Humeur

Dimanche 12 mars 2006 7 12 /03 /Mars /2006 00:00

Au concert, je me suis toujours demandé par quel mécanisme étrange la hola, quand elle se forme, tourne toujours dans le sens inverse des aiguilles d’une montre…Je crois qu’un type dans un laboratoire s’est penché sur le sujet et a conclu quand dans 98 % des cas la hola tourne dans ce sens là sans que personne soit bien capable de comprendre pourquoi …

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi la musique qui est diffusée avant que le concert commence est le plus souvent totalement inconnue.

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi, quand le placement est libre, que la plupart des places sont prises il y a toujours un petit couple qui repère deux places vides magnifiques au deuxième rang, se précipite dessus et prend un air surpris quand ils découvre que ces places sont réservées.

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi les laissez-passer temporaires des invités d’un soir ont toujours l’air d’être découpés dans du sparadrap.

Au concert, je me suis toujours demandé quel est le profil du gars ou de la fille qui applaudit en premier et entraîne deux, trois, cinq, ou dix mille personnes avec lui. Je me suis aussi souvent demandé quel était le profil du gars ou de la fille qui applaudit en premier et qui reste seul (e) à applaudir.

Au concert, je me suis toujours demandé à quoi ressemble le type qui crie super fort (mais peut-on crier doucement en même temps ?) et qui dit à l’artiste qu’il l’aime.

Au concert, je me suis toujours demandé pourquoi ce gars ou cette fille qui est à fond dans le truc, qui connaît toutes les chansons par cœur et les entonne à tue tête avec la justesse d’une crécelle ou d’une audition ratée à la nouvelle star, est en général tout à coté de là où je suis moi. Et pourquoi de l’autre coté en général il y a ce type, qui comme ça a l’air un peu coincé, mais qui se met à pogoter sur absolument toutes les chansons et qui prend à peu près trois fois plus de place que n’importe qui d’autre. La présence systématique de ces deux créatures de concert est d'autant plus mystérieuse, qu'en y réfléchissant bien, je n’ai dans mon entourage ni crécelle, ni marsupilami.

Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /Mars /2006 00:00

Hier matin, un peu après que le réveil ait* sonné (en fait, je ne crois pas qu’il est soit correct d’employer l’expression « le réveil a sonné » lorsque le réveil vous réveille avec la radio, le problème  c’est qu’il n’existe pas de mot pour cela, vraiment je ne vois pas…).

Un peu après que mon réveil ait* sonné hier matin, j’ai pu constater un phénomène étrange. Très probablement d'ailleurs, ce phénomène étrange ne s’est pas produit à mon réveil mais un peu avant. Toujours est-il qu'au moment où je me suis éveillé, j'ai pu constater qu'il faisait déjà jour.

Cela faisait quelques temps déjà que j’avais comme cette impression diffuse mais incertaine qu’il faisait de plus en plus jour quand je quittais le bureau. Cela dit le degré d’obscurité à l’heure où l’on sort du bureau n’est jamais un indicateur infaillible et peut donner l’impression que les jours rallongent alors même que c’est simplement sa propre motivation qui faiblit. Mais là point de doute possible, dans la mesure où le réveil xxxxx (place pour ce verbe qu’on a pas encore inventé) toujours à peu près à la même heure.

C'est maintenant inconstestable : nous sommes à grand pas en train de quitter la période obscure pour la période claire.

J’adore le moment précis où l’on se rend compte de ça, où l'on acquiert cette certitude. Le phénomène a beau être continu et sinusoïde il y a toujours ce moment de rupture (dans un sens ou dans l’autre) où l’on se dit « ça y est » et franchement je préfère celui de mars à celui d’octobre.

Il y a de nombreux pays où ce petit plaisir (ou cette petite souffrance) n’existent pas. Par exemple sous les tropiques, il fait toujours plus ou moins nuit aux alentours de 18 heures (bien sûr on se console en constatant qu’il y fait toujours plus ou moins une température de 28 degrés). C’est rigolo une semaine, mais je pense qu’à la longue ça doit être très ennuyeux. A Tokyo, le soleil a un caractère très différent d’ici et il me semble me rappeler qu’en été il peut faire jour très très tôt genre 4 heures du matin ce qui en plus du décalage horaire est assez déstabilisant. En voyage, Il m’arrive parfois de me réveiller dans ce truc d’une violence inouïe, qui consiste à pendant quelques secondes, ne plus savoir ni tellement où l’on se trouve ni quelle heure du jour ou de la nuit il peut être

Je me rappelle aussi m’être rendu en Finlande au mois de janvier, être arrivé vers treize heure trente et constater, que le soleil (sans doute levé depuis à peu près une heure) finissait de se coucher (bon j’exagère un peu peut être…)

J’imagine que lorsqu’on vit dans ce genre de pays (non je n’ai pas dit pays à la con) on doit être vachement content ce matin de mars de constater ce phénomène étrange un peu après que le réveil a* xxxxxx.


* Penser à réviser les concordances des temps dans le BLED

Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /Mars /2006 20:20
J’aime bien jeter un œil aux livres d’or quand par hasard j’en croise un.

On est parfois surpris de trouver un livre d’or dans ce petit restaurant au milieu de nulle part, dans cette boutique…

Je me rappelle le livre d’or du salon du terminal 2F à Roissy où un mot des 2 Be 3 avec des ronds sur les i côtoyait l’écriture majestueuse de Catherine Deneuve. Ainsi le livre d’or est un truc profondément égalitaire puisque qu’on y trouve pèle mèle un paraphe de Président, de rock star ou bien une bafouille de la famille Moulin de Los-Les-Lille qui félicite le patron du chouette restaurant dans lequel on se trouve d’un :

"C’était vraiment très bon, l’accueil était vraiment très sympa, on a très bien mangé et même que Tonton Henry il a bien aimé le touraine hi hi hi "

En général à la ligne d’après il y a un petit mot d’une famille Anglaise du Gloucestershire qui dit en substance :

" Thank you for this WONDERFULL meal !!! the food was SO great !!! the chef SO NICE !!! Merci beaucoup !!! ” (les anglais ont cette tendance à mettre beaucoup de points d'exclamation lorsqu'ils s'expriment à l'écrit sur un livre d'or, contrairement aux américains qui eux en général les emploient aussi beaucoup quand ils parlent...)

Des fois, on se dit que c’est dommage qu’il n’y ait pas de livre d’or chez le dentiste pour y trouver un petit mot de la famille Moulin :

« C’etait vraiment très sympa, merci pour cet accueil chaleureux, et même Tonton Henry il a bien aimé la roulette ».

Bref j’aime bien les livres d’or. Du coup depuis quelques semaines j’en ai rajouté un sur mon blog (juste au dessus de cette chouette photo que j’ai pris moi-même il y  quelques année sur ce lac gelé, quelque part très au nord de Toronto…). Mais il se trouve que pour des raisons qui m’échappent, ce livre d’or est pour le moment aussi immaculé que le lac de la photo.

Peut être passe t’il inaperçu ?  ou bien c’est la page blanche qui  fait un peu peur...

J’ai donc décidé de remédier à ces deux causes probables.

D’une part j’attire l’attention sur ce lien (juste au dessus de la photo, il faut cliquer sur le ici ou bien si on préfère, ca marche aussi, j'en mets partout pour maximiser l'attraction du lecteur vers l'un de ces liens qui permet de laisser un commentaire sur le livre d'or.

Comment ça c'est un procédé malhonnète ?

D’autre part, pour que les gens aient moins peur de la page blanche, et en raison d’une légère tendance schizophrène, je vais laisser moi-même le premier commentaire sur le livre d’or de mon blog.

Une tendance au sadisme me pousse à écrire que ce blog est nul, ce qui ne manquera pas d’assouvir chez moi un penchant masochiste quand je découvrirai ce commentaire.

Etant également atteint d’une légère cyclothymie, je tiens néanmoins à préciser que ce blog est génial, même si j’imagine qu’à cause du sentiment de paranoïa qui m’habite les gens qui m'en veulent ne manqueront pas de mettre des commentaires méchants.

Si c’est le cas je me consolerai en lisant les traces dithyrambiques, laissés par mes amis célèbres (dont Madonna, Alain Souchon, Etienne Daho ou Benjamin Biolay) avec qui je dîne fréquemment pour m'entretenir de mon problème de mythomanie.


Mais soudain voilà qu'un doute perfectionniste m’étreint : ai-je écris le bon premier commentaire pour mon livre d’or ou bien aurai-je du opter pour le plus simple et toujours efficace
"C’était vraiment très bon, l’accueil était vraiment très sympa, on a très bien mangé "
Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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Dimanche 5 mars 2006 7 05 /03 /Mars /2006 00:00

Il y a quelque chose de profondément ennuyeux dans le Dimanche.

Il n’y a jamais trop grand-chose à faire ce jour là. Tapez dimanche dans le moteur de recherche de photos de yahoo (assez pratique pour illustrer un blog) et vous ne trouverez que des trucs ennuyeux : des photos de groupes de majorettes, de réunions de famille, de courses de motos.

Depuis l’enfance, le dimanche est la journée dans laquelle se concentrent tous les moments d’ennui comme la messe, les déjeuners de famille, Jacques Martin ou Michel Drucker à la télé, et puis le pull en mohair d’Anne Sinclair ou le générique de Maguy qui vous rappelait qu’il vous restait des devoirs à faire.

C’est toujours vers l'heure du goûter que revient comme cette boule à l’estomac qui va de paire avec la certitude que demain y’a école et la nécessité de faire son cartable. En fait, c’est comme si on était déjà presque un peu lundi et le lundi est un sale jour  : les statistiques sont formelles, le lundi est le jour de la semaine où il y a le plus d’accidents du travail, le plus de suicides. Les réunions les plus foireuses, les engueulades les plus vives, les visages les plus fermés dans les rames de la ligne 1 se rencontrent le lundi.

Il m’arrive donc de prendre une récup le lundi comme un antidote à ce qu’il est convenu d’appeler le syndrome du dimanche. C’est relativement efficace mais ce procédé a ses limites car il ne fait que repousser l'apparition du syndrome du dimanche au moment du goûter, le lundi. Un simple raisonnement par récurrence (j’ai fait des études scientifiques étant plus jeune…) pourrait laisser penser que l’on peut régler définitivement le problème de mal-être dominical en posant cinq RTT à la suite. Le problème c’est qu’on risque alors de tomber dans un truc plus profond encore appelé le syndrome de la rentrée des classes.

Je vais donc laisser tomber mon projet de RTT et aller faire mon cartable pour demain.

 
I don’t care if Monday’s blue
Tuesday’s grey and Wednesday too
Thursday I don’t care about you
It’s Friday and I’am in love (...)

Saturday wait
and Sunday always comes too late.

Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
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