Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /Jan /2006 00:21

Je suis arrivé à Seoul hier matin et je confirme que je ne suis pas très bon à l exercice qui consiste a aller bosser a la descente de l avion après une nuit trop courte et aérienne. Je me disais hier en allant dîner (mais au fait était ce bien un dîner ??) que si on me mettait dans une pièce sans fenêtre et q on me demandait quelle heure il était, comme ça sans avoir de montre (je ne porte pas de montre, depuis quelque temps si j essaie de mettre une montre ça me fait comme un poussée d urticaire à l endroit de la montre, sans doute une allergie au temps qui passe...) or donc si dans ces conditions on me demandait l heure, je serais tout a fait incapable de donner une réponse qui ait du sens (en y réfléchissant c est vrai quelque soit la question...).

 

Plus tard enfin la nuit et une règle absolue : ne jamais regarder ce putain de réveil quand on a perdu le sommeil. J ai jamais bien compris pourquoi le simple fait de regarder l heure tue souvent tout espoir de retrouver le sommeil... Et ce que la lumière rouge désintègre la mélatonine ???

 

Nuit de décalage ordinaire ou je me suis réveillé dans un rêve dans lequel la réception s était fait des noeuds dans l heure de mon réveil (ici on dit wake up call) me mettant très en retard. Ai finalament été réveillé par le téléphone

Good Morning sir this is wake up call
Par Nanaimo - Publié dans : Voyage
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 08:29

Au départ, il y a souvent un taxi grognon dans le matin parisien dont la machine à carte bleue est en panne (marrant à quel point c’est pas fiable les machines à carte bleue des taxis parisiens). Dans ce taxi on file à travers Paris, on regarde les gens qui grouillent sur l’avenue de Clichy, on observe les cageots de fruits et légumes qui se mettent en place à l'étal des primeurs, on regarde les kebabs tourner sous les néons avec déjà cette impression d’être spectateur de la ville, déjà un peu d'être en dehors du temps et de l’espace.

Après c’est le periph, le cimetière de montmarte, puis l’autoroute.

J’aime bien voir défiler la ville devant les vitres du taxi, affalé au matin.

Ensuite c’est l’arrivée à l’aéroport, juste avant, à droite le concorde, trop tôt cloué au sol, à jamais, puis l’aérogare, la machine à carte bleue qui ne marche pas, la petite fiche s’il vous plait et très vite le terminal aux lignes pures, métalliques.

Après avoir accompli deux ou trois formalités, on se retrouve au salon. Le salon est cet endroit parallèle aménagé pour les gens dont c’est le travail de voyager, afin de les isoler un peu du vacarme ordinaire des voyageurs ordinaires et leur permettre de s’affaler dans des canapés confortables, de lire des journaux, de boire, de manger, de bosser, de baver sur les collègues, sans être dérangés par ce groupe de 80 voyageurs frams en partance pour un hôtel club tropical.

J’aime bien observer l’atmosphère des salons, hommes pressés, souvent bedonnants, souvent fatigués, souvent ronchons qui continuent entre deux avions cette grande partie de monopoly planétaire.

Puis viennent d’autres formalités, un fauteuil confortable, une coupe de champagne puis l’envolage. L’envolage c’est un moment effrayant mais que j’aime bien : l’arrivée en bout de la piste, le petit temps mort, le rugissement des moteurs, cette impression d’être au bout de l’élastique de catapulte qui se tend, puis le lâcher des freins, l’accélération foudroyante incarnant le moment le plus dangereux de l’exercice.

Après tout est facile

En haut tout est calme, juste un léger vrombissement étouffé et rassurant. Comme un cocon duquel on peut observer les nuages en coton sans réaliser une minute vraiment qu’on se trouve à 33.000 pieds et qu’on se déplace à environ mille kilomètres par heure.

En bas difficile d’imaginer qu’il y a des gens en train de boire du champagne à l’intérieur de ce point dans le ciel.

En haut il n’y a plus de temps, plus d’espace, ça peut être la nuit si on ferme les hublots, ça peut être le jour si on le décide, il n’y a plus de lien logique entre les informations qui proviennent de l’extérieur, de votre montre ou de votre corps.

Je me suis toujours demandé à quel moment s’évaporaient ces huit heures qui vous manquent après un vol vers l’Asie, je m’attends toujours à une petite secousse quelque chose, et puis rien, juste huit heures évaporées quelque part, que l’on retrouvera au retour, peut être juste elles vous ont attendu quelque part au milieu de la Russie.

C’est encore la question que je me pose en terminant ce billet quelques heures avant de prendre place a bord du vol Air France 264 a destination de Séoul pour un mini périple asiatique d’une dizaine de jour qui m’emmènera successivement au pays du matin calme (Corée), au pays du soleil levant (Japon), au pays des nems (Vietnam) puis de nouveau au pays du sommeil difficile à cause du décalage horaire (maison)

Par Nanaimo - Publié dans : Voyage
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 19:37
Ce mi janvier est marqué chez moi (enfin dans ma maison) par des problèmes de plomberie. Pour être très précis des problèmes de broyeur. J’ai le bonheur d’habiter la plus belle ville du monde (si euhhhh c’est la plus belle villeeuuuu du mondeuuuuu). Et comme les immeubles de la plus belle ville du monde n’ont pas toujours disposé du confort moderne (confort moderne = avoir les toilettes dans son chez-soi plutôt que sur le pallier), les canalisations sont moyennement calibrées pour permettre d’installer ledit confort moderne  n’importe où dans l’appart. Résultat : Paris compte une population tout à fait respectable de sanibroyeurs SFA branchés sur la grosse canalisation règlementaire. Le sanibroyeur SFA est une invention moderne de l’homme qui permet de hacher menu menu tout ce dont les dimensions pourraient nuire à l’écoulement dans la grosse canalisation réglementaire. Oui mais voilà, comme toute invention moderne de l’homme, il arrive que le sanibroyeur SFA ait une petite faiblesse. C’est ce qui est arrivé au mien ces derniers jours.

Je n’ai jamais vraiment eu de chance avec les tuyaux, en fait je suis un peu le Perrin du tuyau.

Il y a quelques années, la canalisation des eaux usées avait été bouchée en aval de chez moi suite à des travaux. Les conséquences de ce petit bouchon furent spectaculaires puisque la production en eaux usées des quatre étages de voisins du dessus trouva alors amusant (faute de mieux) de refouler dans ma baignoire au son de glouglous fort inquiétants.

La première étape délicate lorsqu’on a un souci de plomberie (ce qui en général se produit préférentiellement le week-end ou les jours féries) est de trouver un artisan disposé à vous sortir de la mouise. Et là c’est un peu comme s’ils faisaient la course dans les pages jaunes pour arriver chez vous en premier… Première règle, éviter ceux dont le nom commencent par un A.
J’ai une fois eu la faiblesse d’appeler au chevet d’une chaudière fort mal en point l’entreprise AAAAAAAAA (pour Atelier des Artisans Apprentis Adhérents à l’Association Amicale des Amateurs d'Andouillettes Authentiques) et je m’en suis mordu les doigts. J’ai pu assister au sabotage pur et simple de ladite chaudière avant de me retrouver face a un choix simple : mourir de froid ou signer un gros chèque.

-  Vous savez m'sieur, tous les ans des gens meurent d’intoxication au monoxyde de carbone, ca sent rien le monoxyde de carbone, un peu comme là. C’est pas joli joli un cadavre mort d’une asphyxie au monoxyde de carbone, c’est tout bleu. Maintenant c’est vous qui voyez.

Je suis persuadé que dans les écoles de plomberie on enseigne les statistiques des morts par accident de chaudière, de robinet de radiateur, de broyeur (beurk) …

Je ne connais pas d’autre métier ou l’on peut, en un minimum de temps et un demi tour de clef à molette générer une marge maximum en vendant un truc dont ils n'ont pas besoin à de pauvres innocents (ce qui quand on y pense est l’aboutissement ultime de toute démarche de marketing).

En fait je pense que ce genre de comportement vise à assouvir un désir de vengeance : "ah vous me dérangez le dimanche pour me regarder mettre les mains dans votre caca, et bien profitez en bien parce que va vous coûter un max."

On est toujours impuissant face à un plombier qui vous dit :

- Regardez m’sieur c’est la mornifle elle est toute rouillée, et la oh la hop hop, la bistufle elle est pas neuve non plus hein, vous feriez mieux de tout changer parce que finalement ça vous reviendra meilleur marché que de changer des pièces tous les ans

- Ah oui comme l’année dernière en fait…


Ce coup ci j’ai eu la présence d’esprit d’appeler le fabriquant du dit broyeur et de lui demander s’il n’aurait pas l’adresse d’un artisan pas trop voleur qui sache soigner la bête.

Curieusement les établissements SFA ne semblent avoir confiance qu’en un seul artisan dans tout Paris. De là à penser que les 1365 autres établissements parisiens qui apparaissent lorsque l’on tape « dépannage broyeur » dans les pages jaunes auraient diagnostiqué un problème combiné de mornifle et de bistufle avant de me refourguer un broyeur tout neuf (d’ailleurs même pas forcement tout neuf) il n’y a qu’un pas.

J’ai donc rendez-vous avec mon Sauveur (non je vous assure le mot n’est pas trop fort, la perte du confort moderne est un truc qui me mine…) ce matin entre 7h et 7h30. Ca tombe plutôt pas mal rapport que j’ai une réunion à 9 heures à la Défense. C’est pas que j’aime tellement ça faire sonner le réveil avant que ça soit l’heure de faire sonner le réveil, mais avec l’agenda de pétasse que j’ai en ce moment, j’ai pas trouvé mieux comme créneau.
7h05 : personne
7h10 : personne
7h15 : à y réfléchir je n’ai jamais vu un plombier arriver à l’heure
7h20 : soupir agacé
7h30 : je me décide à appeler l’entreprise en question pour les insulter : « nos bureaux sont ouverts de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17heures merci de laisser un message apres le bip – biiiiiiip »
7h50 : coup de fil du sauveur il s’essecuse mais il vient juste d’arriver à la Place de Clichy.
8h10 : arrivée du Sauveur (putain ça fait long quand même 20 minutes pour faire Place de Clichy – rue des Moines). Il sent très fort la clope (allez je m’en grille une petite avant le boulot. Une tite gitane maïs à 7h30 pour commencer la journée, y’a pas mieux…)

On voit tout de suite que c'est un professionnel, qu’il a l’habitude. Il me demande de faire silence pour écouter la respiration du boyeur avant de se décider à ouvrir les entrailles de la bête (un peu comme dans chaque épisode d’urgence quand ils découpent le thorax des patients venus pour un panari).

J’assiste un peu dégoûté au matinal démontage curetage du broyeur.

- Euh vous auriez un seau m'sieur ?

Le problème c’est que le contenu du dit seau dont je vais vous épargner la description ne peut point se vider dans les toilettes car il constitue la raison précise du mauvais fonctionnement des dits toilettes.

Il m’apprend ensuite que cette petite merveille technologique s’entretient avec un produit spécial tous les 4 mois..

Selon mes calculs, le truc a six ans et n’a jamais été entretenu

Une carte electronique, un bouton poussoir, du produit d'entretien plus tard (soit  deux cent dix huit euros quand même) voila mon broyeur prêt à repartir comme en quarante...

Je laisse un mot anonyme à la femme de ménage lui confiant lâchement une mission un peu ingrate faire disparaître les traces de cette bataille entre l’homme et le sanibroyeur SFA et regarde partir mon sauveur vers un autre broyeur avant de filer moi même vers les tours de la défense en me disant que j’aime bien mon boulot.
Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 00:00

Cette page rend compte de façon séparée des résultats de l'expérience sous forme de commentaire, afin d'eviter les interférence entre l'experience à proprement parler et ses résultats sous forme de commentaire.
Par Nanaimo - Publié dans : Nothing
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