche le numéro que vous demandez n’est pas attribué. Il semblerait que monsieur Mercier des boites à lettres Mercier, profite désormais d’une retraite bien méritée.

Le peu de lucidité qu’il me reste après avoir passé une petite vingtaine d’heures en avion me conduit à taper « réparation serrure » dans les pages jaunes et à les appeler un par un. Très vite, il faut se rendre à l’évidence, la réparation d’une serrure de boite à lettre n’intéresse personne. Les réponses de mes interlocuteurs, en général fort désagréables vont de « on fait pas çà monsieur » suivi d’un raccrochage sans même un au revoir à « nous on fait l’électroménager monsieur désolé », ou encore «  oui ça nous arrive, mais là on est vraiment débordé Monsieur donc rappelez plutôt à partir de lundi et on prendra rendez vous (sans doute dans un mois ou deux). – au revoir Monsieur"

Les candidats au sauvetage de ma pauvre boite aux lettre malade ne se bousculent donc pas. Problème de compétence ? Non sans doute. Quand on sait ouvrir une porte blindée Fichet Bauche trois points avec gonds multidirectionnels atomiques renforcés, on a pas peur d’une petite serrure de boite aux lettres de rien du tout.

La raison de ce manque de motivation est à mon avis toute autre : on peut facturer à peu près n’importe quelle prix à cette famille qui n’arrive pas à ouvrir sa porte blindée au retour du Cap d’Agde, avec les enfants qui pleurent et les parents qui commencent à s’engueuler. Il est plus délicat d'entuber le type qui peut pas ouvrir sa boite aux lettre : la perte de l’accès à son courrier permet de garder un minimum de discernement quant aux prix des choses et ça n’importe quel artisan vous le dira, ce n’est pas très bon pour la marge…

Alors que je commence à me résigner à attraper désormais mes factures au collet, je suis intrigué par une petite inscription dans l’annuaire qui ne paye pas de mine au milieu des dépanneurs clinquants inscrits sous vingt noms différents pour multiplier leurs chances d’attraper le couillon.  Mon prochain coup de fil ira donc à monsieur Lan-Kim-Sren serrurier de son état dont l’échoppe trône au 125 avenue de clichy. Lui me dit que oui il fait dans le dépannage de la serrure de boite aux lettres que ça coûte 60 euros et qu’il sera la dans dix minutes. Douze minutes plus tard, ma boite a lettre est équipée d’une serrure flambant neuf. En résumé monsieur Lan-Kim-Sren, a été rapide, efficace, il n’a pas cherché à m’entuber. Pendant ce temps là, chez Alliance Service Dépannage (un des dix « artisans » du quartier prétendument serruriers qui se foutent pas mal de ma serrure de boite à lettres) on envoie balader le client dont on pense qu’il se sera pas suffisamment lucratif et on s’apprête à demander des aides au gouvernement si la TVA repasse à 19.6 %.



Serrurerie Cordonnerie Lam Kim-Sreng
125 Avenue de Clichy
75017 PARIS
Tel : 01.42.26.20.90
Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 19:37
Ce mi janvier est marqué chez moi (enfin dans ma maison) par des problèmes de plomberie. Pour être très précis des problèmes de broyeur. J’ai le bonheur d’habiter la plus belle ville du monde (si euhhhh c’est la plus belle villeeuuuu du mondeuuuuu). Et comme les immeubles de la plus belle ville du monde n’ont pas toujours disposé du confort moderne (confort moderne = avoir les toilettes dans son chez-soi plutôt que sur le pallier), les canalisations sont moyennement calibrées pour permettre d’installer ledit confort moderne  n’importe où dans l’appart. Résultat : Paris compte une population tout à fait respectable de sanibroyeurs SFA branchés sur la grosse canalisation règlementaire. Le sanibroyeur SFA est une invention moderne de l’homme qui permet de hacher menu menu tout ce dont les dimensions pourraient nuire à l’écoulement dans la grosse canalisation réglementaire. Oui mais voilà, comme toute invention moderne de l’homme, il arrive que le sanibroyeur SFA ait une petite faiblesse. C’est ce qui est arrivé au mien ces derniers jours.

Je n’ai jamais vraiment eu de chance avec les tuyaux, en fait je suis un peu le Perrin du tuyau.

Il y a quelques années, la canalisation des eaux usées avait été bouchée en aval de chez moi suite à des travaux. Les conséquences de ce petit bouchon furent spectaculaires puisque la production en eaux usées des quatre étages de voisins du dessus trouva alors amusant (faute de mieux) de refouler dans ma baignoire au son de glouglous fort inquiétants.

La première étape délicate lorsqu’on a un souci de plomberie (ce qui en général se produit préférentiellement le week-end ou les jours féries) est de trouver un artisan disposé à vous sortir de la mouise. Et là c’est un peu comme s’ils faisaient la course dans les pages jaunes pour arriver chez vous en premier… Première règle, éviter ceux dont le nom commencent par un A.
J’ai une fois eu la faiblesse d’appeler au chevet d’une chaudière fort mal en point l’entreprise AAAAAAAAA (pour Atelier des Artisans Apprentis Adhérents à l’Association Amicale des Amateurs d'Andouillettes Authentiques) et je m’en suis mordu les doigts. J’ai pu assister au sabotage pur et simple de ladite chaudière avant de me retrouver face a un choix simple : mourir de froid ou signer un gros chèque.

-  Vous savez m'sieur, tous les ans des gens meurent d’intoxication au monoxyde de carbone, ca sent rien le monoxyde de carbone, un peu comme là. C’est pas joli joli un cadavre mort d’une asphyxie au monoxyde de carbone, c’est tout bleu. Maintenant c’est vous qui voyez.

Je suis persuadé que dans les écoles de plomberie on enseigne les statistiques des morts par accident de chaudière, de robinet de radiateur, de broyeur (beurk) …

Je ne connais pas d’autre métier ou l’on peut, en un minimum de temps et un demi tour de clef à molette générer une marge maximum en vendant un truc dont ils n'ont pas besoin à de pauvres innocents (ce qui quand on y pense est l’aboutissement ultime de toute démarche de marketing).

En fait je pense que ce genre de comportement vise à assouvir un désir de vengeance : "ah vous me dérangez le dimanche pour me regarder mettre les mains dans votre caca, et bien profitez en bien parce que va vous coûter un max."

On est toujours impuissant face à un plombier qui vous dit :

- Regardez m’sieur c’est la mornifle elle est toute rouillée, et la oh la hop hop, la bistufle elle est pas neuve non plus hein, vous feriez mieux de tout changer parce que finalement ça vous reviendra meilleur marché que de changer des pièces tous les ans

- Ah oui comme l’année dernière en fait…


Ce coup ci j’ai eu la présence d’esprit d’appeler le fabriquant du dit broyeur et de lui demander s’il n’aurait pas l’adresse d’un artisan pas trop voleur qui sache soigner la bête.

Curieusement les établissements SFA ne semblent avoir confiance qu’en un seul artisan dans tout Paris. De là à penser que les 1365 autres établissements parisiens qui apparaissent lorsque l’on tape « dépannage broyeur » dans les pages jaunes auraient diagnostiqué un problème combiné de mornifle et de bistufle avant de me refourguer un broyeur tout neuf (d’ailleurs même pas forcement tout neuf) il n’y a qu’un pas.

J’ai donc rendez-vous avec mon Sauveur (non je vous assure le mot n’est pas trop fort, la perte du confort moderne est un truc qui me mine…) ce matin entre 7h et 7h30. Ca tombe plutôt pas mal rapport que j’ai une réunion à 9 heures à la Défense. C’est pas que j’aime tellement ça faire sonner le réveil avant que ça soit l’heure de faire sonner le réveil, mais avec l’agenda de pétasse que j’ai en ce moment, j’ai pas trouvé mieux comme créneau.
7h05 : personne
7h10 : personne
7h15 : à y réfléchir je n’ai jamais vu un plombier arriver à l’heure
7h20 : soupir agacé
7h30 : je me décide à appeler l’entreprise en question pour les insulter : « nos bureaux sont ouverts de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17heures merci de laisser un message apres le bip – biiiiiiip »
7h50 : coup de fil du sauveur il s’essecuse mais il vient juste d’arriver à la Place de Clichy.
8h10 : arrivée du Sauveur (putain ça fait long quand même 20 minutes pour faire Place de Clichy – rue des Moines). Il sent très fort la clope (allez je m’en grille une petite avant le boulot. Une tite gitane maïs à 7h30 pour commencer la journée, y’a pas mieux…)

On voit tout de suite que c'est un professionnel, qu’il a l’habitude. Il me demande de faire silence pour écouter la respiration du boyeur avant de se décider à ouvrir les entrailles de la bête (un peu comme dans chaque épisode d’urgence quand ils découpent le thorax des patients venus pour un panari).

J’assiste un peu dégoûté au matinal démontage curetage du broyeur.

- Euh vous auriez un seau m'sieur ?

Le problème c’est que le contenu du dit seau dont je vais vous épargner la description ne peut point se vider dans les toilettes car il constitue la raison précise du mauvais fonctionnement des dits toilettes.

Il m’apprend ensuite que cette petite merveille technologique s’entretient avec un produit spécial tous les 4 mois..

Selon mes calculs, le truc a six ans et n’a jamais été entretenu

Une carte electronique, un bouton poussoir, du produit d'entretien plus tard (soit  deux cent dix huit euros quand même) voila mon broyeur prêt à repartir comme en quarante...

Je laisse un mot anonyme à la femme de ménage lui confiant lâchement une mission un peu ingrate faire disparaître les traces de cette bataille entre l’homme et le sanibroyeur SFA et regarde partir mon sauveur vers un autre broyeur avant de filer moi même vers les tours de la défense en me disant que j’aime bien mon boulot.
Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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