Dimanche 9 avril 2006
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Avec le printemps, vient le temps des brocantes à tous les coins de rues et notamment aux Batignolles.
Du coup le week-end dernier il y avait brocante aux Batignolles.
La brocante aux Batignolles le dimanche après-midi est une occasion de plus de faire le tour du pâté de maison pour digérer le gigot flageolet de maman.
J’aime bien les brocantes, s’y promener a un coté reposant, on a l’impression que le temps s’est arrêté, que plus rien ne compte, qu’on s’est perdu dans le grenier de sa grand mère.
J’aime bien farfouiner les vieux 45 tours aussi (le correcteur othrographique de word a beau protester de l’absence de ce mot dans le dictionnaire, j’utiliserai ce mot qui n’existe pas si j’en ai envie).
J’aime sentir l’odeur des vieux bouquins posés à coté des baigneurs en celluloide au joues rouges et de cette collection de repose couteau qui tous attendent preneur sur une table de camping bancale.
Par contre j’aime beaucoup moins ces petites échoppes qui tentent de vous vendre des vrais faux meubles antiques qui n’ont de d’ancien que l’apparence ou ces vêtements prétendument surannés, sortis il n’y a pas un mois d’une usine en chine.
J’ai l’impression que la principale occupation du brocanteur moyen consiste à casser la croûte avec les copains sur un fauteuil louis XVI en attendant le pigeon.
Ca a un coté un peu surréaliste des fois, de voir ces gens déjeuner dans un intérieur chargé de bibelots vieillots. Pour un peu on aurait l’impression de déranger quand on demande le prix de cette statuette. D’ailleurs souvent on dérange c’est à peine si on se s’entend pas répondre : écoutez, là je suis en train de déjeuner, je vous escroquerai tout à l’heure d'accord ?
Je n’ai jamais vu un seul prix apparent dans ce genre de manifestation, et c’est précisément ce détail qui aurait tendance à me laisser penser que l’honnêteté n’est pas forcement la principale qualité nécessaire pour réussir dans ce métier…
Par Nanaimo
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Samedi 18 mars 2006
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J’ai toujours été surpris de la vitesse à laquelle l’être humain est capable de coller une étiquette de gentil ou de méchant, d’ami ou d’ennemi, de type bien ou de sale con sur le front de ses congénères en fonction des circonstances et non en fonction de la nature profonde des congénères en question.
Par exemple, vous êtes à bord d’une rame de la ligne 13. C’est le matin, la rame est bondée (forcément on est sur la ligne 13, truc à éviter absolument, être dans une rame de la ligne 13 le matin, mais parfois il n’y a pas vraiment d’alternative). Au moment où le métro arrive à la station Saint Lazare, vous avez cette vision d’horreur : une armée de voyageurs hostiles se prépare à l’assaut de votre wagon avec leur énormes sacs. Et là vraiment vous ne comprenez pas que ces gens et leurs énormes sacs ne puissent pas attendre la suivante rame et veuillent à tout prix monter la votre alors qu’il serait quand même beaucoup plus poli d’attendre la suivante. Du coup votre obsession actuelle est d’occuper le plus d’espace possible dans le wagon, afin de donner l’impression celui-ci est beaucoup plus rempli qu’il n’est vraiment, dans le but de dissuader tous ces gens de tenter une entrée.
C'est alors que vous constatez à quel point ces gens qui n’ont pas encore leur place dans votre wagon peuvent être agressifs et malpolis. Certains ont même l’insolence de vous demander de vous pousser dans le couloir dans lequel (selon eux) ils resterait de la place, alors qu’on voit quand même bien que cette rame est pleine…
De la même façon, lorsque vous revenez d’un après-midi shopping aux Galeries Lafayette, ce samedi après midi, les bras à peine chargés des tout petits sacs, vous trépignez sur le quai de la station Saint Lazare en pestant contre cette fichue ligne 13 et ce métro qui n’arrive pas. Au moment où s’ouvrent les portes sur ce wagon forcement bondé (on est sur la ligne 13), vous ne comprenez vraiment pas pourquoi tous ces cons ont l’air de vouloir occuper le plus d’espace possible (peut être pour vous faire croire que la rame est plus pleine qu’elle n’est, dans le but de vous dissuader d’y monter). Pourtant vous et vos minuscules paquets, vous ne demandez rien de plus que de pouvoir rentrer chez vous. Et puis, vous en êtes certain, il reste de la place dans le couloir dans laquelle cette bande d’empotés pourrait quand même se pousser.
Les gens n’ont décidément rien de mieux à faire que d’encombrer les rames de la ligne 13 le samedi après midi au lieu de rester tranquillement devant leur télé.
Par Nanaimo
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Publié dans : Paris
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Samedi 4 mars 2006
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00:00
Il doit y avoir un type à la RATP dont le boulot consiste à trouver des noms aux stations quand on en crée de nouvelles ou bien qu’on décide de changer le nom d’une station existante. A mon avis ce job là est une planque en or, puisque sur les vingt dernières année ce gars là a, si je compte bien, accouché de :
- La station Cluny La Sorbonne (il s’est pas foulé sur le coup car l'ancien nom de cette station était Cluny)
- Le changement de la station « Rue Montmarte » en « Grands Boulevards » (station où s'égaraient régulièrement des hordes de touristes persuadés qu'ils étaient que cette station les mènerait au pied de la butte*…)
- Tous les noms de stations de la ligne 14.
- Les stations parisiennes de la ligne d’Eole (Havre-Caumartin (facile), Magenta (non sans doute en feuilletant nonchalamment un nuancier pantone peu apres avoir terminé les mots croisés de télé star).
Force est de reconnaître qu’en plus d’être une grosse feignasse, ce type n’a aucune inspiration ni aucun humour. Je sais pas moi mais si j’avais le pouvoir de nommer les stations de métro, il y aurait au moins sur mon plan de métro à moi la station « d’après » dans le seul but de pouvoir assister au dialogue un peu surréaliste suivant :
le touriste : "Excusez moi pour aller à Notre Dame ?"
le parisien : "Facile, descendez à la station d’après" (niark niark niark)
Sans compter que je prendrais un malin plaisir à baptiser plusieurs stations du même nom, comme ça juste pour jouer...
Comme il a forcément du temps libre ce gars là c’est sans doute aussi lui qui s’occupe de temps en temps de relooker le petit lapin, celui qui risque de se faire pincer très fort. Mes recherches internet sur le sujet n’ont trouvé que deux versions de ce lapin ami, l’un en salopette orange, l’autre en t-shirt jaune, plus d’info sur ce lapin pourront être trouvés au bout du lien ci-avant.
Je pense aussi que c’est ce type qui a eu, dans un moment d’oisiveté, cette idée de génie, de faire peindre d’étranges zébrures sur les quais de Saint-Lazare (sur la ligne 13). Un panneau assez bien caché indique qu’il serait sympa de la part des passagers de ne pas stationner sur les zébrures et permettre ainsi le déchargement fluide et rapide des passager de l’intérieur du métro quoi souhaitent descendre à cette station avant de procéder au chargement tout aussi fluide et rapide des passagers de l’extérieur du métro qui souhaitent monter à cette station. L’idée est simple mais vouée à l’échec dans un pays comme la France : les gens tout contents de pouvoir deviner l’emplacement ou s’arrêteront les portières de la suivante rame forcément bondée, se massent précisément à cette endroit là . Ainsi ils sont surs d’être pile poil en face de la suivante porte et d’être les premiers à monter dans le suivant wagon garantie fragile d'obtenir sinon un place assise, à défaut une place tout court ou au moins un bout de place.
Peut être une prochaine étape, maintenant que les gens se sont habitués, pourrait être de faire déplacer ces zébrures à un endroit où ne se trouvera aucune porte jamais et obtenir ainsi l’effet initialement recherché.
Si l'experience est un succès, peut être pourrait-on aussi renommer cette station en Pavlov.
Mais au fait quel était le petit nom du chien de Pavlov ?
* Ceci n'est pas une contrepétrie
Par Nanaimo
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Publié dans : Paris
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Samedi 4 février 2006
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/2006
15:31
Dans le Zurban de cette semaine, à la page 6 se trouve un petit article sur une boutique au nom évocateur de « L’autre rive » qui s’est lancée sur le créneau un peu original mais certainement fort lucratif du cassage des codes pourtant solidement établis des pompes funèbres.
Je me suis toujours demandé d’où venait ce nom étrange pompes funèbres. Funèbre je vois biens, mais pompes je vois pas, si ce n'est que ces gens là pompent en général beaucoup d’argent à des gens dans un moment où ils sont moyennement enclins à négocier une petite ristourne à l’aide de grosses ficelles comme de feindre de sortir de la boutique en lâchant un « on va réfléchir, on reviendra peut être la semaine prochaine… ».
Ce magasin, donc, permet d’aller de son vivant faire le shopping de ce dont on aura besoin de son mort. Cette échoppe propose par exemple des cercueils fantaisie : en osier, en carton, à décorer soit même : quitte à passer la prochaine éternité dans cette boite autant en avoir choisi la déco.
J’avais entendu parler d’une folle qui avait acheté son cercueil très en avance et en avait fait un élément de décoration chez elle et se livrait pendant des journées entière à ce passe temps peu répandu qu’est la pyrogravure sur cercueil.
Je voudrais voir la tête du recruteur qui lui aurait innocemment posé la question :
- Et sinon est ce que vous avez une passion ?
-Oui la pyrogravure sur cercueil, mon propre cercueil.
Le dit magasin propose aussi tout un tas de trucs rigolos à faire avec ses cendres : les transformer en diamant (très chic le papy monté en broche, fièrement porté sur le col du tailleur de sa veuve), les disperser d’une montgolfière, dans un feu d’artifice (j’aime bien l’idée), ou bien l’orbite à jamais autour de la terre pour un montant somme toute très raisonnable.
Il est intéressant de noter que si le législateur autorise moyennement la fantaisie avec un corps non carbonisé (j’en veux pour preuve ses délicieux entrefilets qu’on trouve de temps en temps dans le journal de ce petit vieux qui finit au tribunal pour avoir conservé la corps de sa veuve bien aimée dans le congélateur familial à la cave, en attendant ce jour où la science aura progressé au point de pouvoir décongeler puis ramener à la vie sa pauvre femme), ce même législateur ne fixe quasiment pas de limite à ce que l’on peut faire avec un proche une fois qu’il a été réduit en cendre.
On est ainsi autorisé à garder les cendre de papy dans une petite boite au dessus de la télé, lesquelles cendres finiront peut être au fond du sac de l’aspirateur si d'aventure le chat, qui aime bien se promener sur la télé renverse accidentellement papy sur la moquette. En y réfléchissant je suis sur qu’on peut trouver deux ou trois autres idées forcément elles aussi lucratives comme intégrer les cendre de papy dans un terreau de luxe pour les plantes de mamie (ça doit être plein de sels minéraux forcément) et pouvoir s’enthousiasmer que papy fait pousser de jolies fleurs en ce moment...
http://www.autrerive.fr
Par Nanaimo
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