Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /Fév /2006 17:46

Je persiste à essayer d’écrire dans le TGV du retour mais je crois que je ne suis pas physiologiquement conçu pour écrire dans les moyens de transport. Je pense que ça doit être un truc d’oreille interne. Me concentrer sur un clavier et un écran à 300 à l’heure ou plus me colle quasi instantanément la gerbe. Le voyage aller m’a fait arriver à la conclusion qu’il existait une vitesse  limite (que j’évalue à peu près à la vitesse que peut atteindre un train normal sur une voie pourrie) au delà de laquelle il m’est désagréable d’écrire. Je me limite donc aujourd’hui à l’écriture à vitesse moyenne c'est-à-dire jusqu’à ce qu’on atteigne la voie rapide …

Tout à l’heure, j’ai assisté dans ce TGV à une scène délicieuse et consternante : le train est bondé, les voyageurs pour la plupart installés. Arrive alors une personne, son billet à la main (que pour la clarté de l’exposé nous appellerons désormais "la conquérante")  qui constate que la place dont le numéro est marqué sur son billet, cette place qu’elle a payée, sur laquelle elle a des droits absolus, ce siège qu’elle  possède pour quelques heures est occupé par un autre voyageur (que pour la clarté de l’exposé nous appellerons désormais "le mal-assis"). Très vite le ton monte, il ne faudrait vite pas grand chose pour qu’on en vienne aux mains.  La conquérante s’énerve, le mal-assis bougonne et juste avant de se sauter à la gorge, on se décide à aller chercher le contrôleur. Celui-ci comprend la situation en quelques secondes (en même temps c’est son métier de comprendre ce genre de situation en quelques secondes). Il se trouve que l’employé du guichet auquel la conquérante a acheté son billet a ripé sur son clavier et lui a émis un billet en bonne et due forme dans la voiture 8 à la place 64 mais en date de la veille…

J’adore ce moment où l’agresseur s’aperçoit qu’il est dans son tord et où tout bascule...

Nombreuses sont les situations ou l’on peut se délecter de ce genre de comportement tellement animal et en même temps tellement humain :

- Dans le métro : deux personnes avec une envie folle de s'asseoir qui repèrent simultanément l'unique place disponible dans la rame bondée. Encore plus drôle au moment où le vainqueur s'aperçoit que cette place est libre parcequ'un clochard a vomi à cet endroit précis.

- Au cinéma, le spectacle d'une personne seule qui garde quatre places (difficile exercice)

- Au supermarché, la course au ralenti vers la caisse qui vient d’ouvrir et qui permet en une fraction de seconde de gagner vingt minutes de queue si l’on est plus rapide à l’atteindre que le voisin.

- Au supermaché encore, les gens qui se faufilent sous le rideau de fer au premier jour des soldes pour être le premier à mettre dans son caddie la télé 16/9 en série très très limitée.

- Au spectacle ou ailleurs, les gens qui se faufilent dans une file d’attente et qui font mine de s’étonner qu’il y ait une file d’attente lorsqu’on leur fait la remarque. C’est un grand classique au moins aussi jouissif à observer que les quinze minutes qui ont précédé la scène pendant lesquelles on a pu voir bouillonner le petit couple qui s’est fait passer devant avant que sous la pression de sa femme (mais dis lui toi !) l’homme se décide à rappeler à l’ordre le malotru.

Par Nanaimo - Publié dans : Voyage
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /Fév /2006 00:00

A l’heure ou j’écris ces mots, j’ai pris place à bord du TGV 6433 à destination de Bourg Saint Maurice. Le TGV 6433 à destination de Bourg Saint Maurice est ce qu’on appelle un train des neiges. Il se trouve que c’est aussi un train de parigots. Dès que l’on a mis un pied sur le quai D de la gare de Lyon en ce jeudi matin, on peut s’imprégner de cette atmosphère unique de la semaine des vacances scolaires des parigots au ski. Ici tout n’est que fatigue stress, tension les moon boots au pieds.

Pas facile a caser dans une valise une paire de moon boots, alors on les mets aux pieds. Dans le tgv de la neige, ça passe relativement inaperçu, on se fond dans la masse, par contre tout à l'heure à Réaumur-Sebastopol, on faisait pas trop le malin avec ses moon boots. C’est un peu comme quand on revient de la foire du trône avec cet énorme panda qu’on a gagné sur les épaules : à Porte Dorée rien de plus naturel que d’avoir un énorme panda sur les épaules, mais passé Daumesnil, le regard des gens devient étrange...

L’atmosphère électrique de ce quai de gare durera toute la semaine à tous les endroits. Au lieu de faire la queue au Franprix et de se tasser dans le métro, ils vont faire la queue au tire fesse et s’entasser dans le téléphérique.  Dans le train, ils se lèveront au même moment pour aller dans la cohue chercher le même club sandwich poulet crudité fromage frais à cinq euros (ou bien la formule à huit euros quatre vingt dix avec une boisson et un dessert quand même plus avantageuse). Ils iront en même temps louer les mêmes skis, ils dévaleront les même pentes, boiront le même vin chaud à cinq euros entourés d’anglais avinés…Ce qui est bien au ski c’est que l’on est pas obligé de trimbaler des pièces dans les poches de sa combinaison, car tout ici a un prix multiple de cinq ou dix euros.

J’aime bien la montagne, j’aime bien le bon air, j'aime bien la tartiflette et faire du feu dans la cheminée. Par contre j’aime pas bien l’atmosphère des stations de ski pendant les vacances scolaires).

Je me rappelle une fois dans le bus dans lequel mes skis et moi nous étions entassés au matin, m’être fait pourrir par un type sous le prétexte que ma paire de ski avait dans la soute du bus été faire un petit câlin à sa paire de skis.

Il m’avait lancé un très amical :

« Faites attention nom de dieu, c’est pas parce qu’on a des merdes qu’il faut pas faire attention aux skis des autres…. »

Je me rappelle aussi il y a quelques années le premier jour des vacances scolaires dans le bus qui monte à Méribel de Jeremy, 4 ans à l’époque, qui avait comme une fascination pour les blaireaux et qui a passé le voyage à nous signaler leur présence dans le paysage :

"Oh regardez il y a plein de blaireaux"

Il semblerait que ce bonhomme avait non seulement une bonne vue mais aussi un certain discernement.

Par Nanaimo - Publié dans : Voyage
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /Fév /2006 20:14

L’autre jour, dans le métro mon attention a été attirée par un affiche de cinéma qui bien qu’inconnue me parut familière représentant notament un faon ami. Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que les studios Disney étaient sur le point de sortir le second opus de bambi.

C’est dans ce genre de situation que l’on réalise que le blé est le seul truc qui fait tourner le monde et en particulier celui du cinéma. Autant le dire je suis farouchement opposé aux 2  en général mais la pour bambi, je pense qu’on avait meme pas le droit de faire un truc pareil. D’abord, vingt cinq ans après, il a bien longtemps que Bambi a terminé en paté de biche de chez la Comtesse du Barry ensuite ce genre de truc n’a aucun intérêt dans la répétition. Mais puisque l'on a décidé de se lancer pourquoi pas "la bible 2" ou même "les bronzés 3" tiens. Et puis on a pas encore exploré ce filon au théatre alors va pour "le retour des précieuses ridicules" ou "Hamlet 2". Je vois aussi un certain potentiel encore inexploré dans la chanson avec "my other way" "il a reneigé sur yesterday", ou bien "Est-ce que tu reviens pour les vacances" enregsitré après le retour gagnant de David et Jonathan bientot cinquantenaires (eh oui quand même...)

Ce qui est sur c'est que le jour de la sortie du Petit Prince 2, j'irai moi même dynamiter le siège des Editions Gallimard.

Par Nanaimo - Publié dans : Humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /Fév /2006 10:39

Un heureux passant du dixième arrondissement a remporté ce week end la coquette somme de 60 millions d’euros à l’euro millions.

Comme cet ignoble salopard a raflé la cagnotte à ma place, ce n’est pas ce week-end que je vais pouvoir m’acheter un airbus A320 (prix catalogue 54 millions de dollars soit 45 millions d’euros). Finalement 60 Millions ça aurait même été un peu juste pour en acheter deux pour le cas où le premier tombe en panne, il aurait sans doute fallu renoncer à deux ou trois options ou négocier un rabais. Rien à regretter donc car je trouve ça nul de devoir faire des compromis  matériels quand on gagné au loto.

Il est toujours intéressant d’observer l’effervescence que génère un gros gagnant dans le bureau de tabac ou a été validé le bulletin. Cet événement quand même primordial a mérité un reportage au jité de France 2. Cette semaine, il y a trois gagnants et, par chance, l’un d’eux a validé son bulletin à Paris dans un bureau de tabac proche de la gare du nord. A France 2, on a misé sur la proximité et les économies de frais de tournage :

« Robert, prends ta caméra voilà un ticket de métro, file et ramène nous un reportage à faire pâlir d’envie Jean Pierre Pernaud ».

Après l’incontournable interview du buraliste (marrant on a l’impression que c’est toujours le même buraliste un peu rougeaud à chaque gros lot), le journaliste nous explique que l’on s’est dépêché de mettre un poster qui annonce qu’ici, la vie d’un quidam s’est retrouvée à jamais bouleversée : il paraît que la présence de ce panneau dopera le chiffre d’affaire pendant quelques mois.

Pourtant quand on y réfléchit deux minutes il n’y a pas plus de chances (ou moins) de gagner (ou de perdre) dans ce bureau de tabac (ou un autre). Au loto quelle que soit la combinaison que l’on joue : sa date de naissance, celle de son chien, ou les numéros sortis la semaine dernière on a une chance sur 13 983 816 de trouver les 6 numéros parmi les 49. A l’euro million c’est une chance sur 76 275 360.

De façon surprenante, quand on monte dans un avion des 25 compagnies les plus sures, on a une chance sur 4.25 millions que cet avion s’écrase en faisant au moins un mort et une chance sur 6.3 millions d'être précisement ce mort.

Le truc effrayant c’est donc qu’on a onze fois plus de chance se tuer en montant dans le premier avion venu que de gagner la super cagnotte à l’Euro Million.

Je n’ai par contre rien trouvé sur la probabilité que l’on a de mourir écrasé par le bus 38 qui passe devant le bureau de tabac proche de la gare du nord où l’on vient de valider son bulletin pour la prochaine cagnotte.

http://www.planecrashinfo.com/cause.htm

Par Nanaimo - Publié dans : Actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Welcome


undefined
Un blog de chroniques sur tout et surtout sur rien...
Ce site est mis à jour des fois le week end mais des fois à d'autres moments aussi (ou pas).

 

Commentaires

Log

Traces

Locations of visitors to this page

compteur gratuit
visiteurs
Cliquez ici (ou bien alors sur l'icone) pour consulter ou laisser un timot sur le livre d’or
 

W3C

  • Flux RSS des articles

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés